José Gaudet et Julie Bélanger nous amènent dans les coulisses de Ça finit bien la semaine | 7 Jours
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José Gaudet et Julie Bélanger nous amènent dans les coulisses de Ça finit bien la semaine

Image principale de l'article Dans les coulisses de Ça finit bien la semaine
Vanessa Brossard

Voilà maintenant neuf ans que Julie et José travaillent de concert pour nous offrir, chaque vendredi soir, un show divertissant où le bonheur est toujours au rendez-vous. On les a suivis en coulisses afin d’en apprendre un peu plus sur le déroulement de cette belle émission et d’être témoin du réel plaisir de travailler ensemble qui habite les deux animateurs.

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Julie, à quoi ressemble ton horaire pour Ça finit bien la semaine?
On travaille quatre jours pour bien pré-arer la journée du tournage. L’émission est enregistrée le lundi soir. Donc, après avoir terminé mon émission de radio, je me rends au studio vers 16 h, pour les préparatifs, le maquillage et la coiffure. José, lui, arrive directement de la radio vers 18 h 15. Nous avons ensuite une réunion de contenu avec toute l’équipe, tout en soupant, pour l’émission que nous allons enregistrer le soir même. Le tournage débute vers 19 h 15 et se termine entre 22h30 et 23h.

C’est quand même long!
Oui, ce sont des grosses soirées, car on veut tout le temps bonifier l’émission! C’est notre neuvième saison, alors c’est sûr qu’on veut tout le temps être meilleurs et ne pas faire des choses qu’on a déjà faites. Il y a toujours des surprises pour nos invités: on a une super équipe qui imagine toutes sortes de scénarios, ce qui fait que les tournages sont plus longs. Par exemple, on a reçu Claude Steben, l’interprète du Capitaine Cosmos, afin de recréer Les Satellipopettes pour Dominic Paquet, parce que c’était une émission de sa génération. On a bien ri, c’était l’fun, mais ça fait des grosses soirées!

À quel moment reprenez-vous le travail pour l’émission suivante?
On a congé le mardi, et le mercredi après-midi, on a une réunion en visioconférence pour préparer le tournage suivant. L’équipe de recherche nous présente les dossiers qu’ils ont préparés. On est très investis dans le contenu, José et moi. Le vendredi matin, je lis mes dossiers, je me prépare pour le tournage et je suis en constante communication avec Mélanie Robichaud, notre productrice. Le dimanche, je révise tout pour être bien préparée pour le tournage du lendemain.

Vous semblez vous amuser beaucoup, José et toi...
C’est le fun, parce qu’on dirait que j’ai maintenant atteint une aisance à laquelle j’aspirais depuis longtemps. Je ne sais pas ce qui s’est passé cette année dans ma tête et dans mon cœur, mais on dirait que je m’en permets pas mal plus que lors des années précédentes. Pendant les enregistrements, on sort beaucoup plus de notre plan de match. On y va au feeling, et j’en suis très contente, parce que c’est notre force, à José et à moi, d’écouter nos sentiments dans la vie. Il faut dire aussi que ça nous a vraiment fait du bien que le public participe à nouveau à l’émission. Cette énergie nous a manqué, l’an dernier. Franchement, je me trouve bien chanceuse d’être encore là.

Vanessa Brossard


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As-tu en mémoire quelques moments particuliers survenus durant les enregistrements?
Lors de notre émission de Noël, Yvon Deschamps était sur le plateau, et j’en étais honorée. C’était la première fois qu’il venait à l’émission en neuf ans. Yvon a été l’une des premières personnalités que j’ai interviewées quand j’ai commencé ma carrière. J’avais 24 ans, j’étais journaliste culturelle à TQS Québec, et il avait été extraordinaire, même si j’étais super stressée. Il y avait donc pour moi quelque chose de très touchant dans le fait de le recevoir à l’émission. Ça m’a fait me rendre compte du temps qui passe... et du fait que nous sommes encore là, lui et moi. Quant aux fous rires, il y en a chaque semaine! La mission qu’on s’est donnée est de mettre du bonheur dans la vie du monde.

En neuf ans, vous avez reçu quantité d’artistes, dont plusieurs qui en étaient à leurs débuts...
Oui, et ce qui est le fun dans le fait d’être là depuis longtemps, c’est qu’on développe une relation avec les artistes. On les voit au début de leur carrière, puis pour souligner leurs succès. Je me souviens de Roxane Bruneau, qui était angoissée et pas sûre d’elle quand elle est venue sur notre plateau pour la première fois. Cette année, en novembre, elle est revenue à l’émission, et on lui a remis un disque d’or pour son dernier album. J’étais fière d’être témoin de ce moment. Ça aussi, c’est un privilège. 

J’imagine que vous devez souvent vous creuser la tête pour trouver de nouveaux angles d’entrevue...
Oui, surtout lorsque ce sont des artistes qui sont souvent venus à l’émission. C’est à nous de nous renouveler, et on a une super équipe de recherchistes qui travaille sans relâche! Je pense à François Bellefeuille, qui est venu à l’émission récemment. On l’a souvent reçu et, effectivement, il a fallu se creuser la tête pour trouver des sujets qui n’avaient pas été abordés. Une de nos recherchistes a découvert qu’au secondaire, François voulait être musicien pour pogner avec les filles et qu’il s’était donc inscrit au cours de musique. Il pensait jouer d’un instrument sexy comme la guitare ou la batterie, mais il s’est finalement retrouvé à jouer du hautbois! Il nous a raconté cette histoire à l’émission et, à la fin de l’entrevue, on lui a remis un hautbois pour qu’il en joue. On est chanceux que nos invités embarquent dans notre folie, c’est extraordinaire! 

Vanessa Brossard

 
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José, connaissais-tu Julie avant d’animer avec elle?
Je l’avais déjà croisée à l’émission Deux filles le matin, mais je ne la connaissais presque pas. Quand on m’a proposé l’animation de Ça finit bien la semaine et qu’on m’a demandé si je voulais faire ça avec Julie Bélanger, mon premier réflexe a été de demander si elle, elle voulait. L’animation était son vrai métier et ça m’inquiétait. J’ai demandé à la rencontrer, on a dîné ensemble et, après quatre minutes, je savais que ça allait marcher. Il y avait une chimie entre nous, et nous voilà à notre neuvième saison! 

Julie peut être sérieuse, mais elle aime aussi rigoler, et on peut dire qu’elle s’amuse beaucoup avec toi!
Elle est un bon public pour moi: elle ne s’offense pas facilement et elle est bonne joueuse. En plus, elle est très travaillante. C’est tellement facile et agréable de travailler avec elle. Je pense au tournage de Ça commence bien l’année, par exemple. Ç’a été un gros show, probablement un des meilleurs qu’on a faits, mais ç’a été compliqué d’y arriver avec la covid, les bookings, les débookings... Quand on a terminé l’enregistrement, Julie m’a regardé et m’a dit: «On est chanceux, buddy, on travaille tellement bien ensemble!» Et elle a raison: ce n’est jamais compliqué, on se comprend. Quand on a un problème, on le règle tout de suite et on repart. C’est un charme de travailler avec Julie, je suis vraiment content.      

Vous avez appris à vous connaître et l’émission a aussi évolué au cours des saisons...
Oui. Quand on a commencé, c’était une émission de soirée du genre Deux filles le matin. Dans le sens qu’on jasait de plusieurs sujets de façon plus sérieuse. Mais on a fini par se rendre compte que le vendredi à 19 h il fallait avoir un peu plus de fun que ça. J’aime avoir des conversations sérieuses, et Julie aussi, mais on préfère être dans le bonheur, et l’émission est rapidement devenue à propos de ça. Ça ne veut pas dire qu’on ne va pas aborder un sujet triste ou sérieux avec nos invités, mais, à la base, on est dans le bonheur. 

Vanessa Brossard


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Dirais-tu que le fait que tu puisses justement être sérieux quand ça s’y prête a permis aux gens de découvrir une autre facette de ta personnalité?
J’ai découvert au cours des neuf dernières années que ceux qui m’adoraient dans Les Grandes Gueules pensaient que je ne serais pas capable de faire ce travail parce que j’étais trop fou. Les autres qui m’haïssaient parce qu’ils trouvaient que je prenais beaucoup de place quand j’étais en mode humour ont réalisé que j’avais d’autres dimensions. Et maintenant, ces gens-là apprécient quand je fais le fou! 

Ressens-tu du stress quelques minutes avant le début de l’enregistrement de l’émission?
Tant que ce n’est pas parti, j’ai un trac. J’ai toujours peur d’oublier le titre de la nouvelle série dans laquelle joue notre invité, le titre d’une chanson, une date importante... C’est ce qui m’inquiète le plus, parce que j’ai le sentiment que si j’oublie quelque chose, ça revient à dire à l’invité qui est en face de moi que je ne lui ai pas donné toute l’attention qu’il mérite. Je tiens à démontrer à l’invité que j’ai pris notre rencontre à cœur.

Tu fais cette émission avec Julie, tu es à la radio l’après-midi; quelle est pour toi la suite logique des choses?
J’ai du plaisir dans tout ce que je fais, et j’aurai bientôt des décisions à prendre pour les prochaines années. Par exemple, je ne peux pas décider dans trois mois que je veux faire un spectacle l’an prochain. Si je veux en faire un dans deux ou trois ans, je dois prendre ma décision maintenant.      

Ça finit bien la semaine, vendredi 19 h, à TVA.
Suivez Julie et José à Rythme 105,7: Rythme au travail (lundi au jeudi dès 8 h 30), Julie et Marie, le midi (lundi au jeudi dès 11 h 30) et Y’est 4 h quelque part, (lundi au jeudi dès 16 h).

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