Après 10 ans d’absence à l’écran, Luis Oliva marque son retour | 7 Jours
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Après 10 ans d’absence à l’écran, Luis Oliva marque son retour

En plus de jouer dans Le temps des framboises, Pour toi Flora, Les moments parfaits, Avant le crash et Fragments, Luis Oliva animera Secrets de villages, à Historia. Avec grand bonheur, le comédien et animateur effectue un retour à l’écran et nous explique que d’autres passions l’ont occupé au fil des dernières années.

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Luis, le public québécois a fait votre connaissance comme comédien dans TAG en 2000. Vous avez enchaîné plusieurs rôles puis, à un moment donné, vous avez complètement disparu du radar télévisuel! Où étiez-vous?

Pas très loin de la caméra! (rires) En 2011, j’ai animé la série documentaire Amérikologie. C’est en allant à la rencontre de gens fascinants aux quatre coins de l’Amérique latine que j’ai ressenti le désir de passer de l’autre côté de la caméra. En 2013, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis inscrit au programme de réalisation documentaire à l’INIS. Pour me mettre en danger, j’ai quitté mon agent de l’époque pour me consacrer à ma nouvelle passion. 

Pourquoi donc?

Parce que je me connais! Si j’avais eu la possibilité de passer des auditions, de décrocher des rôles ici et là, je ne me serais pas investi à 100 % dans mon nouveau métier. Pendant quatre ans, j’ai donc réalisé des séries documentaires et j’ai tripé ma vie! De fil en aiguille, on a fait appel à moi en tant que réalisateur pour des castings sur des productions américaines tournées à Montréal. C’est en dirigeant des acteurs que j’ai eu envie de revenir au jeu. J’ai donc déniché un agent, puis recommencé à décrocher des rôles. 

Depuis, les tournages dans différentes séries se multiplient. Comment expliquez-vous ce succès?

Les Québécois veulent voir de la diversité à l’écran, et les maisons de production en sont conscientes. Il m’arrive souvent d’être convoqué en audition pour un personnage qui n’a aucun lien avec mes traits latins. Dans Fragments, j’incarnerai un psychiatre. Dans Avant le crash, je suis journaliste économique. Ces rôles auraient pu être confiés à des Québécois pure laine puisque l’intrigue ne tourne pas autour de leurs origines. En plus, après 23 ans dans le métier, il m’arrive quelque chose d’assez extraordinaire: on m’offre des rôles sans audition. C’est ce qui s’est produit avec ces deux séries. 

Comment le recevez-vous?

C’est un cadeau, une belle marque de confiance qui me touche énormément. Mais ça vient avec un stress parce que le réalisateur ne m’a pas vu en audition et j’espère être à la hauteur de ses attentes. 

La variété de vos rôles est aussi étonnante!

C’est vrai! Dans Les moments parfaits, je suis un actuaire et collègue du personnage campé par Bianca Gervais. Dans Pour toi Flora, je me glisse dans la peau d’un travailleur social qui éduque les policiers qui réservent un traitement trop dur aux itinérants autochtones. Lorsque j’ai lu le scénario, j’ai braillé. Cette histoire est dure, mais nécessaire pour comprendre l’histoire des Premières Nations. 

Cela dit, vous pouvez parfois mettre votre espagnol à contribution pour un personnage.

C’est vrai. Dans Le temps des framboises, l’agent d’immigration que j’incarne parle espagnol. Dans le film Rive-Sud, qui sortira en 2023, je parle juste en espagnol, car je joue un travailleur étranger guatémaltèque qui trouve un emploi dans une usine de transformation alimentaire. 

Parmi les rôles que vous jouez récemment, lequel vous ressemble le plus?

Bonne question... Depuis quelques années, je donne des ateliers de jeu à la caméra et c’est en expliquant ma vision du métier que j’ai réalisé que, plus jeune, j’incarnais des personnages pour devenir quelqu’un d’autre. Avec le temps, j’ai compris qu’il y a des petits bouts de moi dans tous, c’est-à-dire que, selon le rôle, je fais ressortir certains traits de ma personnalité. Par exemple, dans Rive-Sud, j’ai pris mes travers — parce que oui, comme nous tous, je peux parfois être en colère, de mauvaise foi —, et j’ai mis cette énergie négative à la puissance 1000 dans l’antipathique Juan! À l’opposé, j’ai transposé toute mon empathie et ma sensibilité dans le psychiatre Pizzaro dans Fragments

Parallèlement au jeu, vous animerez Secrets de villages, qu’on verra en octobre.

Je suis un fan fini d’histoire, de légendes, de secrets gouvernementaux et de documentaires sur des figures historiques. Lorsque j’ai rencontré le producteur de cette émission, je lui ai dit d’emblée: «C’est moi que ça vous prend!» Ce n’était pas par excès de confiance, mais par un trop-plein de passion: je savais que je triperais! 

Et vous avez obtenu le mandat! Quel est le concept de cette série documentaire?

Je visite une région québécoise par épisode: l’Abitibi, la Mauricie ou encore le Bas-Saint-Laurent. Je me penche sur trois secrets de village: des rumeurs, des légendes, des trucs inusités. Je discute avec des gens du coin, des historiens, des raconteurs. Par exemple, une bombe atomique aurait semble-t-il explosé devant Kamouraska dans les années 1950. Si c’est vrai, comment se fait-il qu’on n’en ait pas entendu parler? C’était un secret gouvernemental? Les sujets sont tous fascinants!

Photo : Patrick Seguin / TVA P

En plus, cela vous a permis de vous promener à travers le Québec.

Oui, et c’est en visitant notre belle province qu’on se rend compte que c’est superbe, chez nous! Ça ne m’empêche pas d’avoir le goût de voyager à l’étranger. Ma mère s’est rendue au Guatemala, et mon père prévoit y aller cet automne. Pouvez-vous croire que, moi, je n’ai jamais remis les pieds dans mon pays natal depuis notre arrivée ici, quand j’avais huit ans? Je voudrais y retourner, mais pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable en tournant un documentaire? Je cogite là-dessus. 

En terminant, vous avez sorti l’album Monde en 2010. Faites-vous toujours de la musique?

Bien sûr! Que ce soit pour partager mes chansons ou simplement pour moi, je joue encore de la musique et j’en jouerai toujours! Un jour, je ferai le tri des dizaines de tounes que j’ai écrites depuis 2010 pour sortir un autre album. Mais présentement, c’est le jeu qui m’anime. Je prépare aussi un documentaire que je vais réaliser. 

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