Serge Postigo s'ouvre sur sa nouvelle vie de famille et son succès professionnel à Paris | 7 Jours
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Serge Postigo s'ouvre sur sa nouvelle vie de famille et son succès professionnel à Paris

Image principale de l'article Serge Postigo sur son succès à Paris
Photo : Patrick Seguin

Serge Postigo partage sa vie entre Montréal et Paris depuis quelques années, et voilà qu’on le retrouve sur les planches du Théâtre de Paris sous les traits de Max Bialystock, producteur de Broadway sans scrupules, dans la comédie musicale Les producteurs. Entrevue avec le comédien sur son expérience, sur sa vie de famille à Paris et sur ses autres projets.

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Serge, d’abord, comment ça va?
Ça va bien, je vis vraiment une belle expérience en ce moment à Paris et je me sens privilégié, surtout quand je regarde ce qui se passe au Québec. Je me considère très chanceux de pouvoir jouer ici, à Paris. Tout va pour le mieux dans ma vie, je suis comblé professionnellement et personnellement. Mais le Québec me manque un peu.

Comment a débuté cette aventure des Producteurs?
C’est grâce à ma blonde, Karine. Les producteurs est sa comédie musicale préférée de tous les temps; elle m’en parle depuis des années. Nous étions dans un café et elle a reçu un courriel indiquant que cette comédie musicale allait se faire à Paris et qu’ils passaient des auditions. Elle m’a convaincu de tenter ma chance pour le rôle de Max. Je n’y croyais pas trop; je me disais que tous les comédiens parlant français qui ont plus de 40 ans allaient auditionner pour le rôle, car c’est une œuvre réputée de Mel Brooks et elle est mise en scène par Alexis Michalik — le metteur en scène le plus en vue de Paris. J’y suis allé, j’ai été de ceux qui ont été convoqués en audition parmi les 2000 candidatures, et j’ai eu le rôle. C’est un rôle extraordinaire pour un acteur. 

COURTOISIE/ALESSANDRO PINNA

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Tu effectues ton retour au jeu. Comment ça se passe?
C’est un plaisir de remonter sur scène. J’ai joué dans Papy fait de la résistance ici à Paris juste avant de décrocher ce rôle dans Les producteurs; je n’étais donc pas trop rouillé. Mais jouer me fait du bien, c’est beaucoup plus léger et plus simple que la mise en scène. Je peux me concentrer sur une seule chose, je me laisse porter. Ça m’a aussi fait du bien d’arriver dans une salle d’audition et de me faire demander qui je suis, d’être complètement inconnu. Par contre, même si, depuis quelque temps, j’ai le cœur bicéphale qui se partage entre le Québec et la France, c’est certain que mon cœur reste au Québec. Mais, pour l’instant, je n’y ai aucun projet.

Comment vis-tu cette aventure?
Jouer dans un tel spectacle est déjà une grande chance, alors camper le rôle principal est vraiment un privilège. Mais, en même temps, j’ai un peu le syndrome du survivant: je me sens coupable face à mes amis comédiens et comédiennes du Québec. Je garde donc une réserve quand il s’agit de savourer ce succès ou de partager une critique élogieuse sur le spectacle, par respect pour eux et pour le métier. Je me sens coupable de vivre ça, alors que mes amis ont été cloîtrés chez eux.

Justement, comment se déroule la pandémie, là-bas?
Ici, en ce moment, il y a 400 000 cas par jour, mais ils lèvent les sanctions parce qu’ils se rendent compte que les gens qui attrapent le virus ont des symptômes qui dépassent rarement le rhume. Je l’ai eu, plusieurs membres de l’équipe l’ont eu, mon fils Thomas l’a eu... En même temps, il faut rester conscient que pour des personnes plus fragilisées, ça peut se développer sous une forme plus grave. Ç’a été le cas pour la mère d’un de mes amis, qui est décédée dernièrement. La France a pris le pari de lever les restrictions et d’apprendre à vivre avec le virus. Les salles de spectacles sont ouvertes et nous pouvons être 5000 dans un théâtre.

Toute ta famille est-elle actuellement à Paris?
Oui, mes enfants Scarlett et Valentin vont à l’école à Paris. Karine et eux habitent ici, et moi je partage ma vie entre la France et le Québec depuis 2016. Je passe trois semaines ou un mois au Québec, puis je reviens ici, puis je repars. C’est pas mal ça, ma vie, depuis quelques années. Ma femme est Française et elle a décroché de beaux rôles ici ces dernières années. Nous nous sommes donc installés ici. La vie de mes deux plus jeunes, leurs amis, leur école, c’est en France. Même mon fils Thomas est avec nous en ce moment, car il fait un stage dans une école professionnelle de chant qui mène à un diplôme national. 

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