Tout sur le projet pour lequel René Simard a reporté sa tournée | 7 Jours
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Tout sur le projet pour lequel René Simard a reporté sa tournée

Image principale de l'article Tout sur le nouveau projet de René Simard
Photo : Julien Faugère / TVA Publications

Même s’il cumule plus de 50 ans de métier, René Simard n’avait encore jamais joué dans une pièce de théâtre. Pour sa première expérience, il incarnera le personnage de Juste Leblanc dans Le dîner de cons, aux côtés de Laurent Paquin, Normand D’amour et Bernard Fortin. Mais avec René Simard, la musique n’est jamais très loin.

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Passer un moment avec René Simard n’est jamais synonyme de platitude. Alors qu’il participe à une rencontre de presse dans un restaurant situé au cœur du parc La Fontaine par un beau jour ensoleillé de mai, René Simard est d’humeur taquine et joviale. Il plaisante avec ses collègues, s’époumone durant la séance de photos et s’assoit pour notre entrevue avec un large sourire. Son bonheur est palpable. «On a le goût de rire. La pandémie est derrière nous et on a envie de faire rire le monde. On a surtout envie de s’amuser.»

Dans Le dîner de cons, René Simard incarnera Juste Leblanc, le meilleur ami de Pierre Brochant (Normand D’Amour), éditeur hautain qui a convoqué François Pignon (Laurent Paquin) chez lui, mais la situation tournera rapidement à son désavantage. 

La distribution du Dîner de cons: Pascale Montreuil, Laurent Paquin, Normand D’Amour, René Simard et Gabrielle Fontaine. (Bernard Fortin est absent de la photo).

Photo : Karine Lévesque / TVA Publications

La distribution du Dîner de cons: Pascale Montreuil, Laurent Paquin, Normand D’Amour, René Simard et Gabrielle Fontaine. (Bernard Fortin est absent de la photo).


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«Il y a quelques années, André Robitaille m’avait appelé pour une autre pièce, mais j’avais refusé parce que je ne la sentais pas. Je lui avais dit que je restais quand même ouvert à cette expérience, que j’aimerais beaucoup jouer au théâtre, mais je pensais qu’il ne me rappellerait plus. Quand il m’a proposé Le dîner de cons, j’ai immédiatement accepté, sans forcément connaître le rôle. J’aime beaucoup le film.»

Étonnamment, ce sera la première expérience théâtrale de René Simard. «En effet, ce sera ma première fois. J’ai déjà joué des scènes parlées, mais il y avait toujours un moment où je dansais ou chantais, alors que là, uniquement du texte, c’est la première fois et c’est vraiment le fun. On dirait que j’ai davantage le goût d’être téméraire en vieillissant. J’aime cette euphorie qui nous habite. En plus, il y a aussi un profond désir d’enfin jouer la pièce, parce que ça fait presque trois ans qu’on est en attente, de report en report.»

René a même eu la chance de rencontrer Thierry Lhermitte, qui jouait le rôle de Brochant dans le populaire film tiré de la pièce. «Il était venu voir une représentation de Mary Poppins au Théâtre St-Denis, car c’est un grand ami de Serge Postigo. C’est vraiment un chic type. Il y a toutes sortes de belles histoires autour de ce projet, c’est juste du bonheur.»

En confiance
Jouer dans une comédie est presque naturel pour René Simard, qui a un sens comique très aiguisé. «On travaille dans le bonheur, mais avec une belle rigueur. L’humour, c’est du sérieux! Le timing, c’est une course à relais, et j’aime beaucoup ça. J’ai participé à des Bye Bye, j’ai animé un gala ComediHa! l’année dernière, j’ai fait la mise en scène de Revue et corrigée pour Denise Filiatrault, il y a trois ans... J’aime l’humour. Quand tu es mal en point, ça reste le meilleur des remèdes.»

Et s’il est aussi confiant et heureux sur ce nouveau projet, c’est également parce qu’il sera entouré d’une gang d’amis et de gens qu’il connaît depuis longtemps, que ce soit André Robitaille, Bernard Fortin ou Laurent Paquin. «Lors d’une des premières lectures autour d’une table, j’ai dit à tout le monde que j’étais content d’être là et que la seule personne que je ne connaissais pas était Gabrielle. Elle m’a répondu que je la connaissais depuis qu’elle était toute petite! Je n’en revenais pas, je n’avais pas fait le lien avec Martin Fontaine, son père, que j’ai dirigé dans une production.» René reste d’ailleurs très admiratif de son talent. «Gabrielle est brillante, elle chante bien, elle est super bonne. Je suis très content de faire partie de ce groupe.»

La musique toujours présente
En raison des nombreux reports de la pièce, René Simard a dû faire des choix et renoncer à la grande tournée qu’il prévoyait faire pour souligner ses cinq décennies de carrière musicale. «Vu que tout le monde est très occupé, car on est plusieurs à être impliqués dans ce projet, on a décidé de faire les choses autrement. On devrait faire trois événements, un à Montréal, un à Québec et un autre à Trois-Rivières ou Sherbrooke, c’est encore en discussion. Ce seront des spectacles événementiels. On va faire des captations de ces trois shows pour faire ensuite une émission de télé.»

René Simard aurait été très déçu de simplement annuler sa tournée, car son dernier album lui tient très à cœur. «Condor est un beau concept: ce sont tous des amis qui ont accepté de chanter avec moi. C’était un projet merveilleux à réaliser, mais pas forcément facile, parce que l’horaire de tout le monde était compliqué. Je dois dire honnêtement que si c’est mon dernier disque, tant mieux. De L’oiseau au Condor, ça boucle la boucle.»

Le chanteur était aussi très heureux d’annoncer que tous ses albums sont désormais disponibles sur les plateformes d’écoute en continu. «Ils n’y étaient pas jusqu’à maintenant. Ç’a été un gros travail, et c’est moi qui ai fait ça. J’ai beaucoup appris en le faisant, mais là, c’est fini. J’en suis très heureux.» 

L’offre représente environ 35 albums de tous les temps, depuis L’oiseau jusqu’à aujourd’hui, en passant par Ma petite japonaise, Fernando, Comment ça va, y compris le Best of 25 ans de carrière. René Simard raconte aussi qu’il a une vision un peu différente de sa carrière. «À un moment donné, j’ai rencontré un médecin qui m’a félicité pour ma carrière, mais je lui ai dit que je ne sauvais pas des vies comme lui. Il m’a répondu que j’empêchais bien du monde de prendre des pilules. En y réfléchissant, je me suis aperçu que c’est vrai. Il y a des gens qui me disent que telle chanson leur a fait du bien, que telle autre les a empêchés de se suicider... On ne connaît pas l’impact d’une chanson ou d’un spectacle, et c’est tant mieux. Mais si ça peut aider des gens à comprendre qu’il y a plein de choses positives qui les entourent, ce sera déjà bien.»

Un grand-papa enjoué

René et son fils, Olivier.

Photo : Patrick Séguin / TVA Publications

René et son fils, Olivier.


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René Simard a confirmé que son fils et sa petite famille habitent toujours chez eux. «Ça a pris beaucoup de temps avant qu’ils obtiennent leur permis de construction; ils l’ont eu récemment et ils ont commencé à enlever les arbres sur le terrain. Olivier est bien content. De notre côté, on se sent privilégiés d’avoir notre petite Chloé tous les jours à la maison. On la voit évoluer au quotidien. Elle a eu un an en avril et, à cet âge-là, ça va vite. Elle grimpe et elle s’accroche après les meubles pour se tenir debout. Elle est drôle et tellement merveilleuse!» Rosalie n’est jamais très loin de ses parents non plus. Avec sa mère, Marie-Josée Taillefer, elle va même animer l’émission Une famille comme les autres à la rentrée, sur la chaîne AMI-Télé. La complicité mère-fille est inscrite dans les gènes chez les Taillefer-Simard. 

René, accompagné de sa femme, Marie-Josée Taillefer, et de leur fille, Rosalie, au Gala de l’ADISQ, en 2018.

Photo : Agence QMI, Joël Lemay

René, accompagné de sa femme, Marie-Josée Taillefer, et de leur fille, Rosalie, au Gala de l’ADISQ, en 2018.

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La pièce Le dîner de cons sera présentée du 8 juillet au 27 août à Drummondville, puis à Québec et à Brossard en 2023.
Info:
monarqueproductions.com.

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