Elizabeth Péladeau profondément habitée par l’esprit de communauté | 7 Jours
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Elizabeth Péladeau profondément habitée par l’esprit de communauté

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Photo: © pazitperez.com

Dans son tout premier livre baptisé Mon Égrégore, l’auteure Elizabeth Péladeau raconte ses meilleures histoires de famille, au rythme de musique coup de coeur soigneusement sélectionnée pour chaque chapitre. Son grand espoir: faire renaître le sens de la communauté au terme de cette période trouble. Entrevue avec une communicatrice qui souhaite profondément faire du bien aux gens. 

Elizabeth, vous qualifiez votre ouvrage de «bouillon de poulet pour l’âme». Qu’est-ce qui vous a incité à raconter des histoires réconfortantes?
Je suis une «fille de com». (Elle a fondé l’entreprise en production vidéo LionZest.) J’écoute les gens, et ils me racontent leur histoire. C’est ma fascination première, dans la vie! Pendant les périodes de confinement, je ne pouvais pas rencontrer mes clients. Je me sentais tellement inutile! Je me suis dit qu’il y aurait sûrement quelque chose que je pourrais faire pour remonter le moral des gens. En novembre 2020, je lisais mon Facebook et je voyais que le monde n’allait pas bien [à la suite de l’interdiction des rassemblements pour Noël]... même si je leur disais que ça irait! Je me suis toujours demandé ce qui se passait dans la tête des gens et, pendant la crise sanitaire, j’étais à la limite plus inquiète pour leur santé mentale que de la covid elle-même. J’ai commencé à écrire des histoires sur Facebook, et on m’écrivait pour me dire qu’on voulait en lire plus. J’ai senti que je faisais une différence à ma façon. C’est ce qui m’a donné un élan pour écrire ce livre.

Il y a un phénomène qui est le fil conducteur de vos histoires et qui explique aussi le choix du titre de votre livre, Mon Égrégore. En quoi ça consiste?
C’est incroyable, l’énergie qui est autour de nous et l’impact des gens sur notre vie; on les tient souvent pour acquis. Des fois, on se sent seul au monde, mais on ne l’est pas. L’égrégore, c’est une énergie qui devient une entité grâce aux connexions avec soi et les autres. Je pense que ce qui nous manque, en ce moment, c’est la communauté. Quand j’étais petite, on riait avec nos voisins et on s’entraidait. Pendant la covid, on a vu qu’on ne peut pas vivre seul, et dès qu’on parle à nos voisins et à nos amis, on se sent mieux. Ça me manque tellement, l’esprit de communauté! C’est ce qu’on a voulu créer avec les réseaux sociaux, mais c’est devenu l’antithèse de l’esprit de communauté.

Photo: © pazitperez.com

Au début de chaque chapitre, vous donnez accès à une playlist musicale, accessible par un code QR. Comment cette idée vous est-elle venue?
C’est la bande sonore de mon livre! J’écoute beaucoup de films et des séries. Les histoires, ça me fascine et j’écoute toutes sortes de choses. Quand tu écoutes un film, la musique, c’est super important. Pourquoi on n’a pas ça pour les livres? J’aime les nouveautés, mais aussi la musique d’Édith Piaf, des années 1950... ça me rappelle lorsque j’étais en auto avec ma mère. Les gens m’écrivent pour me dire qu’ils se remémorent tellement de souvenirs avec la musique! C’est comme une machine à transporter dans le temps. Avec mon livre, je veux qu’on s’intéresse aux histoires des autres. Je veux que ça puisse aider la personne qui traverse le décès d’un être cher, par exemple. Je veux aussi que mon livre parte des discussions entre les générations.

Mon Égrégore est offert en français et en anglais (My Egregore). Pour plus d’informations: myegregore.com

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