Bruno Blanchet fait de rares confidences sur sa vie en Thaïlande | 7 Jours
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Bruno Blanchet fait de rares confidences sur sa vie en Thaïlande

Image principale de l'article De rares confidences sur sa vie en Thaïlande
Photo : © Paul Ducharme / Échos Vedettes

Bruno Blanchet est de retour au Québec pour quelques semaines, le temps de nous présenter son projet de série Web, La mélancolite, 10 épisodes de 10 minutes présentés sur Tou.tv où il partage la vedette avec Guy Jodoin. Rencontre avec un grand voyageur qui, comme toujours, fourmille d’idées pour les mois à venir, entre le Québec, la Thaïlande et... le monde!

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Bruno, on t’a récemment vu arriver sur le plateau de Tout le monde en parle pour faire une surprise à Guy Jodoin. Ça a dû être quelque chose à organiser!
Écoute, j’ai été le premier surpris! J’étais en Thaïlande quand l’équipe de Guy A. m’a dit qu’il aimerait que je sois sur le plateau de l’émission le dimanche 1er mai. On était mardi, c’était au moins deux jours de voyage, je n’étais pas à Fort Lauderdale! Dans un premier temps, j’ai dit non, que ce n’était pas possible, et après en avoir parlé à ma copine, elle m’a dit que je ne pouvais pas passer à côté de ce genre de folie. Elle commence à me connaître! Partir sur un coup de tête pour surprendre Guy Jodoin sur le plateau, ça me ressemble et j’ai décidé d’y aller. Personne ne le savait, ni ma mère ni mon fils. J’ai été caché à l’hôtel durant deux jours en attendant la présentation de l’émission. Quand j’ai planifié mon départ, j’ai décidé de prendre un aller simple parce que sinon, deux jours plus tard, j’aurais été en route pour revenir en Thaïlande. Je voulais voir comment les choses allaient se présenter. 

Photo : © Paul Ducharme / Échos Vedettes

As-tu des projets en cours?
En principe, je dois tourner la quatrième saison des Vacances de Monsieur Bruno en Thaïlande. Je me suis fait opérer le 1er avril d’une hernie inguinale; c’était très incommodant et je ne pouvais retarder l’opération, qui s’est bien déroulée. Donc, le tournage de mon émission a été retardé. Finalement, le mois d’avril a été assez surprenant! Là, je suis au Québec et j’ai comme envie de rester ici, je ne sais pas pour combien de temps. J’ai eu de belles demandes de gens avec qui j’ai envie de travailler, et ça adonne qu’ils font de beaux projets. Il y a plein de petites choses qui ne sont pas tout à fait confirmées, mais je pense que ça va me garder ici un bon deux mois.

Est-ce que ta femme te dit qu’elle a hâte que tu reviennes?
Non, en Thaïlande, ils sont très occupés sur un nouveau contrat en ce moment. Et là-bas, ils n’ont pas les mêmes vacances que nous. Pendant qu’ici, c’est l’été et qu’on en profite pour être en vacances, pour eux, c’est le Nouvel An, qu’on appelle le Songkran, et tout de suite après ils se mettent à travailler fort. Le fait que je ne sois pas là ne dérange pas grand-chose, parce qu’elle est super occupée.

Dans quel milieu travaille-t-elle?
Bo est vérificatrice dans une grande banque thaïlandaise, la «banque jaune». Là-bas, toutes les banques ont une couleur. Elle a une belle responsabilité et elle va devenir vice-présidente cette année, alors quand je ne suis pas dans ses jambes, ça ne la dérange pas. 

Ta mère devait être surprise de savoir que tu étais à Montréal...
J’ai profité d’une pause pendant l’émission pour lui téléphoner. Elle m’a dit: «Quand j’ai vu que tu étais là, à l’émission, je suis tombée dans ma chaise!» Elle m’a fait rire. Elle était heureuse et, en même temps, elle était surprise, elle ne s’attendait pas à ça — tout comme Guy, qui a vraiment mordu à l’hameçon! 

Y avait-il longtemps que tu n’avais pas vu ta mère?
Non, j’étais parti le 10 décembre. Sauf qu’à cause de la pandémie, je ne devais pas revenir, peut-être pas avant 2023. Je suis en train d’écrire la saison 2 de La mélancolite, en plus d’un livre et d’autres trucs en développement, alors je n’avais pas besoin de revenir au Québec. L’émission était une bonne excuse. Moi, ça me prend toujours une raison pour faire un mauvais coup comme celui-là!  

Les gens sont curieux de savoir comment se déroule ta vie en Thaïlande. Peux-tu m’en dire plus?
Je travaille de chez moi, sauf qu’au lieu d’être sur la rue de Bordeaux, je suis sur le Rama 3, dans le quartier de Yan Nawa. Ou bien je suis sur une île quelque part, parce que ma copine et moi, on fait beaucoup de course en sentier et de marathon. On s’est mis à la plongée en apnée depuis le mois de décembre et on tripe, on aime ça comme des bébés! Je faisais déjà de la plongée, mais plonger en profondeur sans bouteille et rester sous l’eau durant quelques minutes, c’est quelque chose de remarquable. 

En Thaïlande, Bruno fait régulièrement de la course et de la plongée avec son épouse, Bo.

Photo : Collection personnelle

En Thaïlande, Bruno fait régulièrement de la course et de la plongée avec son épouse, Bo.


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Vous êtes mariés depuis un an et demi. Vivez-vous seuls, tous les deux?
Oui, on est deux professionnels avec beaucoup de plantes et beaucoup de temps aussi pour faire la cuisine. En plus, là-bas, on a accès à des légumes de saison toute l’année. C’est l’avantage d’être là durant l’hiver. Je ne suis pas riche du tout, et la raison pour laquelle je vis en Thaïlande, c’est que la vie me coûte moins cher. C’est pour ça que j’essaie d’y passer plusieurs mois par an. Si j’étais ici, il faudrait que je travaille plus, et j’aurais moins de temps à consacrer à ce que je veux faire de façon plus précise. Je croise les doigts, je n’ai aucune dette et je me souviens que mon père m’a dit un jour: «Être riche, ce n’est pas avoir de l’argent. Être riche, c’est de ne pas avoir de dettes.» 

Photo : Collection personnelle

La mélancolite, c’est une façon de faire un retour sur les capsules délirantes que vous faisiez, Guy et toi?

Exactement, et j’ai eu l’occasion de travailler sur le film La grande séduction. J’ai vu la réaction des gens et j’ai trouvé ça bien l’fun de faire partie d’un projet feel good. Ça génère une belle énergie qui demeure. Ça m’influence beaucoup sur le plan de la création, de voir jusqu’où on peut aller dans la tendresse, l’émotion et l’amour, à l’intérieur d’un monde d’humour. On a parfois tendance à grafigner, à écorcher et à se moquer. Je vais poursuivre là-dedans, mais tout est question d’équilibre.

Photo : © Radio-Canada

Tu as toujours eu quantité d’idées en tête, et on sent qu’après tant d’années, la passion pour la création est plus présente que jamais!
La passion est la flamme qui nous consume, ce désir d’être un petit peu plus fou. Ce qu’on a fait avec ce projet, on n’aurait pas pu le faire il y a 20 ans. On n’aurait pas pu aller dans ces zones d’intimité, de complicité et de tendresse. Les gens auraient pensé qu’on faisait semblant, mais quand Guy et moi on est dans les bras l’un de l’autre, on se dit des vraies affaires. Sauf que la mise en scène est un peu tordue! Le propos est un petit peu décalé, mais on exprime de vrais sentiments. C’est le moteur de toute la série, c’est pour ça que c’est important de pouvoir aller là. Ça m’a tellement rassuré quand j’ai vu les images. Mais on est aussi entre vieux chums à se donner des bines, des tapes dans le dos et à s’envoyer promener... 

Dirais-tu que Guy est en quelque sorte le frère que tu aurais aimé avoir?
Les frères ne travaillent pas toujours ensemble. Souvent, ils sont un peu à l’opposé, mais c’est clair que nous sommes frères dans la création. Pour la première fois, j’ai l’impression que je peux considérer qu’on est un duo. J’ai toujours l’impression de le voler à d’autres productions et, même s’il est partout sur la glace, à partir de ce qu’on a vécu dans le dernier tournage, j’ai la conviction, comme lui, qu’on pourrait penser en termes de duo. S’il devait y en avoir un, j’aimerais bien amener Guy Jodoin et Bruno Blanchet sur scène. 

Guy Jodoin joue dans la comédie loufoque de Bruno Blanchet, La mélancolite. «Jusqu’à maintenant, la réaction du public est formidable. On ne peut pas être plus satisfaits que ça.»

Photo : © Radio-Canada

Guy Jodoin joue dans la comédie loufoque de Bruno Blanchet, La mélancolite. «Jusqu’à maintenant, la réaction du public est formidable. On ne peut pas être plus satisfaits que ça.»


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Ce serait comme une suite logique, un bel aboutissement?
J’ai incorporé la course à pied dans le projet de La mélancolite parce que j’aime courir et je me mettais au défi d’être en forme. J’aime les projets dans lesquels il y a un certain niveau de création et de responsabilité. Si je devais faire une deuxième saison où Guy et Bruno seraient sur la scène, je créerais un ou plusieurs numéros qu’on présenterait devant public de manière à les filmer, et à finalement être sur la scène pour vrai. Est-ce que ça donnerait naissance à un spectacle sur scène? Pourquoi pas! Un spectacle où tout pourrait arriver, comme dans La mélancolite. Je défie n’importe qui de deviner la fin! (rires) Je la connaissais, bien sûr, mais le chemin que j’ai pris pour y arriver était, disons, assez tordu. Jusqu’à maintenant, la réaction est formidable, on ne peut pas être plus satisfaits que ça. On faisait ça en se disant que ça allait passer ou casser et c’est fou, mais ça se tient.  

La mélancolite est présentée sur Tou.tv.
On peut suivre Bruno sur ses réseaux sociaux pour en savoir plus sur ses projets.

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