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Émilie Fournier mène la carrière dont elle a toujours eu envie

Image principale de l'article Elle mène la carrière dont elle a toujours rêvé
Photo : Karine Lévesque

Mannequin à l’adolescence, Émilie Fournier avait un objectif bien précis: communiquer. Dès la fin de ses études, elle a réussi à se tailler une place dans le domaine. Depuis 10 ans, elle travaille à titre de productrice au contenu, chroniqueuse et animatrice. Son parcours lui permet de s’accomplir pour qui elle est et non pour ce qu’elle fait.  

Émilie, permets-nous de faire un survol de tes projets professionnels.
Je viens de terminer une grosse année: j’ai assumé le rôle de productrice au contenu de Star Académie. Je suis vraiment contente du résultat, mais également pour les jeunes qui ont vécu une expérience inoubliable. J’ai aussi fait de la radio. J’ai eu un grand coup de cœur pour ce média et j’ai des projets sur ce plan pour la prochaine année. J’anime toujours Station Potluck; nous avons tourné notre 50e émission cette année. Je serai aussi productrice au contenu de La Voix. Je suis super fière de cette équipe dirigée par des femmes. J’ai hâte de retrouver mon ami Charles Lafortune à l’animation. Cette année, il y a aussi eu Vlog, Salut Bonjour et Salut Bonjour week-end

Du plus loin que tu te souviennes, as-tu toujours été une bonne communicatrice?
Je n’ai jamais eu la langue dans ma poche, même si je suis une fille assez gênée. Je dis souvent que j’ai choisi ce métier parce que ça me donne le droit de m’exprimer, de poser des questions. Je suis une grande curieuse, une grande passionnée et j’aime le monde. J’ai commencé à me voir dans les médias à l’âge de 12 ans. 

As-tu été encouragée dans cette direction?
Oui. Mes parents ont fait carrière dans la fonction publique. Il a donc fallu que je fasse les choses par moi-même, mais ils m’ont toujours encouragée. J’aimais les exposés oraux, je participais à tous les spectacles scolaires. J’aimais l’école, mais je devais travailler fort pour avoir de bonnes notes, contrairement à mon frère et ma sœur, qui n’étudiaient jamais et obtenaient des A+. J’ai été enfant unique pendant six ans et demi. Avoir un aussi grand écart d’âge avec mon frère et ma sœur (des jumeaux) fait en sorte que je me rappelle quand mes parents m’ont annoncé que j’allais être grande sœur et le jour de leur naissance. J’aimais m’impliquer et être là pour eux. Leur arrivée a été un beau cadeau dans ma vie. Pour mes parents, c’était important que nous allions à l’université. En communication, je n’ai pas choisi le profil journalisme, mais relations publiques. Je me disais qu’il y avait tellement peu d’élus que je voulais pouvoir retomber sur mes pattes si je ne réussissais pas dans mon domaine. Je n’étais pas certaine de réussir.

Photo : Karine Lévesque

Crois-tu que le doute te rend meilleure?
Je ne sais pas s’il me rend meilleure, mais il prend beaucoup de place. Il y a toujours eu de l’anxiété dans ma personnalité. Je pense l’avoir transformée en outil, mais c’est parfois allé trop loin. Lorsque j’étais à l’université, je voulais réussir, trouver ma place et je me demandais comment faire. 

Tu as évoqué ton anxiété dans les médias. Penses-tu que cela a contribué à créer un lien avec ceux qui sont aux prises avec ce problème si répandu?
Oui, mais je remarque que depuis que j’en ai parlé, les gens se sont dits étonnés de savoir que je suis anxieuse. Je crois qu’il faut arrêter de penser que l’anxiété ou les problèmes de santé mentale viennent d’une faiblesse. Dans notre société, il y a tellement de stimuli; c’est normal qu’il y ait des trop-pleins. Il y a des outils, notamment consulter un psychologue ou faire de la méditation.  

À quel moment les premiers signes se sont-ils manifestés?
Les moments de vulnérabilité sont apparus concrètement avec le mannequinat. Adolescente, j’étais camelot, je jouais au basket et je me tenais au skatepark avec les gars. Le mannequinat m’a permis de payer mes études. Je me suis découvert une grande passion pour la mode et les beaux-arts, mais à 16 ans, je n’avais jamais pris conscience de mon corps. On s’est mis à le critiquer. Aujourd’hui, l’industrie de la mode a évolué, c’est plus diversifié, mais quand j’étais ado, on préférait les silhouettes filiformes. Je suis mince, mais j’ai toujours eu des formes. Jeune, je devais analyser mon corps de manière professionnelle. À 16 ans, avec ma sensibilité, je voulais tellement bien faire que j’ai développé des complexes. 

As-tu pu compter sur le soutien de ton entourage?
Oui. Heureusement, mes parents m’ont bien encadrée. J’ai quand même respecté mes limites. Si je n’avais pas trouvé les bonnes personnes pour m’aider dans ce milieu, les dommages auraient pu être profonds. Mes parents n’ont pas accepté de me mettre au régime. Ils ont fait preuve d’un bon jugement. Je suis performante de nature, j’aime aller au bout des choses. Je crois que ç’a été un déclencheur d’anxiété. Dans ma tête, c’est comme si je ne respectais pas mes engagements. À 16 ans, je ne pouvais pas me faire dire de perdre 20 livres et 2 pouces de hanches. 

C’est terrible, quand on y pense...
Effectivement. C’est aussi à cette époque que j’ai commencé à fréquenter des plateaux de tournage, à rencontrer des réalisateurs, à faire des auditions. J’ai poursuivi mes études. Après mon bac, j’ai travaillé dans l’événementiel et j’ai suivi un cours à Promédia pour me préparer à la caméra. Dès que j’ai terminé ma formation, j’ai décroché mon premier contrat. Je sentais qu’il fallait que j’aille au bout de mes ambitions. Mon premier vrai contrat a été multiplateforme, à Québecor. C’était les débuts des réseaux sociaux, et j’avais appris à les maîtriser. Par la suite, on m’a offert l’animation Web sur Star Ac en 2012. Cela m’a donné l’expérience nécessaire en production et en animation. Dix ans plus tard, j’étais productrice au contenu de Star Académie, qui a été ma porte d’entrée dans le milieu. 

Photo : Karine Lévesque

En dehors de ton travail, qu’est-ce qui te passionne?
J’aime les voyages et je suis une mordue du camping. Je fais aussi beaucoup de sports: yoga, pilates et course à pied. J’ai même une passion pour la poterie et le bricolage. Un de mes rêves les plus fous serait de lancer ma ligne de vaisselle et d’articles pour la maison. Je suis en couple avec un Italien et designer industriel. La bouffe et les plaisirs de la table font également partie des plaisirs de ma vie. Nous partageons tous les deux cet amour de la cuisine. C’est un bel échange entre la cuisine italienne et les classiques de la petite fille de Lévis. Mon copain cuisine sa sauce à spaghetti pour mes parents, qui lui préparent en retour une quiche ou un bœuf bourguignon. J’ai aussi beaucoup d’amis. Comme ma famille est à Lévis, j’ai senti le besoin de m’entourer. Je suis quelqu’un de très fidèle. J’ai d’ailleurs la même agente depuis mes débuts: Sonia Gagnon. Dès que j’ai un moment, je prends des nouvelles et vois mon monde. De plus, je suis super proche de ma grand-mère paternelle, qui est aussi ma marraine. Mon plaisir de recevoir, de prendre soin des gens, de rassembler des amis me vient d’elle. Ma grand-mère et moi disons souvent que nous sommes de petites jumelles. Étant donné mon amour pour le vin, elle m’a donné le bar de mon grand-père avec ses vieilles bouteilles. J’ai hérité des nappes, de l’argenterie. Dans notre famille, nous avons tous reçu des pièces de mes grands-parents et nous poursuivons la tradition. 

Émilie collabore à Salut Bonjour et Salut Bonjour week-end (tous les jours dès 6 h), ainsi qu’à Vlog (dimanche 19 h), à TVA.
Station Potluck sera présentée sur Zeste à l’hiver 2023.
On peut suivre ses autres activités sur ses réseaux sociaux.

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