Stéphanie Boulay s'ouvre sur sa relation trouble avec son corps et envoie un message important | 7 Jours
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Stéphanie Boulay s'ouvre sur sa relation trouble avec son corps et envoie un message important

Stéphanie Boulay a publié un message fort inspirant en lien avec sa perception de son corps, la semaine dernière.

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En effet, la chanteuse a pris la parole sur sa page Instagram pour dénoncer la vision erronée que plusieurs ont de leur corps (dont elle-même), ainsi que la difficulté à s'accepter tel que l'on est, et ce, dans le moment présent.

Son témoignage, très touchant, était accompagné d'une photo d'elle en maillot de bain, prise il y a plusieurs années, alors qu'elle se disait qu'elle devait perdre du poids pour accéder au bonheur. 

Avec son regard d'aujourd'hui, Stéphanie dénonce son œil ultra critique de l'époque, en avouant ne pas être pleinement encore capable de s'accepter telle qu'elle est.

Elle envoie également paître la culture des diètes, et remercie Francine Ruel, qui l'a un jour fort bien conseillée en lien avec son amour propre. 

Voici ce qu'elle avait à dire. 

«Cette photo me rappelle une époque de ma vie, ou ça pourrait ben être aujourd’hui que ça serait pareil (sauf je suis pas dans le Sud LOL).

Une époque où je détestais mon corps et où je me détestais au complet. Où je me disais qu’y fallait que je maigrisse pour mériter de m’aimer et, surtout, d’être aimée. Où j’avais, comme d’habitude, quelque chose comme un trouble alimentaire. Aujourd’hui, je regarde cette photo, pis je me dis si j’avais su, si j’avais su que j’étais si chix, j’en aurais tellement profité. J’aurais fait plein de choses, j’aurais été ben plus heureuse.

Quelque temps et quelques livres après cette photo, j’ai croisé Francine Ruel dans un événement. Je sais pas si elle va être fâchée que je raconte ça, j’espère que non, mais j’ai aucune façon de communiquer avec elle pour lui demander. Je m’excuse, Francine. Je vais paraphraser ce qu’elle m’a dit, j’ai une mémoire de marde, mais voilà. Elle m’a prise à part elle m’a dit: “Je t’ai vue te haïr en entrevue et je dois absolument te parler. T’es belle. N’attends rien pour t’aimer tout de suite. Toute ta vie, tu vas te revoir à n’importe quel âge et tu vas te dire: si j’avais su que j’étais si belle tel jour, j’aurais eu plus de fun, j’en aurais profité, je me serais aimée plus. Mais la vérité, c’est que tu es toujours belle et que tu regarderas toujours derrière avec l’impression que c’était mieux hier ou que ça serait mieux si, alors aussi ben en profiter aujourd’hui pour celle que tu seras demain.”

Quelque chose comme ça, en tout cas. Que j’ai pas réussi à avaler parce que j’ai pensé: oui, mais il faudrait encore que je perde 5 livres, après ça, ça sera vrai ce que Francine m’a dit.

Je radote. Ce que je veux dire par là, c’est que je reçois toutes sortes de pubs de régime d’après Fêtes, ces temps-ci. Ça me tue. Je me sens retomber. Je suis belle aujourd’hui, mais je pense que je serais plus belle moins 5-10-15-20 livres. Comme plein de monde que je connais, mais on arrive pas à s’en parler assez. Ce qu’on perd en temps, en plaisir et en bonheur à paniquer sur les calories.»

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Elle a poursuivi son témoignage en commentaires.

«Je sais pratiquement rien dans la vie, mais une chose que je sais pour SÛR, c’est que ma perception de moi-même n’a strictement rien à voir avec mon poids. Cette photo en est la preuve. Je pourrais peser 20 livres de moins ou de plus que je me dirais que je dois attendre des changements pour être bien. Je le sais et, pourtant, j’arrive pas à le vivre. Je me haïssais à 125 lb autant que je me haïs maintenant. Un jour, je verrai une photo d’aujourd’hui et, même si j’ai pris plein de poids dernièrement et que ma grossophobie internalisée me dit que c’est mal, je me dirai MAIS J’ÉTAIS DONC BEN BELLE DANS CE TEMPS-LÀ. Je peux lever le monde à bout de bras avec mon corps, mais je fais juste penser à entretenir la faim et à me haïr encore plus. FUCK YOU les pubs de diètes.

(J’aimerais arriver à me voir comme je vous vois toutes: belles; minces ou rondes ou grosses ou maigres mais qu’est-ce qu’on s’en fout, quand je vous regarde je vous trouve toutes profondément belles.)

(Ça fait aussi plusieurs fois que je vis de la grossophobie médicale et qu’un médecin me dit de maigrir et que j’ai juste à “arrêter de manger de la crème glacée” si je veux que mes hormones se placent. C’est pas le best mettons. Ça aide pas.)

Désolée, c’était long!»

Un message fort inspirant qui résonne fort probablement pour plusieurs d'entre nous. 

Dans les commentaires, plusieurs de ses abonnés ont remercié Stéphanie pour sa prise de position fort honnête, dont Rosalie Bonenfant, Jessica Barker et Ariel Charest. 

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