Anick Lemay entame son deuil de L’Échappée | 7 Jours
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Anick Lemay entame son deuil de L’Échappée

Anick Lemay défend le personnage de Noémie Francoeur depuis maintenant sept ans au petit écran. En cette ultime saison de L’Échappée, qu’est-ce qui attend son héroïne télévisuelle?

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«Elle était partie au Costa Rica rejoindre son amoureux, mais elle va devoir revenir à Sainte-Alice pour des raisons familiales. Clément (Rémy Girard) va se mettre un peu dans le trouble.» Ce qu’elle retient de son personnage de Noémie est le cheminement qu’elle a fait au fil des saisons: «Noémie était le pilier de la famille Francoeur. Or, entre le moment où je suis tombée malade et celui où je suis revenue à l’émission, Noémie est devenue 2.0. Elle revenait du Costa Rica et s’était fait agresser là-bas. Elle a alors décidé de penser à elle avant de penser aux autres. Je trouve que c’est une belle évolution en tant qu’être humain. Qu’elle fasse maintenant partie de sa propre équipe et qu’elle arrête de prendre les problèmes de tous sur ses épaules. Noémie est devenue plus indépendante et affirmée.» 

Photo : Patrick Seguin / TVA Pu

DES RENCONTRES HUMAINES

Au-delà des personnages qu’on voit à l’écran, il y a toute l’équipe qui se cache derrière la série. «On a été cinq ans avec la même équipe, tant les acteurs que les techniciens. Nos liens étaient très forts. Comme on travaille sur cette série 10 mois par année, on a vraiment le sentiment d’être une famille. D’autant plus que les intrigues de L’Échappée sont rarement joyeuses. L’équipe technique a dû trouver ça lourd de nous voir pleurer aussi souvent! Elle nous aidait à dédramatiser les situations entre les prises.» 

Les jeunes avec qui elle a tourné l’ont aussi marquée. Elle pense, entre autres, à Émilie Bierre, qui était présente dans les premières années, ainsi qu’à Victoria Bouchard et Mathieu Drouin, les interprètes de Charlie et Jules. «J’ai tripé ma vie de tourner avec eux. J’ai découvert des enfants formidables et j’ai eu un immense coup de cœur pour eux. Ils sont très naturels comme acteurs et nous ramènent à la base du jeu: cette espèce d’abandon que je trouve magnifique.» 

UN DEUIL DÉJÀ ENTAMÉ

Si elle tourne ses dernières scènes de L’Échappée, Anick a déjà commencé son deuil, ayant pris elle-même la décision de se retirer peu à peu de l’émission: «Depuis l’an dernier, je suis moins présente, à ma demande. Sept ans, ça peut être long. J’aime quand ça bouge, quand ça change. Je stagnais un peu avec L’Échappée, dans le sens où j’étais identifiée à Noémie et je ne travaillais plus ailleurs. J’ai donc demandé à l’équipe de me laisser partir vers d’autres cieux, je voulais tourner autre chose.» Elle affirme que si on lui proposait un rôle aussi prenant, elle y réfléchirait avant d’accepter: «J’ai envie de butiner dans différents champs. Je n’ai pas le goût d’être attachée à un seul projet. Je veux découvrir plein de personnages, d’histoires.» 

Elle est tout de même comblée d’avoir porté ce rôle autant d’années à l’écran: «On a vieilli ensemble, Noémie et moi. C’est super pour moi, en tant qu’actrice, qu’elle ne soit pas restée statique. Or ce que je retiens le plus du tournage, c’est la rencontre avec d’autres comédiens. Je me pince chaque jour d’avoir la chance de partager des scènes avec Rémy Girard. Il y a beaucoup d’improvisation et de silences avec lui.» 

Elle garde aussi en mémoire tout ce que la production a fait pour elle lorsqu’elle a reçu son diagnostic de cancer du sein: «Les auteurs ont été formidables, car la nouvelle est arrivée comme un cheveu sur la soupe. L’équipe a dû refaire tous les épisodes. Michelle Allen m’avait dit: “Va te soigner, on se revoit l’an prochain.” Je savais alors que je reviendrais dans cette famille. Ça fait du bien au cœur.» 

Photo : Eric Myre / TVA Publica

UNE VARIÉTÉ DE RÔLES

Si la comédienne souhaitait toucher à une diversité de personnages, c’est maintenant chose faite. En 2023, on pourra la voir dans la nouvelle série de Télé-Québec L’air d’aller, qui raconte l’histoire de quatre jeunes amis atteints de la fibrose kystique et qui apprennent que l’une des leurs a peu de temps devant elle: «J’incarne la mère de l’un de ces jeunes. Mon personnage est égocentrique et narcissique, ce qui est très loin de moi. Je regarde cette mère comme une espèce de bibitte. J’adore quand mes personnages entrent en contradiction avec ma personnalité. Je les défends bec et ongles, ces gens. Ce sera une superbe série. Et l’acteur qui joue mon fils est à se jeter par terre! C’est le fun, c’est plein de nouvelles personnes qui débarquent dans ma vie.» 

On pourra également revoir Anick dans la série Lou et Sophie, dans laquelle elle incarne Nicole, une femme «un peu étrange», selon elle. Quant à la série Aller simple, la suite serait prévue au printemps 2023. 

25 ANS DE CARRIÈRE ET ÇA CONTINUE

L’an dernier, la comédienne célébrait ses 25 ans depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec. Choisit-elle mieux ses projets après toutes ces années? «C’est une grande question. Je pense que ça dépend où tu en es dans ta vie. Je suis présentement au chalet et je m’amuse à peindre. Je ne m’ennuie pas, je suis bien! Choisir mieux ses projets, oui, mais encore faut-il qu’on m’en propose. Quand on est rendu dans la cinquantaine, les rôles ne pleuvent pas. Heureusement, mon cheminement personnel fait que ça me va. Je suis au chalet plus souvent.» Dans son cas, son grand questionnement de vie n’est pas venu avec la cinquantaine: «Je l’ai eu à 47 ans, quand tout a explosé pour moi. Je prends la vie comme elle arrive.» 

Elle profite d’ailleurs de ces moments de pause pour travailler sur des projets d’écriture. «J’écris beaucoup et je pense que ça va porter fruit. Je suis en attente d’une réponse pour un projet. C’est excitant!» Elle se découvre un nouvel univers comme auteure: «J’aime bien être dans mon cocon, écrire, imaginer des affaires et mettre ça sur papier. J’ai toujours écrit, mais ça se concrétise de plus en plus. Je n’ai toutefois pas la rigueur d’écrire une quotidienne, par exemple. Je suis la plus grande procrastinatrice du monde. Je clenche à la dernière minute, car j’ai cette énergie-là. Je peux autant écrire de 16 h à minuit qu’en pleine nuit si je fais de l’insomnie.» 

Photo : Karine Lévesque / TVA Publications

UN ÉTÉ VALORISANT

Durant la saison estivale, Anick a accueilli deux Ukrainiennes afin de les adapter au mode de vie du Québec: «De la mi-juin à la mi-juillet, je les ai aidées à trouver un emploi, à s’intégrer. Ç’a été de super belles rencontres. Je sentais que je faisais une différence pour elles. Je me suis sentie valorisée d’aider des gens à fuir la guerre.» Sa fille, Simone, est également venue passer des moments avec sa mère: «Elle a passé un été au camp de vacances. Elle a commencé à travailler et venait au chalet lorsqu’elle le pouvait. C’est un été de 15 ans parfait pour elle.» 

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Lisez notre entrevue avec Anick Lemay dans la plus récente édition du magazine Échos Vedettes actuellement en kiosque, ou en ligne sur jemagazine.ca

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