Dans son one-man-show, Jean-Sébastien Girard se confiera sans tabou sur l’intimidation dont il a été victime | 7 Jours
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Dans son one-man-show, Jean-Sébastien Girard se confiera sans tabou sur l’intimidation dont il a été victime

Entre la radio, un spectacle concept et une tournée avec son one-man-show, il y a de quoi avoir quelques vertiges et de petites angoisses. Mais tout cela, Jean-Sébastien Girard en rêvait depuis qu’il était gamin...

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Avec ses comparses de La soirée est (encore) jeune, il a fait triompher l’humour irrévérencieux à la radio pendant 10 ans, sur la Première chaîne. Ça vient à peine de s’arrêter, pas plus tard qu’au printemps. Mais pas question de pause pour Jean-Sébastien Girard! «J’aurais aimé prendre un peu de vacances, mais dans ce métier, quand les choses passent, on les prend. Et de tout ce que je fais, JS Tendresse est la chose que je préfère.» 

Il parle de cette émission diffusée sur ICI Première où, chaque semaine, il met en avant la musique populaire qu’on a aimée au Québec à une autre époque. Et voilà que Jean-Sébastien propose, le temps de quelques représentations seulement, une version scénique et différente de son rendez-vous habituel, JS Tendresse: Le spectacle. «Le producteur, Martin Leclerc, m’a donné carte blanche. Il m’a dit: “Tu mets sur papier les artistes que tu veux voir chanter sur scène et tu fais ce que tu veux.” Je ne pouvais pas dire non à ça!» 

SANS HERBERT LÉONARD

Parmi les chanteurs qui offriront des performances dans ce spectacle mis en scène par Michel Poirier, on compte Johanne Blouin, Joe Bocan, La Compagnie créole, Léandre, Marie Denise Pelletier, Martine St-Clair et Marie Carmen. Herbert Léonard devait en être; il a dû annuler. «Il a eu la covid et, là, il a des problèmes pulmonaires. Mais on a une surprise pour le remplacer.» 

Au menu, des duos improbables, des rencontres, des chansons volées, des anecdotes, des confidences... «Et certains vont ressortir des chansons qu’ils n’ont jamais faites depuis les années 1980, d’autres qui étaient des faces B de 45 tours, qui étaient moins connues.» Il tient à préciser: «Ce sont les artistes qui seront mis en valeur, alors ceux qui ne m’aiment pas peuvent venir.» 

UNE QUOTIDIENNE... PRESQUE SANS LUI!

Dès la rentrée, Jean-Sébastien fera partie de l’équipe de la nouvelle quotidienne de début d’après-midi sur ICI Première, La journée (est encore jeune). «On abordera davantage l’actualité qu’à La soirée est (encore) jeune, parce que l’émission est diffusée le jour, quotidiennement, dans un format de 30 minutes. Je ne participerai pas beaucoup à l’émission. Avec ma tournée, je ne serai pas souvent là, du moins au début. Je serai un des collaborateurs; il va y en avoir plusieurs.» 

LE CLOWN PARLE DE CHOSES SÉRIEUSES

Il a commencé la tournée de son one man show Un garçon pas comme les autres. Il se promènera partout dans la province au cours de la prochaine année et s’offrira Montréal et Québec au printemps 2023. «Je ne ferai pas de numéros sur les bas dans les sécheuses et sur les campings. Je vais partir de moi, de mon histoire qui, je l’espère, va résonner chez tout le monde.» 

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Selon ses propres dires, il se livre beaucoup plus sur scène qu’à la radio. «Même que ça me fait un peu peur. Des fois, je me lève le matin et j’angoisse, parce que je m’expose beaucoup dans ce spectacle. J’ai beaucoup parlé de moi à La soirée..., mais là, il y a une ou même deux couches de plus, promet-il. Je parle de l’intimidation, quand ma mère m’a entendu en parler à la radio il y a quelques années et qu’elle n’en revenait pas. Elle m’avait demandé: “Pourquoi tu ne m’en as jamais parlé?!” Et j’explique dans le spectacle qu’on ne parle pas de ça, car on veut que nos parents nous imaginent comme quelqu’un de cool à l’école. Derrière le côté comique, je raconte comment tout ça se vivait humainement.» 

Jean-Sébastien Girard se pince tous les jours. «Ce que je vis en ce moment, j’en ai rêvé quand j’étais petit. Si j’avais refusé la proposition de faire ce spectacle, je m’en serais voulu toute ma vie. Je préfère les angoisses et les doutes que j’ai présentement à des regrets, admet-il. Je suis émerveillé de ce que je vis. Je ne suis blasé de rien. Il y a encore une fraîcheur et elle est reliée au petit gars que j’étais, qui rêvait beaucoup de ça.» 

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