Phillip Danault donne des nouvelles de sa nouvelle vie en Californie | 7 Jours
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Phillip Danault donne des nouvelles de sa nouvelle vie en Californie

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ÉRIC CHARBONNEAU

J’ai eu le bonheur de parler avec Phillip Danault et Marie-Pierre Fortin. Le joueur est en pleine forme après s’être rétabli de la covid durant les fêtes. Il a dû s’isoler dans son nouveau chez-lui en Californie et reporter son souper de Noël au 29 décembre, où les sandwichs pas de croûte et les saucisses dans le sirop étaient de mise! Celui qui a joint les Kings de Los Angeles l’été dernier peut toujours compter sur l’appui de sa conjointe, tant pour sa carrière que pour sa famille, qui s’agrandira bientôt!

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Phillip, depuis que tu es parti de Montréal, on dirait que le monde t’aime encore plus! As-tu aussi cette impression?
Phillip: Oui, je ressens beaucoup l’amour, surtout depuis mon départ. Des fois, il faut que tu perdes quelqu’un pour te rendre compte que tu t’en ennuies! (rires) Une partie de moi est encore à Montréal; les gens sont exceptionnels avec nous et nous envoient beaucoup d’amour.
Marie-Pierre: Je suis allée voir le match à Montréal, en novembre, lorsqu’il a affronté pour la première fois son ancienne équipe, et la dose d’amour qu’il a reçue... c’était vraiment touchant.
P.: Je n’aurais jamais pensé recevoir une ovation comme ça! Ça a montré le respect que les Montréalais ont pour moi et pour ce que j’ai fait pour les Canadiens.

ÉRIC CHARBONNEAU



Phillip et Marie, vous avez passé six ans à Montréal. Et il s’en est passé des choses! Quel a été le moment le plus marquant de cette période-là?
M.-P.: Quand on est arrivés, on ne savait pas trop dans quoi on s’embarquait. Il y a un gars qui nous a dit: «Welcome to the jungle (bienvenue dans la jungle)!» On se demandait ce qu’il voulait dire! Quand on sortait des matchs, les journalistes étaient là et tout! On n’avait pas idée de l’ampleur que ça avait, on était un peu naïfs! On s’est laissés porter par ça.
P.: On a appris à vivre le moment présent, et ça a rendu l’expérience plus agréable, car si tu vois juste la grosse affaire avec les médias et les fans, c’est sûr que tu vas péter au frette!

À Los Angeles, tu es le seul Québécois, et ça fait en sorte que tu n’as pas à être le «porte-parole» de l’équipe. Est-ce que ça t’enlève une certaine pression?
P.: Oui, ça me fait du bien! J’adorais les médias à Montréal, mais ici, c’est autre chose. Que je joue une bonne partie ou une mauvaise, je ne parle pas souvent aux médias. C’est vraiment différent, et je suis content de vivre ça dans ma carrière. Je voulais honorer ma dernière année de contrat et voir ensuite ce qui allait se passer. À la fin, j’ai trouvé ça dur à Montréal. C’était du «mental» toute l’année, et Marie a été bonne avec moi, parce que je n’étais pas tout le temps agréable à la maison! D’avoir un enfant (Phillip-Édouard est né le 20 février 2019), ça m’a aidé. Quand je revenais des matchs, j’étais content de voir mon fils. J’ai essayé de rester fort mentalement dans tout ça. J’étais déjà quelqu’un qui se mettait de la pression, et Montréal, c’était une pression de plus. Je n’avais pas de repos, et c’était difficile de récupérer.

Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre vie en Californie?
P.: En partant, il fait toujours soleil ici. Alors ça, c’est vraiment exceptionnel!
M.-P.: Sinon, on apprécie l’anonymat. On va à l’épicerie en pyjama! (rires) Dès qu’on met les pieds à l’aéroport de Montréal, ça repart! Les gens nous repèrent. La seule fois où Phil a été reconnu en Californie, c’est par un gars en voiturette de golf avec des grosses roues dans la rue. On en voit plein ici! Il a klaxonné et lui a dit: «Go Kings Go!» (rires)

ÉRIC CHARBONNEAU



Marie, comment l’adaptation s’est-elle passée pour toi?
M.-P.: Ç’a vraiment été facile. Il y a des filles qui m’ont écrit après la signature du contrat de Phillip. Quatre jours après, on a joué au volleyball sur la plage! Tout le monde était là et venait se présenter; ça s’est vraiment bien passé. On a eu un party d’Halloween et il y a de jeunes joueurs qui sont venus nous dire qu’on était un modèle de famille pour eux. L’organisation aussi s’occupe vraiment bien de nous.

Phil, tu as 29 ans cette année. Es-tu là où tu souhaitais être dans ta carrière?
P.: J’ai toujours voulu atteindre le niveau où je suis en ce moment, mais je n’ai jamais cru que c’était possible... jusqu’à ce que je le vive vraiment! Physiquement et sur la glace, on dirait que je m’améliore chaque année et c’est ce que j’ai toujours voulu. Je travaille pour ça, mais je n’avais jamais pensé être là où je suis. J’avais tellement de choses à prouver. Je fais des choses qu’on ne voit pas toujours. C’est ce qui fait ma marque et qui me permet de jouer chaque soir, et d’être un joueur contre qui c’est dur de jouer. Je retire beaucoup de fierté de tout ça.

ÉRIC CHARBONNEAU



Peut-on dire que Phillip Danault est fier de ce qu’il a réalisé?
P.: Des fois, je réalise la pression que j’avais à Montréal, quand je perdais deux fois en ligne, par exemple. Je dis à Marie qu’on a réussi à passer à travers ça, et c’est de la force mentale. J’ai fait des efforts pour qu’on puisse passer au travers comme couple. Je n’aurais pas pu améliorer autant le joueur que je suis si Marie n’avait pas été là. Je ne pense pas que j’aurais pris le même chemin, même si je suis vraiment dédié à mon sport. Marie m’a tellement aidé psychologiquement, et elle n’a pas fini! (rires)
M.-P.: Notre famille, c’est un travail d’équipe, mais je suis quand même dure! (rires) Par exemple, quand il me raconte une conversation difficile qu’il a eue avec son coach, je lui dis: «Tu as deux choix: tu t’assois ou tu te relèves!» Je lui dis aussi qu’il y a plein de monde qui voudrait sa place et que lui, il l’a maintenant.
P.: Une des plus grandes qualités de Marie, c’est qu’elle est vraie! Elle me dit toujours ce qu’elle pense et ça m’aide énormément.

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