Josée Lavigueur s’ouvre sur son année extrêmement difficile suivant le décès de son père | 7 Jours
/magazines/lasemaine

Josée Lavigueur s’ouvre sur son année extrêmement difficile suivant le décès de son père

Image principale de l'article Elle s’ouvre sur son année extrêmement difficile
Photo : Dominic Gouin

L’année qui vient de s’écouler a été particulièrement chargée pour Josée Lavigueur. En mars dernier, son père est décédé. Puis, sa fille aînée, Sarah, s’est exilée en Colombie-Britannique. Dans la même foulée, sa plus jeune, Léane, a quitté le nid. Heureusement, la fondatrice de Ma Zone Fit a su faire face à tous ces changements avec résilience.

• À lire aussi: Josée Lavigueur rend hommage à son père, décédé en mars

• À lire aussi: Josée Lavigueur commente son absence de Salut Bonjour 

Josée, votre plateforme, Ma Zone Fit, est un beau succès. Êtes-vous heureuse de constater que la formule plaît?
Oui. Ça fait déjà quatre ans que je suis entrepreneure. Je suis fière de Ma Zone Fit, une entreprise 100 % québécoise. En avril dernier, j’ai eu le bonheur d’aller présenter notre plateforme sur la scène du Palais des Congrès à Paris. Ç’a été un grand bonheur. Des Européens en sont maintenant membres. Nous avons 20 entraîneurs de haut niveau, dont une nouvelle collaboratrice, Claudia Modica. Elle est suivie par des milliers de personnes en France. La confiance du public nous donne des ailes!     

Qu’est-ce que vous n’avez pas encore fait et que vous aimeriez faire?
J’aurais aimé animer une émission comme Survivor Québec! J’ai été quand même gâtée, car j’ai animé Facteur de risques il y a environ 15 ans. J’ai eu la chance de faire des choses extraordinaires. J’ai fait 20 ans à Salut Bonjour et je me considère comme vraiment privilégiée d’y être encore invitée à l’occasion. Si j’avais un souhait, ce serait celui-ci: participer à En direct de l’univers. Il y a tellement de musique dans ma vie!

L’année a été chargée pour vous, notamment à cause du départ de votre père. Comment allez-vous?
C’est encore difficile d’en parler... Avec le départ de mon papa, il y a eu comme une cassure. Je n’avais jamais vécu un deuil comme celui-là. Je pensais qu’après un certain temps, la peine allait s’estomper... Parler de lui au passé est encore très difficile. Je pense surtout à ses dernières heures et non aux milliers de beaux moments que nous avons vécus ensemble. J’ai encore le sentiment d’avoir fait un mauvais rêve. Mon frère, ma sœur et moi, nous sommes très présents pour notre mère. Elle est extraordinaire. 


• À lire aussi: Josée Lavigueur s'est blessée en donnant un cours et admet avoir eu très peur

Étiez-vous particulièrement proche de votre papa?
Oui, nous étions très proches. Je lui dois tellement! J’ai rencontré tant de gens qui m’ont dit que mon père avait eu un impact positif sur leur vie. Il a donné aux gens le goût de bouger. Il avait une énergie incroyable! Avec ma mère, mon père était mon plus grand fan. Ce sont eux qui m’ont poussée, encouragée, appuyée dans tout ce que je faisais. Tout ça pour dire que 2022 a été une année hyper intense pour moi. J’ai aussi vécu de belles choses: la journée Ma Zone Fit au printemps dernier, mon voyage à Paris, etc. Lorsque j’étais sur scène à Paris, je me suis sentie portée. J’ai même fait de l’humour... Je me sentais inspirée.

L’une de vos filles est partie dans l’Ouest. Est-ce que ç’a été un deuil à certains égards?
Oui. Mon aînée, Sarah, qui est physiothérapeute, est partie pour la Colombie-Britannique en mars. L’année précédente, elle était partie travailler à Québec pour une grosse boîte de physiothérapie. Malheureusement, ces emplois sont sous-payés au Québec; pourtant, pour devenir physiothérapeute, il faut travailler fort et étudier jusqu’à la maîtrise. Sarah est donc partie travailler en Colombie-Britannique. L’attrait des montagnes a aussi pesé dans la balance. Son amoureux, Zack, et elle sont des fans d’escalade.

Est-ce sécurisant de savoir qu’elle n’est pas partie seule?
Oui, et je sais qu’ils sont bien. J’avais vu venir ce départ... À Québec, ils profitaient du plein air à profusion, mais je sentais les insatisfactions de Sarah face à son salaire. Toutefois, les valeurs familiales sont tellement fortes chez nous que je suis convaincue qu’ils vont revenir. Zack est aussi très proche de sa famille. Nous formons un clan tricoté serré. 

Avez-vous visité votre fille depuis son départ?
Oui, nous sommes allés la voir en juin dernier, Norman et moi. Elle n’était pas encore partie que j’avais déjà acheté des billets pour aller la rejoindre! (rires) Cela étant dit, son départ est dans l’ordre des choses. J’en discute souvent avec Norman: nous sommes tellement gâtés. Nos filles sont extraordinaires! Elles sont indépendantes, autonomes et elles ont bien d’autres qualités encore! 

Photo : Bruno Petrozza


Qu’en est-il de Léane, justement?
Léane a beaucoup voyagé, entre autres en Australie. Durant son DEC, elle a découvert qu’elle avait un grand intérêt pour les arts et un réel talent d’artiste. Elle a fait un certificat en arts visuels à l’Université de Sherbrooke et elle est entrée dans le très contingenté programme de design graphique de l’UQAM. Elle a trouvé sa voie. Elle a ouvert un studio de tatouage, Lelelines. Elle est très sollicitée. Nous sommes vraiment impressionnés. 

Est-elle toujours à la maison?
Non, elle vient de partir, elle aussi. Quand je dis que 2022 a été intense... (sourire) Les moments les plus difficiles, c’est lorsque les filles nous visitent et qu’elles repartent. En même temps, c’était l’objectif: rendre nos enfants autonomes. On aime nos enfants de tout notre cœur... pour finalement les laisser partir. Elles viennent nous voir au chalet. C’est un lieu qui nous rassemble. 

Vous vivez à nouveau en tête-à-tête avec votre amoureux. Négociez-vous bien ce passage?
Nous sommes solides et bien ensemble, Norman et moi. Ça se passe bien et nous travaillons tous les deux énormément. Nous sommes occupés. Norman, c’est mon ange gardien, mon équilibre, mon ancrage. Avec lui, il n’y a jamais de problème, ce n’est jamais grave, nous allons toujours trouver des solutions. Je suis gâtée... 

Josée Lavigueur est fondatrice de Ma Zone Fit.
Pour ses conférences, on contacte orizon.ca.
On suit Josée sur sa page Facebook.
On suit sa fille Léane sur Instagram.

À VOIR AUSSI: 41 vedettes québécoises adeptes de sport

s

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus