Sabrina Cournoyer se remémore une grande leçon d’humilité reçue en début de carrière | 7 Jours
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Sabrina Cournoyer se remémore une grande leçon d’humilité reçue en début de carrière

Image principale de l'article Une leçon d’humilité reçue en début de carrière
Photo : Julien Faugere

Sabrina Cournoyer a amorcé sa carrière en 2007 dans le Bas-Saint-Laurent où elle a croisé la route de François Lafond qui a vite reconnu son potentiel. Une rencontre marquante qui a fait d’elle l’animatrice et la jeune femme inspirante que l’on connaît.

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Sabrina, si vous deviez nommer un ange dans votre vie, qui serait-ce?
J’avoue que c’est un exercice difficile à faire, car chaque être humain qui croise notre route nous apporte beaucoup. Mais il y a une personne qui se démarque, et c’est François Lafond. Il a été mon premier boss quand j’ai commencé à la radio en 2007. Il était directeur des programmes de Rock Détente et Énergie à Rimouski; c’est lui qui m’a donné ma première chance. Il m’a aussi grandement influencée dans ma vie personnelle. 

Connaissiez-vous François avant de travailler avec lui?
Je le connaissais de nom parce que sa réputation le précédait. Je savais qu’il était le meilleur coach possible pour apprendre le métier d’animateur. Je venais de finir mon cégep à Jonquière, j’avais un stage à faire, et la station de François acceptait une seule personne en stage à Rimouski. J’ai été choisie — quelle chance, car j’ai vraiment touché à tout, à la coanimation matin et soir, à l’animation de nuit, à la production, au travail de terrain... Pendant cinq semaines, il m’a fait faire de tout et à la fin, je devais lui remettre un démo de mon travail pour le cégep dans le but d’obtenir mon diplôme.      

Et il a aimé votre démo?
Non, pas du tout! (rires) Je pensais que tout était parfait et je me préparais à retourner chez moi, dans ma famille. J’ai reçu un courriel de François. Ouch! Tout était écrit en rouge avec plein de mentions «Ce n’est pas bon!» ou «Tu dois refaire tout ça!» En fait, il a su me dire mes quatre vérités, et ça m’a si bien servie! 

Ça devait être aussi une grande leçon d’humilité?
C’est clair, mais j’étais découragée, j’avais appelé ma mère en pleurant et j’ai tout recommencé. Au fond, il voulait juste que je donne le meilleur de moi-même, et j’avoue que j’avais tourné quelques coins ronds. (rires) Il a été dur avec moi, mais ça m’a poussée à être plus vigilante et à toujours donner le meilleur par la suite. Finalement, François m’a engagée à Rock Détente, deux mois après mon stage. 

Il venait de vous lancer un gros défi à relever, non?
Oui, vraiment! À 20 ans, alors que mes amis sortaient tous les week-ends, je travaillais d’arrache-pied et j’avais l’impression que j’allais craquer. En fait, j’étais sur le point de tout lâcher quand François a décidé de me transférer à Énergie sur l’horaire de la semaine, où j’ai travaillé pendant trois belles années. Je crois qu’il avait un radar en ce qui me concerne!

Photo : Julien Faugere


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A-t-il aussi influencé votre vie sur le plan personnel?
Oui. François m’avait obtenu une entrevue à Énergie de Drummondville pour la coanimation du matin et la chronique culturelle, mais j’étais en froid depuis quelque temps avec quelqu’un de mon entourage qui habitait Drummondville. La simple idée de croiser cette personne m’angoissait, alors je ne voulais pas y aller. Quand j’ai expliqué la situation à François, il a répliqué: «Sabrina, quand est-ce que cette personne-là va cesser de te mettre des bâtons dans les roues? Tu as devant toi une opportunité en or, alors va passer cette entrevue.»

Et vous l’avez écouté.
Grâce à ce qu’il m’a dit, j’ai foncé et j’ai décidé de ne plus jamais donner autant de pouvoir à qui que ce soit. J’ai eu la job à Drummondville et j’ai gagné un concours à Musique Plus, j’ai commencé à y travailler comme VJ. Tout le reste a suivi, dont Salut Bonjour.

Donc si on vous apprécie depuis plusieurs années à Salut Bonjour, c’est en partie grâce à François Lafond?
Oui, vraiment, et même si j’avais parfois peur de lui, car je trouvais qu’il me poussait trop fort, il a bien fait puisque ça a déclenché plein de belles choses pour moi. Si je me plante dans une de mes chroniques à Salut Bonjour, je le sais tout de suite. Je pense à François et je me reprends. Il m’a aussi appris à ne pas être en panique si j’ai un blanc en ondes. Si ça arrive, je sais que je dois respirer un bon coup pour tomber en mode solution. François a été pour moi un coach exceptionnel et il a pris le temps de vraiment m’enseigner mon métier.

Qu’avez-vous apprécié le plus de lui?
Sa rigueur, son souci du détail et le fait qu’il ait toujours été si exigeant. Il a fait beaucoup de coaching dans sa carrière avec plusieurs débutants. Je comprends à présent qu’il savait ce que je pouvais faire alors que je l’ignorais moi-même. Quand on commence, au début de la vingtaine, très souvent on veut finir les choses plus rapidement, et son intervention m’a forgée avec rigueur, autant dans ma vie professionnelle que sur le plan personnel.

Est-ce qu’il y a quelque chose que vous avez moins aimé de lui?
La même chose! (éclat de rire) Par contre, quand je pense à cette journée où il m’a demandé de refaire mon démo, je constate l’impact que cela a eu sur moi, car il m’a ramené les pieds sur terre. Depuis, je n’ai jamais été au-dessus de mes affaires, et c’est parfait, car je veux toujours m’améliorer. Je tiens à ce qu’il sache qu’il a réussi à faire de moi une meilleure personne sur tous les plans. Merci François!

Collection personnelle

«Je savais que Sabrina avait apprécié le fait qu’on travaille ensemble, mais je ne savais pas à quel point, et comme je suis très discret dans la vie, ça me gêne un peu. (rires) J’aime les jeunes et je les ai souvent accueillis et formés au fil des années en leur donnant de bons trucs et outils pour réussir dans le monde des médias. Je ne suis pas surpris du parcours de Sabrina, je suis fier de voir où elle est rendue. Elle est authentique, elle aime le monde, et ça se sent. Par contre, en début de carrière, elle était souvent en mode panique et avait peu confiance en elle. Je lui ai déjà dit: “On ne gagne pas la coupe Stanley chaque année, alors ne t’attends pas à toujours être la meilleure. Tu vivras des moments plus difficiles.” Je me souviens très bien de sa première journée à animer à la radio, elle tripait et je la sentais vraiment à sa place.» - François Lafond


Sabrina Cournoyer est chroniqueuse culturelle à Salut Bonjour, diffusé du lundi au vendredi dès 6 h, sur les ondes de TVA.

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