Pour être plus présente pour ses enfants, Cindy Daniel a un autre emploi | 7 Jours
/magazines/lasemaine

Pour être plus présente pour ses enfants, Cindy Daniel a un autre emploi

Cindy Daniel éduque un garçon et une fille qui ont 11 ans d’écart, et elle a choisi de les élever seule. Même si sa vie de mère recèle d’importants défis, l’interprète de l’album Ma mère chantait toujours ne voudrait rien y changer, car c’est dans l’amour maternel qu’elle puise un sentiment à nul autre pareil.

Cindy, vous nous présentez un nouvel album intitulé Ma mère chantait toujours, qui s’adresse à toute la famille. Que contient-il?
C’est un album dont les textes parlent d’amour au sens large du terme. Ce sont des chansons que ma mère me chantait lorsque j’étais jeune et que j’ai chantées à mon tour à mes enfants. Durant la pandémie de covid-19, nous avons passé deux années intensives en famille. C’est dans ce contexte que j’ai eu l’idée de faire cet album.

Vous êtes la mère de deux enfants. Quel âge ont-ils?

Mon fils, Mathis, a 15 ans, et ma fille, Abigaël, a 4 ans. Ils ont 11 ans d’écart. Après avoir eu mon fils, je me plaisais à dire que ma famille était complète. Ma fille a été une surprise, mais elle a tellement été la bienvenue! Avant même de passer l’échographie, je savais que c’était une fille. Depuis l’âge de 13 ans, je savais que si j’avais une fille un jour, elle s’appellerait Abigaël. La vie a bien fait les choses, car elle est arrivée. 

Est-ce un défi d’élever des enfants qui ont 11 ans d’écart? Dans la plupart des familles, les âges des enfants sont plus rapprochés.
Il a fallu que j’achète de nouveaux articles pour bébé, car je ne pensais pas avoir un deuxième enfant. Pour le reste, il n’y a que des avantages. Je n’ai pas eu à gérer des chicanes pour le partage des jouets, par exemple. Il n’y a pas eu de conflits entre eux, et il n’y en a toujours pas. Mon fils peut même m’aider si c’est nécessaire. Ça, c’est une richesse. 

Étiez-vous prête à renouer avec la maternité?
Oui, car j’aime être une mère. J’ai eu Mathis à 21 ans et Abigaël à presque 32 ans. J’avais l’âge idéal pour recommencer. Je peux me consacrer complètement à l’éducation de ma fille, car mon fils est plus indépendant. Il est maintenant au secondaire, et il a aussi un travail. Je ne pénalise personne. Quand il était petit, Mathis et moi avons passé tellement de temps ensemble! Il me suivait en tournée. 

Photo : Karine Lévesque / TVA

     

Cet écart vous a-t-il permis de profiter de chacun d’eux?
Oui, complètement. Je suis contente, car je n’aurais pas pu demander meilleure situation que la mienne. C’est une situation plutôt inhabituelle, mais elle était parfaite pour moi. 

Avez-vous été surprise par la profondeur de l’amour que vous ressentez pour vos enfants?
J’ai compris ce qu’est l’amour lorsque j’ai eu mes enfants. C’est un amour inconditionnel et incomparable. Avec eux, la vie est devenue plus belle. Peu importe ce qui se passait dans ma vie, ce n’était pas important. J’avais l’essentiel, c’est-à-dire l’amour de mes enfants. Nous sommes toujours leur héros, du moins durant les premières années, et ce rôle qu’ils me donnaient me permettait de décrocher de ce qui n’allait pas dans ma vie. C’est un amour merveilleux! 

Votre rôle de mère est par conséquent profondément satisfaisant...
Oui. J’ai appris à l’apprécier encore plus pendant la pandémie. En tant que mère, j’ai progressé dans la compréhension de mes enfants. J’ai vu à quel point ce sont des êtres à part entière et des adultes en devenir. J’ai également compris certaines choses du point de vue de la dynamique familiale. Je suis émerveillée de découvrir mes enfants. Il y a eu des hauts et des bas, mais finalement, ç’a été très positif. 

Êtes-vous seule avec vos enfants ?
Oui, je suis une mère monoparentale. J’ai toujours eu la garde de mes enfants, sauf le week-end. Ma fille demande beaucoup d’attention, et mon ado demande beaucoup de supervision pour les cours et les devoirs, entre autres. Je porte plusieurs chapeaux. Pour avoir une certaine stabilité financière, j’ai un autre emploi en dehors de la musique. J’ai un poste en télétravail, ce qui me permet d’être plus présente pour mes enfants. Je trouve ça merveilleux! 

Quel est votre plus grand défi à titre de mère de famille monoparentale?
Je dois jouer les deux rôles (le père et la mère) et trouver l’équilibre entre «materner» et rester rigoureuse. J’ai opté pour un mélange des deux, mais de manière improvisée. C’est difficile d’être constant, surtout quand on est seul. Je lève mon chapeau à toutes les familles monoparentales! 

Qu’est-ce qui vous comble le plus dans votre vie de maman?
Avoir des enfants, c’est une richesse inestimable. À mes yeux, rien n’est comparable à cette expérience. L’amour pour mes enfants est ce qui me comble le plus. Je suis choyée d’avoir leur garde. Pour avoir vécu l’expérience de la famille reconstituée, je peux dire que c’est difficile d’atteindre une belle symbiose entre tous les membres. Ça pose souvent des défis, car les enfants ont déjà un père et une mère. C’est difficile d’être tous au même diapason. C’est pour cette raison que j’ai choisi d’élever mes enfants seule. C’est moins stressant. Il y a beaucoup plus de positif que de négatif dans ma situation. 

Photo : Karine Lévesque / TVA

La famille reconstituée peut parfois aussi être difficile pour les enfants...
Oui, c’est ce que j’ai remarqué. Il peut même y avoir de la jalousie entre les enfants. C’est «leur» mère ou «leur» père. Après tout, ce sont des enfants! Je sais que ça fonctionne bien pour plusieurs familles. Peut-être que j’y serais arrivée moi aussi si je m’étais acharnée à vouloir ce genre de famille. Ma personnalité autonome fait en sorte que je préfère ne pas avoir à négocier sur le plan de mes valeurs. Au lieu de chialer parce qu’une situation ne me convient pas, je préfère être seule. Je choisis mes combats.      

Quels sont vos meilleurs trucs de mère?
Quand on est en couple, on a droit à des pauses. On peut aller voir ses amies, aller au spa ou même tout simplement s’enfermer dans sa chambre 10 minutes pour écouter de la musique. À titre de parent qui élève seul ses enfants, c’est encore plus important de trouver du temps pour soi. J’ai appris à me donner du temps, et cet acquis fait une grande différence dans ma vie. 

Comment prenez-vous soin de vous?
Je joue de la guitare et j’écris. C’est un excellent exutoire. Je m’adonne à la lecture lorsque mes enfants sont couchés. Ça m’aide à décompresser. 

Avez-vous mis votre carrière en suspens pour mieux profiter de vos enfants?
J’ai fait une pause lorsque j’ai eu Mathis, surtout lorsqu’il a commencé l’école. Ma vie était différente. Je voulais me concentrer davantage sur le quotidien. Je savais toutefois que j’allais revenir à la musique. Lorsque j’ai eu ma fille, ç’a été différent. Je me sentais disponible, mais j’acceptais moins d’engagements. Je vais toujours chanter, j’en suis certaine. J’ai toujours emmené mes enfants, car c’est un métier qu’on peut faire tout en étant en famille.       

POUR SUIVRE CINDY DANIEL 

L’album Ma mère chantait toujours de Cindy Daniel propose des classiques, tels que Petite Marie, Fais-moi une place, Dans l’abri de nos cœurs, Somewhere Over the Rainbow, Le cœur est un oiseau, Pense à moi, C’est beau la vie et Ma mère chantait toujours

On visite le site MP3disques.com pour connaître les projets de Cindy.

Le magazine La Semaine spécial famille est disponible actuellement en kiosque, ou en ligne sur jemagazine.ca



À VOIR AUSSI: Les animaux de compagnies des vedettes québécoises

s

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus