Stéphane Fallu redonne aux jeunes en difficulté | 7 Jours
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Stéphane Fallu redonne aux jeunes en difficulté

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Photo: Bruno Petrozza / TVA Publications

Stéphane Fallu a connu une enfance difficile, allant de famille en famille, mais il a fini par trouver un chez-lui rempli d’amour. S’il garde des séquelles de cette période de sa vie, il avance quand même vers le bonheur. Et aujourd’hui, il tente de redonner à des jeunes en difficulté.

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Un lieu mis sur pied à Chambly par l’organisme POSA/Source des Monts, qui vient en aide aux jeunes, porte désormais son nom. La Maison Stéphane Fallu hébergera des jeunes qui ont grandi en centre jeunesse et qui sont maintenant adultes. Stéphane a passé son enfance dans des familles d’accueil. «Ça faisait longtemps que j’avais envie d’embarquer dans un projet pour aider des jeunes qui, à 17 ou 18 ans, se retrouvent avec rien devant eux. Moi, j’ai eu la chance de me trouver une famille et de pouvoir vivre avec un encadrement.» 

En plus de prêter son nom à la Maison, l’humoriste en est le porte-parole, il prend part aux activités de financement et il promet d’être présent pour les jeunes. «Je vais organiser un show d’humour. On a besoin d’argent. La Maison aura six chambres, donc six pensionnaires, et un intervenant sera présent. Il habitera tout près pour les aider, explique-t-il. J’ai rencontré des jeunes... À 16, 17 ans, ils ont déjà des vies d’adultes. Souvent, à 17 ans et demi, lorsque le suivi avec la DPJ se termine, ils s’autosabotent. Comme ils n’ont plus de place où habiter, ils se lancent dans les gangs de rue. On veut qu’ils puissent avoir un endroit où vivre quand ils ne seront plus pris en charge par la DPJ.»  

Certains sont aux prises avec des problèmes d’estime de soi, d’anxiété, de toxicomanie... «C’est jeune pour vivre ça. À cet âge, on est censé penser à ce qu’on veut faire dans l’avenir... aller au cégep et à l’université.»

Il a trouvé une famille
Stéphane est un bel exemple pour eux. Même s’il s’est promené dans cinq familles d’accueil, il a bien tourné. «Avant les familles d’accueil, j’ai été chez mes grands-parents pendant deux mois et chez des oncles et des tantes. Mon père
est décédé quand j’étais très jeune. J’étais le benjamin de quatre enfants; j’avais trois frères. Ma mère a essayé de faire ce qu’elle pouvait avec nous mais, comme elle était pauvre, elle n’y arrivait pas. Mes frères étaient plus vieux, alors j’ai été le premier à partir en famille d’accueil.» 

Si ses expériences au sein de divers foyers n’ont pas toutes été idylliques, Stéphane a fini par trouver une famille aimante où il s’est enfin senti bien. Il était alors en troisième année. «Ils m’ont bien accueilli. J’ai grandi avec eux. Ils ont décidé que je devenais leur enfant. Ils ont aussi adopté un autre garçon; j’ai donc un frère. J’ai légalement changé de nom pour prendre le leur. Avant, j’étais un Dagenais.» Il se considère comme chanceux.

Des séquelles
Une fois adulte, Stéphane Fallu ne s’est donc pas retrouvé dans la rue comme ces jeunes qu’il tente d’aider. «Mais la stabilité, toute ma vie je l’ai cherchée. Même si aujourd’hui j’ai ma maison, ma femme, mes enfants... c’est toujours un combat de ne pas tout lâcher. J’ai une belle résilience, sauf que l’appel de la fête, du party, du côté sombre, c’est facile d’y succomber. J’ai lutté durant toute mon existence pour faire attention de ne jamais délaisser ma stabilité pour tomber dans ces schémas. Et aussi, quand on a vécu le rejet, on croit tout le temps que les gens vont nous laisser tomber. C’est dur de faire confiance.» 

Il admet qu’il a encore aujourd’hui des séquelles de son enfance troublée. «Je suis dans un milieu où tous ont tellement confiance en eux, et moi, je suis comme un gamin là-dedans.» 

Heureusement, Stéphane n’a pas sombré. «Je m’en suis sorti et je vais bien, parce que j’ai été entouré, j’ai eu de l’aide, des mentors, des personnes significatives dans ma vie. Et si je peux aider un peu des jeunes, ce sera une belle façon de redonner.»

La scène l’a sauvé
Qu’est-ce qui a aidé Stéphane Fallu à se raccrocher à la vie dans sa jeunesse? «C’est quand je me suis trouvé une passion: l’impro. J’aimais ça et ça me faisait du bien. Et quand j’ai commencé à être sur une scène, ça m’a permis de dire des choses différentes des autres et de me sentir bien.»

Il travaillait en soins infirmiers avant de bifurquer vers l’humour. Regrette-t-il parfois de ne pas avoir suivi sa première voie? «Quand je regarde le milieu de l’humour aujourd’hui, je me dis que je devrais peut-être... Mais je suis un gars qui suit son instinct, même si des fois il m’a fait planter.»

L’humoriste qui dit aux jeunes de croire en leurs rêves et de les concrétiser réalise les siens. «Je les réalise, mais j’ai encore beaucoup de job à faire... De l’extérieur, ç’a l’air beau, sauf qu’il faut tout le temps travailler pour être bien, pour ne pas se détruire, pour être honnête et essayer de faire le plus de choses possible. Mon but est d’essayer d’être le mieux que je puisse être.»

Sa mère biologique a rencontré ses enfants
Comment et quand a-t-il abordé avec Arthur, 11 ans, et Simone, 10 ans, cette enfance difficile qu’il a eue? «Je pense qu’ils devaient avoir cinq et quatre ans. Ils ont rencontré deux fois ma mère naturelle avant qu’elle ne décède. Ma blonde et moi, on leur a expliqué que papa avait Rachel, qui était sa maman, mais qu’il en avait une autre qui était sa mère biologique. Quand ma blonde a vu ses enfants avec leur grand-mère, elle a vu d’où ils venaient et ç’a été bien important pour elle. Ma fille a gardé une toile de ma mère et elle en parle de temps en temps.» Stéphane a aussi revu ses trois frères biologiques.

Huit ans de bonheur avec sa femme
Cela fait huit ans qu’il a épousé sa belle Sabrina. Est-il allé chercher, avec cette relation, la stabilité qui lui avait manqué dans son enfance? «Peut-être. Je ne saurais dire... On s’est découvert une grande complicité. On est un couple, avec des hauts et des bas. Mais c’est la première relation de ma vie où, quand il y a un conflit, je ne laisse pas tout tomber. On est là l’un pour l’autre. Je suis heureux.»

Pas de remplaçant pour son chien Gustave
La famille a eu un compagnon pendant longtemps. Le chien de Stéphane Fallu, Gustave, est décédé en décembre dernier, après 14 ans. «Je n’ai plus de chien depuis ce temps-là. Je ne suis pas prêt à en adopter un autre. Ça faisait une vingtaine d’années que j’avais toujours un animal. Là, avec les enfants, les voyages, j’ai décidé de faire une pause. Je m’ennuie d’avoir un compagnon mais, en même temps, je ne voulais pas en adopter un de façon impulsive.»

La huitième saison de Refuge animal débarquera sur la plateforme Vrai le 21 juin et s’intitulera Refuge animal: Mission Aristopattes. Cette fois, Stéphane suivra l’organisme Les Aristopattes, qui prend en charge les animaux abandonnés, malades ou blessés. «C’est un bel organisme. Ils donnent une deuxième chance à des animaux. J’ai vécu beaucoup d’émotions avec eux.» 

La huitième saison de Refuge animal débarquera sur la plateforme Vrai le 21 juin.

Photo: © production

La huitième saison de Refuge animal débarquera sur la plateforme Vrai le 21 juin.

L’humoriste écrit aussi un nouveau spectacle. Il animera également la version scénique de Roast Battle: Le grand duel, qui deviendra pour cinq soirs (le 20 avril, les 9 et 25 mai et les 7 et 21 juin) Roast Battle ComediHa! sur la scène du Casino de Montréal. «Il y a plein d’autres belles affaires qui s’en viennent. Je reçois beaucoup d’amour. Je vais vers le bonheur.» 

On peut contribuer à la campagne de financement de la Maison Stéphane Fallu à l’adresse suivante: posasdm.com/maison-stephane-fallu.

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