Pierre-Olivier Zappa encouragé par ses parents pour devenir chef d’antenne | 7 Jours
/magazines/lasemaine

Pierre-Olivier Zappa encouragé par ses parents pour devenir chef d’antenne

À cinq ans à peine, parce qu’il suivait déjà son père caméraman sur les plateaux, Pierre-Olivier Zappa s’imaginait livrant le bulletin de nouvelles au petit écran. Presque 30 ans plus tard, il anime le bulletin d’information de 22 h sur le Réseau TVA. Reconnaissant envers ses parents de l’avoir soutenu, le chef d’antenne peut encore compter sur eux au quotidien pour recevoir leurs commentaires...

• À lire aussi: Une impressionnante arnaque d’ici en vedette dans un documentaire sur Vrai

• À lire aussi: Pierre-Olivier Zappa reconnaissant de sa relation de proximité avec le public

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES

Pierre-Olivier, vous avez participé au documentaire Lovaganza: La grande illusion. De quoi s’agit-il?

L’équipe qui a travaillé sur ce projet a réussi à remonter le fil des événements et à mettre en lumière ce qu’ont vécu les dif­férents acteurs liés à cette arnaque. Il y a quelques années, j’ai fait un reportage à J.E. dans lequel il était question des victimes et des protagonistes, qui sont installés à Los Angeles. C’est l’une des enquêtes qui avaient mobilisé le plus de temps et d’énergie lorsque j’étais à l’émission.

Vous étiez donc déjà au fait de l’histoire...

Oui. J’ai lu des piles de documents et passé des journées à Los Angeles pour trouver ceux qui étaient à l’origine de ce groupe. Le travail des documentaristes m’a impressionné. C’est une belle synthèse de cette histoire, mais aussi un rappel à tous: on peut tomber dans le filet d’arnaqueurs quand on baisse la garde. Ces gens sont souvent très professionnels, ils savent comment s’y prendre. Des gens d’af­ faires ont perdu beaucoup d’argent avec eux. Même après l’affaire Norbourg et tous les autres scandales qui ont éclaté, on n’est pas à l’abri. Lorsqu’on confie son argent à un conseiller financier ou à quelqu’un qui nous inspire confiance, il faut faire des vérifi­ cations préalables.

Pour la rentrée, on vous retrouve à titre de chef d’antenne dans le fauteuil du bulletin de 22 h en remplacement de Sophie Thibault. Comment avez-vous accueilli cette proposition?

Je suis flatté et reconnaissant de la confiance u'on m'a accordé, j'ai accepté presque instantanément la proposition, car c’est quelque chose que je veux faire depuis que je suis tout petit. Enfant, je voulais être chef d’antenne et faire de la nouvelle. C’est donc le commencement d’un nouveau chapitre et l’aboutissement de plusieurs années de travail journalistique. À cinq ans, je lisais des bulletins de nouvelles dans le salon chez mes parents!



Vous sentiez déjà cet appel pour le métier?

Oui, effectivement. Mon père travaillait dans une salle de nouvelles anglophone comme caméraman, et je pouvais rester assis une journée entière à regarder ce qu’il s’y passait. Je voyais que chaque journée était différente, que c’était enrichissant et que ça rendait ser­ vice aux gens, ce qui est important pour moi. Alors, très jeune, je me suis dit que c’était ce que je voulais faire dans la vie. Ça facilite les choses, car on peut tailler son parcours en fonction de son but.

Ça sent le profil du bon élève, probablement premier de classe...

(sourire) Oui, je travaillais très fort. J’aimais beaucoup étudier. Au secondaire, l’un de mes professeurs était réalisateur. À 12 ou 13 ans, je pouvais faire des montages et des reportages. J’ai fait mon bac et ma maîtrise en communi­ cation politique. Mon premier emploi a été à TVA en 2012. C’est une fierté pour moi d’ap­ partenir à une organisation qui est devenue une famille professionnelle. Quelqu’un m’a donné ma première chance, et à mon tour, je peux aider. Des jeunes me demandent ce qu’il faut pour faire ce métier. Certains m’accom­ pagnent durant une journée. Des gens l’ont fait pour moi, et je m’en souviens encore aujourd’hui.

Vos parents doivent être heureux de voir que vous avez réalisé votre rêve d’enfant.

Oui, car ils souhaitaient que leurs deux enfants — j’ai un frère — puissent faire ce qu’ils veulent dans la vie. Si j’avais été pas­ sionné par la mécanique automobile, ils m’auraient donné tous les outils pour que je devienne mécanicien. Ils m’ont poussé à faire ce que j’aime. Mes parents sont très fiers et ils sont aussi mes meilleurs critiques. Chaque jour, à chaque émission, je reçois mon bulle­ tin. (sourire) Si j’ai l’air fatigué, si je me suis enfargé, si le sujet était moins intéressant, l’entrevue moins bien ficelée, j’ai droit aux commentaires de mon père et de ma mère qui sont mon public le plus fidèle, mais aussi celui qui me donne l’heure juste. 

Vos enfants sont encore jeunes, mais est-ce quelque chose que vous souhaitez leur inculquer?

Oui, je dis à mes deux enfants qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent et que s’ils souhaitent faire quelque chose de complètement différent, l’important, c’est qu’ils soient heureux. J’ai deux enfants, et le plus important pour moi, c’est qu’ils aiment l’école. L’an dernier, chaque matin, j’entendais mon aîné dire qu’il avait hâte d’aller à la maternelle. Le plus jeune a trois ans et demi. Mon plus vieux est un verbomoteur, mon plus jeune aime beaucoup faire rire. Ce sont deux communicateurs qui n’ont pas la langue dans leur poche. Ils sont très drôles!

Avec la carrière et la vie familiale, l’assiette est pleine?

Oui, mais heureusement, ma blonde est exceptionnelle. Je l’ai rencontrée à 19 ans. Elle m’a toujours accompagné à travers mes horaires, elle a toujours été très compréhensive, et je l’en remercie. De son côté, elle a une belle liberté, et nous nous complétons bien dans le modèle, atypique, que nous avons choisi. Nous sommes vraiment heureux. Mon père a toujours été mon exemple à suivre: j’ai joué au hockey quand j’étais jeune, et il était mon coach. Même s’il travaillait des heures de fou, il était à toutes les pratiques. Il trouvait le moyen d’être présent pour ses enfants. Avec les horaires que j’ai, si mon fils veut jouer au hockey, je ne pourrai pas aller à ses pratiques, mais je garde toujours en tête que, malgré mes journées chargées, je dois rester très présent pour mes enfants. 

Avez-vous eu l’occasion de décrocher durant l’été?

Oui, j’ai passé mes vacances à la campagne à cultiver les petits plaisirs: me balader en forêt, faire du pédalo, cueillir des bleuets et des framboises avec les enfants, leur apprendre à nager, à faire du vélo. J’adore la pêche, et j’ai initié mes enfants à cette activité, cette année. Ce n’est rien de compliqué, mais ce sont des moments remplis de bonheur... et de repos! 

VOUS AIMEREZ AUSSI : 10 séries sur la vie au bureau:

s

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus