Guy Jodoin évoque l’inquiétant destin qui attend son personnage dans Alertes | 7 Jours
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Guy Jodoin évoque l’inquiétant destin qui attend son personnage dans Alertes

Guy Jodoin donne tendrement la réplique à une de ses idoles de jeunesse, Marcel Sabourin, dans le film Niagara, de Guillaume Lambert. On y découvre à l’écran un Guy Jodoin serein et aimant, à l’image du fils qu’il est pour ses propres parents.

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Guy, qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter le rôle de Victor-Hugo dans Niagara?

La première chose qui m’a touché dans le scénario, c’est que le père du personnage se prénomme Léopold, comme le mien. Nous étions aussi trois garçons dans ma famille, à l’image du film. J’ai immédiatement eu l’impression qu’il y avait quelque chose de moi dans cette production et que j’étais le joueur qui manquait pour la compléter. 

Victor-Hugo est un personnage posé comme on vous en offre rarement. Comment expliquez-vous ça?

Je ne le sais pas trop, peut-être parce que j’aime la folie et que je la recherche dans ma vie professionnelle. J’adore travailler des personnages qui vivent des situations extrêmes, tant dans le drame que dans la comédie, comme dans Alertes et Escouade 99. Afin que je sois plus posé dans Niagara, Guillaume Lambert m’a super bien dirigé avec des mots clairs et des indications épurées. Je suis content que Victor-Hugo soit un personnage auquel le public peut s’accrocher.

Vous êtes un fin travailleur; comment avez-vous préparé votre jeu?

C’est vrai que je suis un peu zélé dans ma préparation. Par exemple, comme mon personnage coupe les cheveux de son père dans le film, j’ai suivi un cours de coiffure. C’était une leçon de quelques heures, pas de trois semaines, mais elle m’a assuré de poser les bons gestes. Je voulais que si un coiffeur regardait le film il ne se dise pas que je fais n’importe quoi. Puisque mon personnage est vigneron, j’ai aussi passé du temps au vignoble Les Petits Cailloux, en Montérégie, pour être plus confiant quand j’allais me trouver devant des pieds de vigne. J’y ai conduit le tracteur et posé une foule de questions. 

Photo : Bruno Petrozza / TVA Pu

C’est Marcel Sabourin qui interprète votre père dans Niagara. Comment était-ce de tourner avec lui?

C’était magique! Marcel Sabourin est une de mes idoles de jeunesse, il m’a profondément marqué dans La Ribouldingue. C’était donc un plaisir fou de partager l’écran avec lui. Marcel brille à l’écran comme dans la vie. C’est un fabuleux conteur qui a une histoire à raconter sur n’importe quel sujet. Il est intéressant, allumé et moqueur! Il est également un comédien extrêmement vigilant. Nous répétions nos lignes sans arrêt afin qu’elles coulent parfaitement quand venait le temps de tourner. Je suis content, parce que nous sommes allés loin dans notre rencontre sur le plateau. C’était important d’atteindre une certaine connexion, car nos personnages ont vécu ensemble longtemps dans l’intrigue.

Est-ce que la relation qu’a votre personnage avec son père dans Niagara ressemble à celle que vous avez avec votre propre père dans la vie?

Pas physiquement, parce que mes parents habitent à Sherbrooke, mais j’ai quand même envie de répondre oui, parce que je l’appelle souvent et que nous jasons de tout. Mon père m’a consolé à plus d’une reprise, durant mon divorce entre autres, et il connaît mes liens amoureux, mes finances. Je m’ouvre beaucoup aux gens que j’aime.

Constatez-vous que votre relation avec votre père est différente de celle que vos amis de votre âge ont avec les leurs?

Oui, sûrement. La première fois que j’ai pris mon père dans mes bras, c’était à la sortie de l’école de théâtre. Nous étions tous très tactiles, c’était donc naturel pour moi. Lui, de son côté, est resté droit comme une barre. Avec le temps, il a compris que je cherchais une amitié et une chaleur humaine de sa part et il se laisse faire de bon cœur. Je lui dis que je l’aime, comme je le fais avec ma mère. J’aime les gâter. 

Comment prenez-vous soin de vos parents?

Mes parents sont des gens très accueillants, il y a toujours du monde chez eux. Moi, contrairement à ce que mon image publique dégage, j’aime passer du temps plus intime avec ceux que j’aime. J’amène donc mes parents au restaurant, où nous prenons le temps de jaser. Parfois, je les invite aussi en vacances avec mes enfants. J’aime passer des moments de qualité avec eux.

L’an dernier, vous avez fait allusion, dans un discours touchant, à la maladie de votre père sur la scène du Gala Artis. Comment se porte-t-il aujourd’hui?

Il va bien, c’est un petit miracle! Il avait fait une hémorragie cérébrale et, pendant un moment, je l’avais complètement perdu. Il n’était plus là du tout. Il est passé à travers tous ses traitements, à l’hôpital puis en centre, et est revenu à 98,7 % de ses capacités. Il a retrouvé toute sa vivacité d’esprit et a perdu à peine 1 % de ses capacités physiques.

Bruno Petrozza

Quelle belle nouvelle!

Certainement! Ma mère avait dit qu’elle l’accueillerait comme il serait à son retour à la maison, peu importe son état. Comme les petits oiseaux, ce sont deux inséparables ces deux-là. Ils ont célébré leur 64e anniversaire de mariage le 23 août.

Comment avez-vous souligné l’événement?

Je leur ai offert un bouquet de 64 roses, chacune représentant les fois où ils se sont choisis de nouveau. Je suis un témoin de leur amour et je veux qu’ils sachent que je le vois. 

Enfin, vous tournez la 11e saison du Tricheur. Comment votre plaisir à la barre de cette émission a-t-il évolué?

Il a évolué avec les gens qui travaillent avec moi, parce qu’un plaisir d’animateur, tu ne peux pas vivre ça tout seul. Avant de pouvoir m’amuser avec les artistes, il faut qu’un immense travail ait été fait dans l’équipe. Ce qui est fabuleux, c’est que ni moi ni personne n’est blasé dans la gang. Tout le monde pousse hyper fort pour développer de nouvelles idées. La recette du succès de ce jeu-questionnaire est donc non seulement le travail, mais aussi la surprise qu’on fait vivre aux téléspectateurs. Ils ne savent jamais où on va aller quand ils s’assoient devant l’émission.

La vie est pas mal moins drôle pour votre personnage de Marc-André dans Alertes. Que peut-on envisager pour lui cette saison?

C’est vraiment la descente aux enfers pour Marc-André. Il a tué quelqu’un d’important et ce genre d’assassinat vient avec des représailles. Il n’aura pas la paix, il sera menacé...    

Photo : Dominique Perron / pix

 

Le film Niagara est déjà en salle. Alertes, lundi 21 h, à TVA. Le tricheur, du lundi au vendredi 18 h 30, à TVA.

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