David La Haye campe un personnage excentrique dans le nouveau film de Luc Picard | 7 Jours
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David La Haye campe un personnage excentrique dans le nouveau film de Luc Picard

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Photo : © Eric Myre

David La Haye campe Donald alias Dolly, un personnage excentrique et flamboyant, dans Confessions, réalisé par Luc Picard. Le film, qui relate l’histoire du tueur à gages Gérald Gallant, a été sélectionné au Festival du film de Whistler en décembre dernier et est promis à un beau succès.  

David, Confessions, c’est le genre de projet qui ne se refuse pas?

Effectivement. Mon agente m’a appelé pour me dire que Luc Picard voulait me rencontrer. À la fin de cette rencontre, il m’a offert le rôle, ce qui m’a beaucoup touché. On m’a souvent fait auditionner, mais, cette fois-ci, le personnage m’était offert. Luc a fait son casting des autres personnages autour de Dolly et Gallant. J’étais prêt à me faire éclater le cœur pour lui devant le kodak! Je voulais que ça marche. C’est un cadeau en or! 

Qui est ce Dolly que tu incarnes?

Luc, qui cherchait l’acolyte de Gallant, voulait un acteur qui en soit l’opposé. Gallant est très cartésien et organisé dans sa méthode de travail quand il tue. Il veut passer inaperçu. Mon personnage est à l’opposé. Il est un peu déséquilibré et impulsif. C’est un loose cannon homosexuel, excentrique et flamboyant qui se déguise en femme pour tuer du monde. Ce sont deux énergies à l’opposé l’une de l’autre. 

Photo : © Eric Myre

Connaissais-tu l’histoire de Gallant?

Je connaissais vaguement ce meurtrier, mais je ne connaissais pas les détails de sa vie. Quand Luc m’en a parlé, j’ai appris qu’il avait commis 28 meurtres de manière très organisée. Gallant, c’était monsieur Tout-le-Monde. Il ne prenait pas de place. 

Avais-tu joué avec Luc par le passé?

Oui, à trois ou quatre reprises, entre autres dans le film Nelligan et dans L’éveil du printemps au théâtre. Je l’ai aussi approché lorsque j’ai voulu faire mon film J’espère que tu vas bien 3, mais je n’ai pas obtenu le financement. Nous sommes de la même cohorte. Nous sommes sortis de l’école à peu près en même temps. C’est agréable d’être dirigé par un acteur. Nous avons rarement fait plus de trois prises. Je pouvais même, parfois, me permettre d’improviser. La grande qualité de Luc, c’est qu’il donne l’heure juste, et ça, c’est infiniment rassurant pour un acteur. On peut lui faire confiance. Il est intègre. C’est un gentleman. C’était fascinant de le voir diriger toute l’équipe avec un calme olympien en plus d’être de toutes les scènes devant la caméra. 

Photo : © Les films Opale

As-tu eu à relever certains défis lors du tournage?

Oui, il fallait que mon personnage ait l’air dangereux, mais qu’il soit aussi léger, comique, émotif. J’ai imaginé qu’il venait d’un petit bled et qu’il était ami avec Gallant depuis toujours. C’était deux outsiders, intimidés à l’école. Pour moi, il fallait que la violence de Donald vienne d’une douleur, d’une grande fragilité. C’est quelqu’un de brisé. Lui créer une histoire était important pour moi, sinon je ne peux pas aimer mon personnage. Depuis quelques années, ma job, c’est d’aimer des bourreaux. On me fait jouer des misanthropes, des violeurs, des violents. Il faut que j’arrive à leur trouver une humanité. Et pour y parvenir, il faut que je leur crée une histoire... 

Confessions sortira en salle le 20 juillet. David joue aussi le ministre des Finances dans le film Arlette, de Mariloup Wolfe, en salle dès le 5 août.

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