Kim Lévesque Lizotte se confie sur sa dynamique de travail avec son conjoint, Éric Bruneau | 7 Jours
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Kim Lévesque Lizotte se confie sur sa dynamique de travail avec son conjoint, Éric Bruneau

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Dominic Gouin

Kim Lévesque Lizotte mène plusieurs projets de front ces temps-ci, à commencer par la série Avant le crash, qu’elle a coécrite avec son conjoint, Éric Bruneau. Elle a aussi à l’horaire quelques autres projets de séries et un film. Entrevue avec la scénariste et humoriste, qui nous parle de sa fierté de faire ce métier, de sa vie de famille et de ses multiples projets.

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Kim, cette saison, on peut voir la série Avant le crash, une première collaboration à l’écriture avec ton conjoint, Éric Bruneau. Parle-moi de ce projet.

Mon chum travaillait sur cette idée à la maison depuis un moment et je me demandais ce que c’était. Quand il s’y est mis sérieusement, j’aimais le voir faire. Souvent, quand on est acteur, on attend les rôles, mais s’en créer un comme il l’a fait, c’est un bel exploit. Mon chum écrit vraiment bien et j’aimais la direction que son projet prenait. En même temps, je ne pensais pas du tout m’impliquer.

Quand as-tu décidé de le faire?

En lisant les premiers épisodes, j’ai trouvé ça vraiment bon. À un moment, Éric est parti en tournage pour une autre série et il m’a demandé de jeter un coup d’œil aux textes. De fil en aiguille, je me suis mise à travailler plus avec lui et on a constaté qu’on était vraiment bons ensemble. On amenait les textes et les personnages plus loin, ce qui est précieux. Surtout, c’était inattendu et ç’a été comme un deuxième coup de foudre entre nous. 

Dominic Gouin

Quelle est votre dynamique de travail?

On réfléchit ensemble aux personnages et aux synopsis, puis Éric commence l’écriture des épisodes. Ensuite, je pars avec ça de mon bord. Nous faisons une espèce de ping-pong de textes: moi, j’écris la nuit, alors il prend la balle au bond avec les textes quand il se lève le matin. J’aime beaucoup me lever plus tard, me faire un café, aller voir mon chum et découvrir où il est rendu. Il me donne ses impressions de ce que j’ai écrit la veille. On se fait ensuite une autre réunion de production où on réaligne les épisodes. Peu à peu, un épisode se complète, puis un autre, etc. Quand on bloque sur une idée, on tente d’en trouver une meilleure. Ainsi, on est capables de pousser nos histoires plus loin et de trouver des compromis. 

Est-ce le début d’une longue collaboration entre Éric et toi?

Peut-être! Mais c’est tellement prenant, l’écriture d’une saison de télévision, que même si j’aimerais écrire mille projets avec lui, nous allons manquer de temps. En plus, mon chum a plusieurs projets en tant que comédien. Et avec Avant le crash, nous en avons peut-être pour quelques saisons, ça ne laisse pas de temps pour d’autres projets. 

Dominic Gouin

Justement, as-tu d’autres projets à l’agenda?

Oui, disons que je ne chôme pas. En trois ans, j’ai écrit Virage, Les bombes et Avant le crash. Les bombes est présentement en tournage. 

Est-ce difficile de conjuguer la vie de famille et la vie professionnelle?

Ce qui a été difficile pour nous, ç’a été durant la pandémie, quand on n’avait pas le droit d’avoir une gardienne ou une grand-maman à la maison pour nous aider. Avec la pandémie, il n’y avait plus de tournages. Les auteurs ont donc été beaucoup sollicités pour quand ça allait repartir. C’était une occasion qui ne passe pas souvent dans une vie; j’ai donc donné un grand coup. J’ai été capable de jongler avec tout ça et de passer d’une série à l’autre, mais je ne le referais pas. 

Donc, tu feras désormais les choses de façon différente?

Oui, je ne veux plus vivre une telle course folle. À l’avenir, j’ai envie de me consacrer à un seul projet à la fois afin d’avoir un bel équilibre dans ma vie. En ce moment, je travaille aussi sur mon projet de long métrage. Ce sera un film sur le fait d’être une femme et une mère, et sur la solidarité féminine. 

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Quand tu étais petite, te voyais-tu scénariste?

J’écris depuis que je suis toute petite et c’est quelque chose qui a beaucoup évolué durant mon enfance. J’ai commencé à écrire mes journaux intimes, puis ça s’est transformé en poèmes. J’ai même écrit un roman en quatrième année; il avait pour titre Meurtre 101. Je m’étais inspirée d’Agatha Christie. Comme j’étais assez extravertie, on me dirigeait souvent en théâtre et en improvisation. Or l’amour de l’écriture a toujours été en moi. Mais dans mon esprit, le métier de scénariste était inatteignable pour la fille de campagne que j’étais. 

Es-tu surprise d’avoir réussi à faire ce métier?

Oui, d’autant plus que j’ai accompli plus de choses que je ne pensais le faire. Je pensais être une petite stand-up qui ferait des spectacles dans les bars, une artiste un peu nichée. Mais un jour, j’ai décidé que j’allais faire ce métier et j’ai travaillé fort pour y arriver. J’ai rencontré des gens sur mon chemin qui m’ont fait confiance et qui m’ont poussée à aller plus loin. Ils m’ont aidée à réaliser que j’avais une plume. Sans eux, je serais peut-être encore en spectacle au Saint-Ciboire. 

Et où en est l’humoriste en toi?

Ça me tente encore et j’aimerais un jour faire un spectacle en résidence à Montréal. Je trouve que le modèle de l’humoriste a beaucoup changé depuis quelques années. Avant, il fallait tout accepter, bûcher toute l’année et presque vendre son âme au diable pour avoir une audition pour un gala. Aujourd’hui, les jeunes humoristes font leurs propres affaires, il y en a qui se produisent eux-mêmes. Si je remonte sur scène en humour, ce sera pour le faire à ma façon et pour sortir de mon bureau et de mon écriture. Ça fait du bien d’aller faire rire les gens. 

Comment va votre petite Marguerite?

Elle va bien. Elle a déjà quatre ans; c’est fou comme ça va vite! J’adore être sa mère, même si être maman c’est plus exigeant et inquiétant que je le pensais. Mais être une maman, c’est aussi fantastique. C’est tellement d’amour et d’émerveillement, et je ne pensais pas rire autant avec ma fille. Elle est une boule de joie qui m’amène à aimer encore plus la vie. La vie devient encore plus importante quand tu as un enfant, que tu le vois s’émerveiller et être heureux. Dans ma vie d’avant, je pouvais avoir des passes d’ombre. Mais ce n’est plus le cas. 

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Quel genre de père est Éric?

C’est un papa très aimant. Il est formidable et il est fasciné quand Marguerite raconte des histoires ou qu’elle fait de nouvelles choses. Pour Éric, c’est très important que notre fille soit autonome et qu’elle fasse ses choses, alors que moi je suis un peu plus maman poule. Il me permet de doser un peu. 

Dominic Gouin

Aimerais-tu que ta fille fasse le même métier que ses parents un jour?

Si elle souhaite devenir scénariste, ce ne sera pas un problème. Ce qui m’inquiéterait, ce serait plutôt son rapport à la célébrité. Notre fille grandit dans ce métier, elle voit les plateaux... J’espère qu’elle aura un rapport plus terre à terre face à tout ça, puisqu’elle voit l’envers du décor. Notre devoir sera de l’aider à suivre sa passion et non pas d’aller vers la lumière juste pour la lumière. Si jouer la comédie est sa vraie passion et qu’elle le fait pour les bonnes raisons, je vais être heureuse. Mais si elle souhaite devenir astronome, je vais aussi l’encourager là-dedans. 

Souhaitez-vous avoir un deuxième enfant?

Non, parce que je suis fatiguée et que je vais avoir 40 ans bientôt. À 37 ans, j’ai eu un choc en voyant que la quarantaine arrivait. J’ai toujours eu un problème avec les âges «en sept»: je vis un petit choc trois ans avant de changer de décennie. Donc j’ai vécu ma crise de la quarantaine à 37 ans et en plein cœur de la pandémie. Heureusement, je n’ai pas eu le temps de trop y penser. Après tout, j’ai un super chum, une super petite fille et des projets extraordinaires. À mon âge, j’ai aussi moins de choses à prouver et je suis beaucoup moins dans le regard des autres. Tout ça, c’est réellement précieux. 

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Avant le crash, lundi 21 h à Radio-Canada. Les bombes sera présentée cet hiver à Séries Plus.

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