Un été occupé pour Laurent Paquin | 7 Jours
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Un été occupé pour Laurent Paquin

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Photo : Dominic Gouin

L’humoriste et comédien Laurent Paquin vit une belle expérience sur scène cet été en jouant dans la célèbre comédie Le dîner de cons, qui s’annonce comme l’un des grands succès de la saison. Une expérience qui l’emballe alors qu’il incarne le personnage de François Pignon, qui était défendu au grand écran par Jacques Villeret.

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Laurent, vous avez un horaire chargé. Comment allez-vous?
J’avoue que je ne me sentais pas à mon meilleur physiquement ces derniers mois, mais le moral était bon. J’ai été bien sédentaire ces deux dernières années et j’ai pris du poids pendant la pandémie. Déjà qu’en partant je ne suis pas un gars très actif — et je sais que je devrais l’être plus —, mais disons que côté santé, ça n’a pas été très bénéfique! Je souhaite profiter de l’été pour bouger plus. Pendant ma tournée Déplaire, je ne faisais pas d’acrobaties ni rien du genre pendant mon spectacle, mais tous les soirs, je sortais de scène fatigué et en sueur. J’avais l’impression d’avoir fait mon cardio. Ne plus faire de spectacles, ou presque pas, ça finit par amortir. On se sent inactif, et je réalise que mon exercice se résume souvent à faire des shows. En ce moment, Le dîner de cons, c’est de l’exercice et c’est bon pour moi.

C’est la première fois que vous jouez dans Le dîner de cons?
Oui, mais il y a longtemps, pendant le festival Juste pour rire, j’ai fait une autre pièce qui avait pour titre L’emmerdeur, et on l’avait aussi présentée à Saint-Sauveur. Je jouais le personnage de François Pignon. C’est donc mon deuxième François Pignon, mais dans deux pièces bien différentes. André Robitaille a participé au Dîner de cons, il y a quelques années, aux côtés de Marcel Leboeuf, qui faisait François, et il me disait que les gens rient comme s’ils n’avaient jamais vu le film. 

Il y a six comédiens sur scène avec vous, n’est-ce pas?
Oui, une belle gang vraiment le fun. C’est principalement un duo, avec les personnages de Pignon et de Brochant (Normand D’Amour), mais tous les autres rôles sont importants. Quand la femme de Brochant débarque, puis que la maîtresse arrive et que Pignon la prend pour la femme de Brochant, c’est la confusion! Il y a de beaux moments de fous rires. André Robitaille a le souci d’engager du monde avec qui c’est plaisant de travailler. Il n’y a personne de compliqué, tout le monde est fin et a l’air d’être content d’être là. Ça fait toute une différence. Normand D’Amour, qui est surtout un gars de drames et qui joue des écœurants dans des séries télé, me disait que ça lui fait du bien de jouer une comédie et qu’il jouerait ce show pendant 15 ans!

Justement, la pièce sera présentée en tournée en 2023?
La tournée débutera l’été prochain, et je dois organiser mes projets personnels en fonction du Dîner de cons, qui a été remis deux années consécutives en raison de la pandémie. Ça tombe parfaitement bien, parce que mon show va sortir quand les représentations de la pièce seront finies. En attendant, ça me donne l’occasion d’écrire et de roder mon spectacle.  

Vous deviez avoir hâte, comme tous les autres, de jouer devant des spectateurs et de voir leurs réactions...
Oui, pour moi, Le dîner de cons est un chef-d’œuvre de comédie, au même titre qu’un Molière ou un Feydeau. Quand Juste Leblanc (René Simard) arrive et dit qu’il «est vraiment hors concours celui-là» en parlant de Pignon, et que Brochant lui répond que «ça fait une heure que c’est comme ça, ça n’arrête pas!», c’est très drôle, parce qu’on se met dans la peau du personnage qui est désemparé. Le succès de ce show, c’est que même le pas fin (Brochant) donne envie de s’attacher à lui parce qu’il fait pitié et que toute sa soirée tourne mal. On a de l’empathie pour lui finalement. C’est formidable! 

Photo : Dominic Gouin


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Jouer avec des collègues, ça tranche avec votre carrière d’humoriste solo?
Oui, et j’adore ça! J’ai réalisé il y a un moment que je suis content d’être un gars qui est capable de partager le spotlight. Ça adonne que je tiens le rôle central de cette comédie, mais j’ai fait des choses où je jouais un rôle de soutien et j’étais bien heureux. C’est le fun la scène, je fais de l’humour en solo et je trouve mon plaisir là-dedans, mais ça fait un bel équilibre de travailler sur des projets avec d’autres personnes. Il y a un grand plaisir à discuter en coulisses avec des collègues avant et après un spectacle, à faire de la route et jaser dans le char. 

Et vous animerez un gala le 18 août au ComediHa! Fest...
En effet, il y aura des duos, des numéros de groupe, et c’est ce que j’aime aussi faire dans des galas. J’ai animé 18 galas à Juste pour rire, et ce sera ma première année à ComediHa!.

La pièce cet été, votre spectacle solo, le gala, ça fait beaucoup de choses!
Mon cerveau est bien compartimenté et j’y arrive. Je suis bon pour apprendre des textes. Je n’ai pas de mémoire dans la vie, à part pour les textes.

Parallèlement à tout ça, on a pu vous retrouver à la télé cet hiver!

Dans Histoires de filles, Laurent incarnait Laurier St-Denis aux côtés de Pascale Montpetit.

Photo : Frédéric Auclair

Dans Histoires de filles, Laurent incarnait Laurier St-Denis aux côtés de Pascale Montpetit.

Oui, je n’en avais pas fait depuis un moment. Après Histoires de filles, j’ai fait deux ans à Caméra Café et c’est tout. Je n’ai jamais manqué de travail, mais ça me manquait de jouer. Cette année, Le bonheur, ç’a été comme un cadeau tombé du ciel. J’aime travailler avec François Avard (l’auteur), parce que tous les personnages ont des répliques qui visent dans le mille et qui font un peu mal! Quand tu joues du Avard, tu sais que tu vas dire des choses politiquement incorrectes et que ça va grafigner.  

«Mon rôle dans la série Le bonheur de François Avard a été comme un cadeau tombé du ciel!»

Photo : TVA

«Mon rôle dans la série Le bonheur de François Avard a été comme un cadeau tombé du ciel!»

En plus de travailler beaucoup, vous créez vos propres projets...
Tout à fait. Quand j’ai voulu écrire un show à sketchs, le spectacle On va tous mourir, mon chum Simon Boudreault et moi, on avait le goût de faire quelque chose ensemble et on a écrit ce spectacle. On a ensuite approché Serge Denoncourt, et ça s’est fait tout seul! J’ai l’habitude de créer mes propres affaires, mais il suffit que je tienne un rôle quelque part, comme dans Le bonheur, par exemple, pour que ça donne l’idée à quelqu’un de faire appel à moi. 

Avez-vous d’autres idées de création dans vos tiroirs?
J’ai écrit un synopsis de film qu’on va éventuellement développer. Je travaille avec Jean-François Léger, qui collabore beaucoup avec Louis Morissette. Et il y a mon nouveau spectacle, qui sera présenté dès la fin 2023. 

Mis à part cela, il y a, bien sûr, la famille. Vos deux enfants ont quel âge?
Mon gars a 16 ans et ma fille a 10 ans. Je pense que la job de rêve de mon fils serait de faire de la programmation de jeux vidéos, du design 3D. Depuis qu’il est tout petit, il s’intéresse à tout ce qui a rapport à l’ordinateur. Ma fille, elle, est trop jeune encore pour savoir ce qu’elle veut faire, mais elle dit qu’elle aimerait s’occuper d’animaux. 

En 2019, avec ses enfants, Albert et Lisa, aujourd’hui âgés de 16 et 10 ans.

Photo : Patrick Séguin

En 2019, avec ses enfants, Albert et Lisa, aujourd’hui âgés de 16 et 10 ans.

Le Dîner de cons est présenté à la Maison des arts Desjardins de Drummondville jusqu’au 29 août (artsdrummondville.com).
Laurent reviendra dans la saison 2 de la série
Le bonheur à l’hiver 2023, à TVA.

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