Marie-Eve Janvier se confie sur son retour au travail après la naissance de sa fille Laurence | 7 Jours
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Marie-Eve Janvier se confie sur son retour au travail après la naissance de sa fille Laurence

Image principale de l'article Son retour au travail après l'arrivée de sa fille
MARÏ PHOTOGRAPHE

J’ai passé mon enfance scotché sur ma grand-mère Déry. Et d’aussi loin que je me souvienne, je l’ai toujours entendue dire, lorsqu’elle quittait une amie: «Je sais que c’est une bonne personne pour moi, parce que je me sens bien plus de bonne humeur là qu’avant de la rencontrer!» Chaque fois que je croise Marie-Eve Janvier, c’est la voix de ma grand-mère qui résonne en moi et qui me rappelle combien elle est une personne précieuse dans ma vie. Notre métier a fait que nous nous sommes rencontrés à de nombreuses reprises, mais c’est en juillet dernier qu’il nous aura permis de devenir de véritables amis. Marie-Eve embarquait à pieds joints dans l’aventure télévisuelle du Meilleur pâtissier du Québec, malgré la naissance de Laurence, trois mois auparavant. Pour ma part, je me sentais fébrile d’être à l’animation d’une telle émission de télévision. Un regard aura suffi pour qu’on capte de part et d’autre ce privilège de faire partie de cette grande aventure culinaire encensée dans plus de 37 pays. Rencontre avec l’une des personnes les plus humbles et les plus gentilles que je connaisse.  

GENEVIÈVE CHARBONNEAU


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Marie-Eve, tu en étais où dans ta vie quand on t’a proposé l’animation de l’émission Le meilleur pâtissier du Québec?
Ma réponse va peut-être avoir l’air cliché, mais ç’a été comme la cerise sur le sundae. C’est le projet auquel je ne m’attendais pas et qui est arrivé à un moment où je préparais la venue de mon deuxième enfant. Je terminais mon contrat à la radio, et cette annonce m’a permis de me projeter un peu plus loin dans ma vie. Je me suis imaginée à l’été avec ma petite fille, et ça m’a plu!

Est-ce que tu dirais que c’est venu apaiser l’insécurité chez une pigiste qui craignait de ne pas avoir de travail après un accouchement?
C’est en plein ça! Et en plus, ç’a été extrêmement positif pour moi de savoir qu’un défi m’attendait, car j’aime ça avoir de la broue dans le toupet!

Mais as-tu encore peur de manquer de travail même après 20 ans de métier?
Il y a toujours cette petite voix à l’intérieur de moi qui me dit que tout pourrait s’arrêter du jour au lendemain... Alors, je suis surprise et heureuse quand on pense à moi pour un projet.

BERTRAND EXERTIER


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Quels étaient les défis que tu t’étais fixés pour ce tournage?
J’ai eu envie de ne pas mettre mes filtres habituels.

Quels sont-ils?
Je me sers de filtres, non pas pour me cacher de quoi que ce soit, mais bien pour analyser chaque détail avant de plonger. Et là, j’ai décidé de ne pas réfléchir et de m’amuser. On m’a présenté ce projet en me disant que ce serait très convivial et serein, que les plaisirs de la pâtisserie seraient au premier plan, que ce serait tourné en été, sous un chapiteau au cœur de la campagne, avec des participants allumés et remplis d’humour. Alors, j’ai vu là l’opportunité de me défaire de l’envie que j’ai de toujours vouloir être parfaite.

Tu t’es mise en état de confiance totale...
Tout à fait! Faire confiance à mon instinct d’animatrice, faire confiance à mon coanimateur, à notre intelligence respective, et faire confiance à l’équipe de création derrière moi et lâcher prise! J’ai vu en cette émission la chance de mettre en œuvre ce que je souhaite depuis tellement d’années: être drôle et spontanée dans un lâcher-prise total. 

BERTRAND EXERTIER


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Je t’ai vue te déployer comme comédienne, et le metteur en scène en moi doit te dire qu’il a vraiment été impressionné!
Je me suis sentie en confiance avec toi et je me suis prêtée au jeu avec tellement de plaisir. 

Qu’est-ce qu’on va découvrir de toi dans cette nouvelle émission?
Tout d’abord, dans toutes les versions produites dans le monde, il y a toujours un sketch d’ouverture. Et avec toi, Joël, on s’est amusés à l’improviser à chaque émission. Je t’ai aussi demandé de me sortir de ma zone de confort et, grâce ou à cause de toi, je suis devenue une meneuse de claque hystérique, une chanteuse d’opéra excessive, une freak du Jell-O, etc. Tu m’as aussi convaincue d’animer avec des raquettes en babouche alors qu’on était en pleine canicule! (rires) J’ai toujours fantasmé sur le fait de laisser aller mon fou et de m’amuser à la télé. J’ose croire que notre folie et notre légèreté vont transparaître à l’écran, car on en a besoin plus que jamais. 

Un autre défi de taille t’attendait, puisque Laurence n’avait que quelques mois lors du premier tour de manivelle du Meilleur pâtissier du Québec...
Oui, et en plus, Jean-François commençait une grande tournée québécoise avec Salebarbes, et Léa se préparait pour sa première rentrée scolaire. Mais je te dirais que mon plus grand défi a été de commencer un sevrage d’allaitement avec Laurence. Je savais que ce ne serait pas la même chose qu’avec Léa et je me suis répété sans cesse que je pouvais vivre cette maternité différemment, tout en prenant soin de mon bébé. 

Je l’ai ressentie, cette dualité, lors du premier jour de tournage, mais je t’ai sentie forte et alignée sur ton objectif...
Cette journée-là, je me répétais sans cesse: «Une maman heureuse a des enfants heureux!» Je voulais m’alléger l’esprit le plus possible pour que cette bulle de bonheur que je vivais sur le plateau m’accompagne lorsque j’arriverais à la maison. Et c’est ce qui s’est produit! Ça a aussi permis à mon père de venir s’occuper de ses deux petites-filles tout seul. Il a pu tisser des liens exceptionnels avec elles...      

BERTRAND EXERTIER


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Un homme peut reprendre ses activités professionnelles quelques jours après la naissance de son enfant, mais une mère qui reprend vite le collier, est-ce qu’elle risque d’être jugée?
En effet! Mais pour ma part, je sais que pour être une mère tout à fait heureuse, j’ai besoin d’être à la fois dans une bulle maternelle et dans une bulle professionnelle. J’ai besoin de rayonner en dehors de ma bulle familiale. Je suis très heureuse de mon choix. J’ai vu ma Laurence être nourrie par d’autres personnes que moi; c’est un magnifique cadeau que je nous ai fait. 

Comme ta vie professionnelle et ta vie familiale prennent beaucoup de ton temps, quelle place occupent tes amitiés dans ta vie? Je te dirais que je veux travailler avec mes amis. Je comprends la valeur qu’a une amitié dans le cadre du travail.      

Quand tu étais enfant, quelle place prenait l’amitié?
J’étais une enfant solitaire. Une fille de petits groupes! Quand il y avait trop de monde, je devenais la «malaisante»; personne n’avait envie de venir me parler! (rires) Je crois que j’ai changé aujourd’hui, mais je demeure assez discrète lors d’une première rencontre. D’ailleurs, Marc-Olivier, qui était mon voisin en face de chez nous lorsque j’étais jeune, est toujours mon ami aujourd’hui! Avec le temps, j’ai appris que je n’avais pas besoin d’être parfaite en amitié ou de ne pas toujours dire à l’autre ce qu’il a besoin d’entendre. Quand j’ai compris ça, ça m’a ouvert aux autres. Mon meilleur ami est indéniablement Jean-François! C’est la seule personne avec qui je suis moi à 100 %.

Ce que j’ai tout de suite aimé chez toi, c’est ta discrétion et comment tu ne cherches pas à être aimée ou à prendre toute la place. C’est une qualité rare dans le métier que nous faisons. Et si je te demandais où est la place de la chanteuse dans ta vie?
Je te dirais que présentement, avec ma vie de famille et la radio au quotidien, je suis choyée. Mais éventuellement, un projet de comédie musicale pourrait faire revivre la chanteuse, qui n’est jamais bien loin. 

Je me suis inspiré des titres de chansons que tu as enregistrées pour te poser des questions. Si je te parle de la pièce ayant le même nom que ton album Donner pour donner... Comment redonnes-tu?
Mon rôle de parent me pousse à vouloir donner le plus d’outils possible à mes filles. Tous les outils que j’ai reçus dans la vie et ceux que je n’ai pas, je m’organise pour les trouver et les leur transmettre. Je veux donner le meilleur de moi-même à mes filles pour qu’elles deviennent le meilleur d’elles-mêmes!

BERTRAND EXERTIER


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La pièce Changer, de l’album Don Juan... Qu’est-ce qui a changé en toi depuis que tu es maman?
Ma peur de la mort. Quand mon frère est décédé, je me disais que, lorsque mon moment serait venu, je me sentirais prête. Mais avec l’arrivée de Léa et de Laurence, ma perception de la mort a changé. Je veux vivre pleinement ma vie de femme et de mère. 

Qu’est-ce qui a changé en toi depuis que tu es mariée?
Ça a donné beaucoup plus de piquant à mon couple! (rires) Chaque fois que je vois la bague au doigt de mon amoureux, ça me fait de l’effet! Je le trouve vraiment sexy! 

La chanson J’ai un problème de l’album La vie à deux. Comment réagis-tu face à un problème de couple?
C’est drôle, parce que je travaille beaucoup là-dessus présentement. Plutôt que d’accumuler les frustrations, je tente de tout dire au fur et à mesure. Les dommages sont moindres et ça rend notre vie plus facile. 

La pièce Ici et maintenant de l’album éponyme. Tu y arrives à vivre dans l’instant présent?
Je sors présentement de trois semaines de vacances et j’en ai savouré chaque seconde. Nous avons été les quatre ensemble, 24 heures sur 24, et ç’a été les plus belles vacances de ma vie! Je n’étais pas du tout dans le futur. Je me sens fière et privilégiée de ce que nous avons créé pendant ces vacances. 

BERTRAND EXERTIER


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Quand j’ai demandé à Marie-Eve ce qu’elle souhaitait aux lecteurs pour l’année 2022, j’ai eu un frisson tandis que j’attendais sa réponse. «De la douceur collective!» C’est tellement un souhait parfait! Et c’est à l’image de ce que j’ai vécu avec toi, mon amie, sur le plateau du Meilleur pâtissier du Québec: de la joie, du bonheur et de la douceur. Je nous souhaite plein d’éditions du Meilleur pâtissier du Québec pour travailler à nouveau ensemble, bien sûr, mais aussi pour se délecter sans culpabilité de desserts exceptionnels!      

Le meilleur pâtissier du Québec est présenté sur la plateforme Vrai.
Marie-Eve anime l’émission Rythme FM au travail du lundi au jeudi à 13 h, et le vendredi, à 8 h 30. Elle coanime avec Julie Bélanger l’émission Julie et Marie, le midi, du lundi au jeudi à 11h30, à RythmeFM.
Marie-Eve fait partie des Fées Câlines de la 16e édition du Mois des Câlins de Sainte-Justine aux côtés de Julie Bélanger, Marie-Christine Proulx, Isabelle Racicot et Nadia Bilodeau. Depuis le 25 janvier, en se procurant l’Embellisseur Lèvres «Rose Câlins» de Clarins vendu en exclusivité chez Jean Coutu pour l’occasion, 10 $ seront remis à la fondation CHU Sainte-Justine en soutien à la cause de la santé des mères en devenir et des enfants. Pour plus de détails: calins.ca.

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