Valérie Roberts et Martin Juneau s’ouvrent sur leur famille recomposée | 7 Jours
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Valérie Roberts et Martin Juneau s’ouvrent sur leur famille recomposée

Un couple loin des stéréotypes

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Photo : Bruno Petrozza

Couple inspirant s’il en est un, Valérie Roberts et Martin Juneau forment depuis sept ans un tandem amoureux plutôt loin des stéréotypes. Le chef avait déjà deux filles, Simone et Léonie, et une troisième, Lucie, vient de s’ajouter à cette belle famille recomposée. C’est à l’occasion de la sortie de Festif, un livre de recettes du chef et restaurateur, que nous l’avons rencontré avec son amoureuse.

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Martin, tu nous présentes un magnifique livre de recettes, Festif. Qu’allons-nous y trouver?
Martin: C’est mon deuxième livre de cuisine. Il est plus léger, plus festif. Je suis sorti de mon rôle de restaurateur pour proposer une cuisine qu’on peut faire à la maison. Je voulais que ce soit accessible. Comme nous sommes en mesure de nous rassembler de nouveau, je me suis demandé ce qui plairait aux gens.
Valérie: À la maison, nous recevons énormément, car personne ne veut recevoir Martin Juneau à sa table... sauf ma sœur! Notre maison est faite pour recevoir. Beaucoup de photos du livre ont été prises chez nous. Elles représentent ce que nous faisons et servons quand nous recevons. 

Après deux ans de pandémie, qu’en est-il de tes restaurants?
M.: À titre de restaurateur, c’est une incertitude constante. Mon partenaire, Louis-Philippe (Breton), et moi, nous avons dû fermer quelques commerces à la suite de la pandémie. Mon quotidien, c’est de chapeauter le Pastaga, le Tricot principal, le Chabanelle et l’importation de vins. Nous nous en sommes quand même bien tiré. La clientèle est encore derrière nous et nous avons reçu des subventions gouvernementales. Cela dit, nous avons vécu des stress énormes...
V.: Dès le début de la pandémie, Martin a cuisiné de la nourriture pour emporter. Comme j’avais perdu tous mes contrats, je me suis mise à faire de la livraison.
M.: Ma blonde était à la livraison, ma mère cuisinait les desserts. À travers tout cela, nous avons senti que les gens avaient envie de nous encourager. 

Photo : Bruno Petrozza


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Compte tenu du contexte, vous êtes manifestement toujours amoureux...
V.: Martin et moi sommes très fusionnels. Nous avons déjà essayé de travailler ensemble: ç’a été un échec retentissant. Mais dans notre vie personnelle, nous aimons être ensemble. Pour nous, passer un week-end en tête à tête, c’est le bonheur.
M.: Parfois, nous mettons le système d’alarme le vendredi soir et l’enlevons à nouveau le lundi matin. Nous ne bougeons pas de la maison. Nous poussons les meubles, installons le matelas dans le salon et nous regardons des séries...
V.: Non seulement nous aimons passer du temps ensemble, Martin et moi, mais je suis chanceuse, car il importe du vin et cuisine comme un Dieu! (rires) Honnêtement, c’est un grand privilège dans ma vie. 

Est-ce qu’il t’arrive de prendre la relève aux fourneaux?
V.: Je cuisinais beaucoup avant de rencontrer Martin mais, très rapidement, j’ai constaté que ce que je faisais ne serait jamais à la hauteur de ce qu’il cuisine. J’ai rapidement abdiqué. Nous composons avec les forces de l’un et de l’autre.
M.: Valérie a ses spécialités, qui sont celles de Ricardo...
V.: Je suis une grande fan de Ricardo! Je suis mariée avec Martin Juneau, mais je tripe solide sur Ricardo! (rires)
M.: Je la comprends!
V.: Je ne m’occupe même pas de la vaisselle, car il a une façon bien à lui de la placer dans le lave-vaisselle. Je ne fais pas les courses non plus.
M.: En contrepartie, elle s’occupe de tout le reste. Je me laisse traîner...
V.: On parle beaucoup de charge mentale, de répartition des tâches. C’est un enjeu pour bien des couples. Les repas sont une grande partie de la charge mentale, et c’est Martin qui l’assume. Nous avons trouvé un partage qui nous convient. Nous nous complétons bien.
M.: Nous sommes loin des stéréotypes. Pendant que je m’occupe de la cuisine, Val s’occupe de la cour et de la piscine. 

Photo : Bruno Petrozza

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Vous avez accueilli un bébé durant la dernière année. Parlez-nous de la petite Lucie.
M.: Elle est super curieuse, elle aime découvrir tout ce qu’il y a autour d’elle. Et elle tripe vraiment sur la cuisine... Quand je cuisine, elle crie si elle n’est pas sur le comptoir... Elle est expressive comme sa mère.
V.: Depuis sa naissance, elle s’exprime intensément. Dès qu’on met de la musique, ça la fait beaucoup réagir. Elle est très indépendante. Elle fait ses choses. Lucie joue, marche à quatre pattes, s’occupe par elle-même, explore. Nous découvrons à quel point elle est vraiment chouette. C’est un bon bébé. 

Et avec les filles, ça se passe bien?
V.: Ce sont deux grandes sœurs exceptionnelles. Lucie est vraiment chanceuse... Simone, qui a 12 ans, est extrêmement maternelle. Léonie, 9 ans, veut jouer avec elle. Lucie aime ses sœurs. Elle les regarde avec un regard tellement admiratif, elle n’en revient pas de ces deux filles-là! C’est une belle relation. Lucie est très allumée, mais nous sommes quatre à l’aimer, la chérir, la stimuler.

Photo : Bruno Petrozza


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Est-ce satisfaisant de voir comme les filles s’entendent bien?
M.: Bien sûr! C’est harmonieux, mais ça représente aussi des défis. Je trouve que nous avons une belle synergie. Tout le monde fait ce qu’il a à faire et chacun prend le relais quand c’est nécessaire. Valérie quitte la maison à 4 h 30 le matin. Ce temps de qualité, je ne l’ai jamais eu avec mes plus grandes. C’est vraiment cool de pouvoir avoir cette relation. Quand j’ai les deux grandes, il y a la garderie et l’école. Il n’y a aucun moment de répit!
V.: Au début, ç’a été difficile. Nous avions deux grandes en garde partagée qui avaient leur réalité chez leur maman et leur réalité avec nous. Puis, nous avons ajouté un bébé à cette équation. Les filles ont moins d’attention, parce qu’un bébé en demande beaucoup. J’ai toujours été une belle-maman pour les filles, mais je suis aussi devenue une maman. Il a fallu nous adapter. Nous avons trouvé un bel équilibre, mais il y aura d’autres périodes de déséquilibre. Toutes les familles ont leurs difficultés, leurs enjeux. Les familles recomposées en ont d’autres. Nous avons traversé de gros obstacles dans notre relation amoureuse, dans notre relation familiale, mais nous sommes à une étape où c’est très agréable... 

À titre de couple et de famille recomposée, vous restez un beau modèle pour plusieurs...
V.: Le but, c’est de dire que ce n’est pas toujours facile... Lorsque j’ai accouché, Martin m’a encouragée à partager une photo en expliquant pourquoi je ne voulais pas le faire. Je ne me sentais pas bien... Lorsque j’ai eu mon bébé, j’ai trouvé ça vraiment difficile. J’ai évoqué le quatrième trimestre, les difficultés qu’on traverse, le fait de rentrer chez soi avec sa bedaine de femme enceinte et de porter une couche... Dans les films, ça ne se passe pas comme ça. La plupart des femmes n’osent pas en parler. Quand je l’ai fait, j’ai reçu des milliers de messages! Parfois, quand on nous regarde sur les réseaux sociaux, on nous trouve parfaits et «cutes», mais ce n’est pas toujours facile. C’est magique d’avoir un enfant, mais il y a des choses qui le sont moins. Le corps change... J’ai la chance d’avoir un chum exceptionnel qui m’encourage... 

Photo : courtoisie

Festif, publié aux Éditions de l’Homme, est maintenant disponible en librairie ou sur qublivre.ca.
Martin est propriétaire du Pastaga, du Tricot principal et du Chabanelle.
Valérie coanime Debout les comiques, du lundi au vendredi 5 h 30 à CKOI 96,9.
Elle fait également des chroniques culturelles à Drainville PM, du lundi au vendredi 12 h au 98,5 FM.

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