Jean-Sébastien Girard impatient de présenter son premier spectacle d’humour | 7 Jours
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Jean-Sébastien Girard impatient de présenter son premier spectacle d’humour

Image principale de l'article Impatient de présenter son premier one man show
Photo : Dominic Gouin

Quand il était petit, Jean-Sébastien Girard rêvait de faire un jour une entrevue pour le 7 Jours, et voilà que son rêve se réalise enfin. Quoi de mieux qu’un été de projets pour briser la glace avec celui qu’on a d’abord pu découvrir à la radio lors des 10 années de La soirée est (encore) jeune. Il a abordé avec nous ses projets, son one man show, son enfance et Monique, sa maman, dont il est très proche.

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Jean-Sébastien, comment vas-tu?
Je vais bien, ça bouge beaucoup, et je suis très content. Évidemment, il y a des moments de vertige, parce que j’ai beaucoup de choses à l’horaire et que c’est assez particulier à gérer. J’ai une nouvelle émission qui s’en vient cet automne et je vais aussi présenter mon premier one man show. Ça, c’est un immense saut dans le vide; je n’ai jamais fait ça de ma vie! J’ai fait La soirée est (encore) jeune pendant 10 ans, j’ai appris ce qu’était une bonne blague. Mais je sais que la scène n’est pas la radio, c’est une tout autre façon de faire. Dans ce domaine, tout est nouveau pour moi.

Qu’est-ce qui t’a amené à vouloir faire un spectacle?
L’idée ne vient pas de moi et, à l’origine, je ne voulais pas monter seul sur scène. C’est Juste pour rire qui m’a approché et, au début, ça ne me tentait pas tant. J’ai répondu que je n’étais pas Louis-José Houde; il est mon idole en humour et je ne vais jamais lui arriver à la cheville. On m’a dit qu’on voulait justement le Jean-Sébastien qu’on entendait à La soirée est (encore) jeune, le gars un peu kitsch et dans son univers. Alors j’ai compris que c’était possible et accessible, et j’ai dit oui. 

À quoi devons-nous nous attendre d’Un garçon pas comme les autres?
Ce sera un spectacle qui va me ressembler. Donc si les gens à qui je tapais sur les nerfs à La soirée est (encore) jeune viennent me voir, ils ne passeront pas une bonne soirée. J’assume que ce spectacle parle beaucoup de moi. Au début, je trouvais ça très narcissique. Mais à l’émission, les gens aimaient quand je racontais des anecdotes de mon enfance et de mon adolescence. Le titre est Un garçon pas comme les autres et ce garçon, c’est moi. C’est un récit sur mes différences, et j’ai envie de les célébrer. J’ai fait une lecture de certains de mes textes dernièrement et je me suis rendu compte que ça touchait les gens. 

Faire un tel spectacle, c’est énorme et c’est beaucoup de pression. Quel genre d’été passes-tu?
Cet hiver, il y a eu des moments d’angoisse, au point où j’ai parfois regretté de m’être embarqué là-dedans. Je vais avoir 50 ans bientôt et je me suis demandé pourquoi je m’imposais un tel stress alors que je pourrais me contenter de faire mes émissions de radio et de respirer. Mais depuis quelques semaines, je suis plus zen et j’ai hâte. Ma première lecture publique a tout changé; ça m’a fait du bien et ça m’a un peu rassuré.  

Quand tu étais enfant, quel métier voulais-tu faire?
De manière très prosaïque, je voulais être connu. C’était aussi futile que ça. Ma mère chantait et aurait voulu faire ce métier. Elle a travaillé fort pour ça. Enfant, j’étais fasciné par cet univers. Mes récompenses, quand j’avais de bonnes notes, c’était d’aller assister à des émissions de télévision. J’allais voir des émissions de Pierre Marcotte, et ça m’apportait une grande ivresse. Je me souviens d’une fois où j’ai été dans le même studio que Dominique Michel, je n’en revenais pas. Je voulais être animateur et, dans ma chambre, je faisais des émissions de télévision et de radio. Je prenais vraiment ça au sérieux, j’avais une émission qui s’appelait Triple jeu et je faisais découvrir une chanson inconnue au public. Le plus drôle, c’est que c’est exactement ce que je fais avec mon émission JS Tendresse aujourd’hui! 

L’émission La soirée est (encore) jeune s’est terminée dernièrement. Est-ce que ç’a été difficile de choisir de ne pas revenir pour une 11e saison?
On a fait des tas de trucs avec cette émission, et ça m’a permis de toucher à plein de choses que je voulais faire, comme chanter, jouer, faire de la scène, même si je n’avais pas nécessairement le talent pour le faire. Je me considère un peu comme un fantaisiste, un gars qui fait plein d’affaires, qui s’amuse sans pour autant être excellent dans tout. Cette émission a été une grande école où tout était permis, ou presque. C’est donc difficile de tirer un trait sur autant de liberté. Mais ça faisait trois ans qu’on y pensait et je pense qu’on aurait terminé plus tôt s’il n’y avait pas eu la covid qui nous a amenés à nous réinventer. Ça nous a donné un nouveau souffle, mais nous avions fait le tour du jardin. 

Photo : Dominic Gouin


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Cet automne, tu vas animer Jeannot BBQ, n’est-ce pas?
Ce concept s’inspire des entrevues que j’avais faites à ZooFest il y a quelques années. Ce sera un genre de bien cuit avec des invités surprises. Quand est venu le temps de trouver un projet radio, j’ai eu envie d’explorer cette idée et de l’adapter à la radio. Je vais avoir des petits poulets avec moi qui viendront «roaster» les invités.

Tu es de ceux dont la carrière explose sur le tard, d’ailleurs. Comment le vis-tu?
Je trouve ça le fun, parce que j’ai l’impression que rien ne va me monter à la tête rendu à 50 ans. Ma mère ne cesse de me dire que je ne dois pas me prendre pour un autre si jamais je deviens très populaire et je sais que je ne vais pas me la jouer à cet âge. J’ai été recherchiste pendant 15 ans et j’en ai vu, des gens arriver et disparaître aussi vite. Je sais ce que peut être ce métier... 

À quoi ressemble ta vie quand tu n’es pas derrière un micro?
J’ai une vie assez ennuyante et je ne sais pas si ça vient justement avec le fait d’être un late bloomer, mais je ne suis pas celui qui court toutes les premières ou les soirées mondaines. Je travaille beaucoup et je suis un gars tranquille qui passe beaucoup de temps avec sa mère. Elle est ma plus grande amie.

Tu fais d’ailleurs la narration d’un documentaire qui a pour titre Derrière la porte d’un proche aidant. Te considères-tu comme tel?
Oui, mais j’ai réalisé que le spectre de la proche aidance est plus large que celui qui nous vient à l’esprit. Ma mère a 73 ans, elle est encore en pleine forme et elle est autonome, mais je sais que la proche aidance s’installe peu à peu. Je vois ma mère chaque jour. On a fait le choix d’habiter proche l’un de l’autre, et quand elle se lève le matin, elle arrive pour prendre son café chez moi et nous jasons. J’aime nos habitudes et notre routine. On est pareils tous les deux: elle est hypocondriaque et je le suis, elle est anxieuse et je le suis. 

On a l’impression que ta mère est ta plus grande fan!
Oui, peut-être, mais elle n’a aucune objectivité. Pour elle, tout ce que je fais est bon! C’est drôle, parce que j’ai des amis qui ont plutôt une maman super critique. Mais dernièrement, j’ai fait la lecture de mon spectacle, dans lequel je sacre trois fois en 1 h 30, et ma mère n’a pas aimé ça. Elle me l’a reproché et je l’ai enlevé. Une fois, une de ses amies avec qui elle joue aux cartes lui a dit qu’elle n’aimait pas ce que je faisais et ma mère a décidé de ne plus jamais la revoir. Ça m’a fait rire. 

En terminant, à quoi ressemble ton été?
Ce printemps, je suis allé en Italie passer une semaine sur la côte Amalfitaine et j’ai adoré ça. Mais là, je suis en mode travail. J’ai le spectacle JS Tendresse avec Martine St-Clair, Marie Carmen, Marie Denise Pelletier, Léandre, La compagnie créole et plusieurs autres. J’ai aussi l’émission de radio. Sinon, je vais prendre deux semaines dans le Bas-du-Fleuve avant d’entamer le rodage de mon one man show. C’est un été de fou!  

JS Tendresse, samedi 17 h, à ICI Première. Pour plus d’infos sur le spectacle du même nom: productionsmartinleclerc.com.

Jean-Sébastien entreprendra le rodage de son one man show dès septembre. jeansebastiengirard.com.

Jeannot BBQ, cet automne, à ICI Première.

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