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Mike Ward battra un record avec son podcast

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Photo : Dominic Gouin

Mike Ward, qui aura 50 ans dans quelques mois, est heureux. Il fait un métier qu’il aime, il mène une belle vie et il prend le temps de la vivre. L’humoriste nous parle du spectacle qu’il présentera au Centre Bell le 22 juillet dans le cadre du festival Juste pour rire et revient sur le dossier Jérémy Gabriel.

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Mike, comment ça va?
Je vais vraiment bien! Je travaille juste assez, c’est-à-dire juste ce qu’il faut pour m’amuser et pas assez pour me tomber sur les nerfs. Il y a eu des moments dans ma vie où le travail prenait toute la place, et je n’ai plus envie de ça. 

Tu enregistreras ton podcast Mike Ward: Sous écoute au Centre Bell devant une foule de plus de 20 000 spectateurs. Ce n’est pas rien! Tu battras même un record!
Oui, je savais qu’en présentant mon podcast dans un Centre Bell rempli au maximum de sa capacité, j’avais de fortes chances de battre le record, qui est détenu jusqu’à maintenant par un podcast d’Angleterre qui avait vendu 9000 billets. Nous serons plus de 20 000 et je suis vraiment content.  

La pandémie a-t-elle été difficile pour toi?
J’ai été chanceux parce que grâce à mon podcast, j’ai pu continuer à travailler. Je pense que c’est ce qui a été difficile pour plusieurs artistes. Je n’étais pas non plus cloîtré dans un petit appartement. J’ai la chance d’être établi et d’avoir des ressources, ce qui n’est pas le cas pour un petit nouveau. J’avais vraiment une bonne pensée pour nos artistes de la relève. 

Tu célébreras tes 50 ans en septembre. Comment vis-tu ça?
Je le vis très bien. Je n’ai jamais angoissé avec l’âge. Du côté de mon père, les gens vivent vieux, donc je me dis que je dois me mettre en forme puisqu’il me reste peut-être 40 ans devant moi et que je suis déjà magané. Il faudrait que je commence à faire un peu plus de sport. 

Qu’est-ce que tu aimerais accomplir dans les années à venir?
Ça fait 28 ans que je fais ce métier et, honnêtement, avec mon dernier spectacle qui a bien fonctionné et les prix que j’ai gagnés, je suis fier du chemin parcouru. Je pourrais prendre ma retraite et je serais satisfait. Je ne me retirerais pas entièrement, mais je ferais seulement des spectacles ici et là, et des podcasts, parce que j’adore faire ça. Finalement, je suis un peu comme à la retraite, mais les gens ne le savent pas. 

As-tu d’autres projets que ton spectacle?
Non. Ma tournée Noir se termine et nous allons faire deux captations, une en français et une en anglais. J’aimerais peut-être faire une tournée avec Sous écoute, aller le présenter dans les villes majeures. J’aimerais aussi aller en Europe, parce que je vois dans les statistiques de mon podcast qu’il y a beaucoup d’Européens à l’écoute. Je n’ai jamais eu l’ambition d’aller y faire carrière, mais ça serait le fun d’aller présenter un podcast à Lyon, par exemple. Je suis aussi actionnaire des restos La boîte végane avec ma blonde et je m’implique un peu. 

As-tu eu la carrière dont tu rêvais?
Oui, je vis exactement la carrière dont je rêvais et je suis chanceux. Ç’a vite été clair pour moi que je voulais faire ce métier, parce que j’étais drôle et que je ne suis pas du tout travaillant. Ces deux points font en sorte qu’être humoriste était la job parfaite pour moi. 

As-tu des regrets? As-tu l’impression que tu aurais dû parfois te censurer?
Non. Je fais l’humour que j’avais envie de faire et je ne suis pas en faveur de la censure. Même que je ne pense pas que je vais m’assagir avec l’âge. 

Que retiens-tu de l’histoire de Jérémy Gabriel?
C’est derrière moi, et je suis soulagé. C’était lourd à la longue. J’ai écrit cette blague en 2007 ou 2008 et j’ai eu le verdict de la Cour suprême en 2021. Il était temps que ça finisse après 14 ans. Au Québec, les gens connaissent mon humour, mais quand je me retrouve devant un public anglophone, ce qu’on retient surtout, c’est que je suis le gars qui est allé en cour suprême pour une blague. 

As-tu pensé, pendant toutes ces années, à acheter la paix et à offrir un montant d’argent à Jérémy?
Non, je ne voulais pas créer de précédent. Je pensais aux futurs humoristes, et quand le verdict est tombé, je me suis rendu compte de l’importance de celui-ci. Ne pas me battre ouvrait la porte à la censure et aux poursuites pour une blague. Il fallait aller au bout de ça au nom de l’humour. À ce rythme-là, même Normand Brathwaite aurait pu se ramasser en cour pour une blague qu’il a faite en 1994. C’était un non-sens!

Jérémy a dit qu’il souhaitait te rencontrer. Pourquoi avoir décliné son offre?
Je n’ai pas décliné son offre et il ne m’a jamais fait de demande; il a seulement dit ça en entrevue. Mais pour moi, c’est trop tard, je n’ai rien à lui dire, sauf peut-être de passer à autre chose. Ç’a été lourd pour moi, mais ça doit l’être aussi pour lui. Il faut tourner la page et arrêter de blâmer les autres pour tout. Je pense qu’il va bien s’en sortir. 

Dis-moi, est-ce que Mike Ward est heureux dans la vie?
Oui. Je suis bien entouré, j’ai une femme extraordinaire dans ma vie. Je n’ai pas eu d’enfant, mais je me suis rendu compte que je n’en voulais pas vraiment et la femme de ma vie non plus. Je suis bien, j’ai des animaux et j’exerce un métier que j’aime. Ça doit être ça, le bonheur!

Le podcast Mike Ward: Sous écoute sera enregistré au Centre Bell le 22 juillet dans le cadre du festival Juste pour rire. hahaha.com.
Pour connaître ses dates de spectacles et écouter les autres épisodes de son balado:
mikeward.ca.

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