En couple depuis 25 ans, Mélissa Désormeaux-Poulin fait de rares confidences sur sa relation | 7 Jours
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En couple depuis 25 ans, Mélissa Désormeaux-Poulin fait de rares confidences sur sa relation

Image principale de l'article De rares confidences sur son couple
Photo : Dominic Gouin / TVA Publications

Douceur est le mot qui me vient en tête pour vous présenter mon invitée d’aujourd’hui. Humanité aussi. Notre première vraie rencontre s’est déroulée sur le plateau de Bien — coup de cœur instantané. Après son passage sur le plateau, j’ai eu envie de jaser plus longtemps avec elle. J’ai donc invité Mélissa Désormeaux-Poulin pour une entrevue chez moi, et elle a tout de suite accepté. Yeah! 

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Je lui offre un café, on s’installe confortablement dans le divan et la jasette reprend comme si elle ne s’était jamais arrêtée. Spontanément, on parle de travail. Près de 30 ans qu’elle fait ce métier qu’elle adore, et les projets se multiplient. De la chance? Pas seulement. «De la chance, il en faut pour durer dans ce métier. Mais il n’y a rien comme le travail. Quand je décroche un rôle, je crée mon personnage pour qu’il soit le plus vrai possible, je veux l’incarner. Donc, oui, beaucoup de travail, et tu as raison, je suis effectivement très chanceuse, mais je ne tiens rien pour acquis. Je reçois l’amour du public avec humilité. J’aime les gens et j’adore jaser avec eux.» Après avoir beaucoup tourné ces derniers mois, Mélissa fait maintenant la promotion de tous ces projets qui la portent. «C’est plus tranquille, mais pas tant. (sourire) Mais, oui, j’en profite pour me pencher sur du nouveau et éventuellement reprendre le tournage de la deuxième saison de ces séries. En fait, ce n’est jamais complètement tranquille dans ma vie. Un peu comme toi, Saskia?» Je comprends vite ce qui fait vibrer Mélissa: c’est l’humain avant toute chose. D’ailleurs, avec beaucoup de doigté, elle a pris les rênes de l’entrevue, et c’est moi qui me suis retrouvée à lui répondre. Quel bonheur d’échanger avec elle! Mais bon, c’est moi qui pose les questions. (Elle rit.)

Photo : Dominic Gouin / TVA Publications


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Suivre ses traces
Même si Mélissa est effectivement très discrète en ce qui concerne sa vie privée, il lui arrive de s’ouvrir davantage, particulièrement quand ça concerne ses filles, qui ont déjà commencé à suivre les traces de leur mère. «M’imaginer les voir exercer le même métier que moi n’est pas chose facile. En fait, mon chum et moi avons choisi de voir ça — pour le moment — comme du parascolaire. Ça met moins de pression à tout le monde. Je ne voudrais pas qu’elles soient déçues, tu comprends? Être choisies... Pas choisies... C’est tellement confrontant. Oui, elles font des auditions, je les aide même à apprendre leurs textes, mais il faut que ça reste un jeu et que ça se fasse dans le plaisir. La grande (Léa) veut déjà se dissocier de sa mère et c’est normal, elle veut faire son propre chemin. Florence (la plus jeune) pose encore un regard ludique sur ce métier, alors c’est tant mieux. Je vais les accompagner tant et aussi longtemps qu’elles le souhaiteront.» 

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L’admiration de l’autre
Quand on parle de sa famille, elle devient fébrile et même émotive. «Mes filles sont tellement belles, curieuses, agréables avec les autres. J’adore les voir grandir. Elles ont déjà des chemins inspirants. Ma famille, c’est mon équilibre. Je suis avec un homme qui travaille fort. J’ai beaucoup d’admiration pour lui. D’ailleurs, je trouve ça très important dans une relation de couple. Évidemment, depuis deux ans, Jonathan est à la maison à cause du télétravail. On a quand même fait quelques ajustements, il a fallu s’habituer l’un à l’autre. Se voir plus, partager le même espace, c’était nouveau pour nous. Mais, après 25 ans de vie de couple, ça se passe super bien et, sérieusement, quand nous sommes juste nous deux, c’est la plus belle chose au monde. On se complète tellement bien. On cultive ce bonheur si précieux.»

Une douceur bienfaisante
Dans notre discussion, on ne peut pas passer à côté de cette satanée pandémie, malgré toutes les insécurités qu’elle a fait naître en nous. Mélissa s’estime chanceuse, car elle a continué à travailler et à voir du monde. «Je pense que c’est ce qui m’a aidée à trouver un équilibre. J’ai eu le sentiment que la vie continuait quand même. Et maintenant, j’ai l’impression que la vie reprend son cours, j’ai envie de voyager, de savourer chaque moment.» Elle me le répète: ce qui la passionne avant tout, c’est de partir à la rencontre de l’autre, d’écouter ce qu’il a à dire. «Je me nourris énormément en écoutant. C’est très apaisant de se mettre dans un état d’ouverture parce que, par la force des choses, on reçoit sans rien demander.» Ces moments qu’elle qualifie de contemplatifs l’amènent à faire des prises de conscience. «Je suis bien, seule, mais j’avoue que je ne me le permets pas souvent. C’est comme si je gaspillais mon temps. Pourtant, je sais bien qu’un bon livre ou un feu de foyer me comblent de bonheur. J’adore bouger aussi...» C’est vrai que bouger est un excellent exutoire; pour faire sortir le stress de la vie quotidienne, il n’y a rien de mieux. «Tous les jours, je ressens ce besoin de bouger. Ça me fait du bien de me dépenser. Je vais au gym avec un entraîneur, je me fais dire quoi faire et j’adore ça. (rires) Je ne suis pas une fille de l’extrême, je préfère faire du paddle board ou du ski de fond. J’aime les sports qui se font en douceur. J’ai aussi découvert les bienfaits du yoga, ça me permet de m’ancrer. J’aime encore plus quand on fait ça en famille.» 

Photo : Dominic Gouin / TVA Publications


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Vieillir à l’écran
Mélissa aura 41 ans en juillet. Elle utilise le mot «ébranlée» pour dire comment elle s’est sentie en amorçant la quarantaine. Comme si soudainement tout l’espace-temps changeait. «Je sais que c’est un cliché, mais la vie est courte et il faut vraiment en profiter. J’ai aussi perdu une grande amie alors qu’elle avait à peine 35 ans; ç’a été extrêmement dur. L’urgence de vivre s’est installée en moi. Pourquoi remettre à demain ce que je pourrais faire maintenant? Si je veux être honnête avec toi, vieillir à l’écran me trouble aussi. C’est tellement important de rester vraie pour mes filles. Je sais que je suis à l’aube d’un nouveau cycle, et il faut que je l’embrasse et que je sois bienveillante envers moi-même. Je comprends aussi la pression de mon métier, car il y en a une, elle est réelle. Il faut savoir se renouveler, car tout ça est éphémère.» En même temps, il y a aussi des avantages à vieillir, comme celui de ne plus craindre de s’affirmer. «C’est la belle affaire, en vieillissant. C’est tellement important de se trouver belle pour accepter de se voir changer, malgré l’âge. Les femmes, on a de la difficulté avec ça.» Je lui répète au moins 20 fois à quel point elle est magnifique — et je sens que ces compliments lui font plaisir —, mais qu’elle ne se voit pas comme moi je la vois. «Je suis désolée, mais je ne me suis jamais permis de me voir belle, comme si ça diminuait mon talent. J’ai toujours voulu qu’on me reconnaisse pour autre chose qu’une belle face, tu comprends? Le regard de l’autre, ce qu’il pense de moi, ça ne me laisse pas indifférente. Je sais qu’il y a des choses tellement plus importantes que ça! Il me reste du travail à faire. M’aimer telle que je suis sera certainement ma plus longue quête. Mais, comme je te le dis, j’embrasse tout ça.»

Photo : Dominic Gouin / TVA Publications


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Bien s’entourer
S’entourer de gens qu’elle aime, tant au travail qu’en privé, est primordial pour son bien-être. Dans un monde où tout va trop vite, son réconfort, Mélissa le trouve, entre autres, auprès de son homme, qu’elle aime depuis ses 15 ans. Elle sourit, les yeux étincelants: «Vingt-cinq ans de vie de couple, c’est pas rien dans notre monde où tout est interchangeable. Je ne me vois pas comme une marginale, je connais d’autres couples qui durent depuis longtemps, mais tu sais, mon histoire, ce n’est pas un conte de fées. Ça demande du travail et de l’ouverture. Je suis aussi comme ça en amitié. J’aime les longues relations où on se connaît presque par cœur et où les mots sont parfois inutiles.» En tout cas, pour moi, elle incarne la réussite et est une source d’inspiration. «Ça me fait drôle de t’entendre dire que je pourrais être une inspiration, car, tu sais, je suis imparfaite à bien des niveaux. Je suis prudente dans ce que je dis. Ou, non... je suis discrète. Pas que j’aie peur de décevoir, mais je ne cherche pas à plaire à tout prix.» Elle change de sujet et continue de me parler de l’éloge de l’autre avec tout ce qu’il a à offrir, et surtout elle me parle de cette cause qui lui tient à cœur: la Fondation Marie-Vincent, qui s’efforce de soutenir les enfants et les adolescents victimes de violences sexuelles et physiques. Un sujet pas facile à aborder, mais essentiel. «Savais-tu que ces agressions se passent généralement dans la famille et que, dans 99 % des cas, l’enfant connaît l’agresseur? C’est un sujet tellement tabou! On m’a approchée probablement parce que j’ai eu la chance d’avoir des projets qui véhiculaient des valeurs familiales importantes. Je voulais m’impliquer dans la protection des enfants; il est tellement important de cultiver une communauté qui protège! Tu sais, les agressions se font généralement dans le secret, donc plus on en parle, moins c’est tabou. Il faut avoir ce genre de discussion avec nos jeunes pour les éduquer tôt à se protéger, à dire non, à comprendre leurs limites. Quand un enfant se confie à nous, notre devoir est de le croire. L’espoir peut revenir et les ailes peuvent repousser. Crois-moi.» Un silence s’installe, nos cœurs de mamans un peu chamboulés. Cependant, être en état d’ouverture, elle le répète, a quelque chose de magique. C’est vrai qu’aller à la rencontre de l’autre a quelque chose de magique! Comme ma rencontre avec toi! À bientôt, Mélissa!

Classé secret, jeudi 21 h à addikTV.
Lac-Noir est offert sur Club illico.
Pour en savoir plus ou pour offrir des dons à la Fondation Marie-Vincent: marie-vincent.org.
Mélissa est aussi porte-parole de Kia Canada.

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