Sandrine Bisson plus présente que jamais dans nos écrans | 7 Jours
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Sandrine Bisson plus présente que jamais dans nos écrans

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Photo : Eric Carriere

Cet hiver, Sandrine Bisson sera plus présente que jamais sur nos écrans. En vedette dans la série Le bonheur, aux côtés de Michel Charette, elle campera également une femme à la croisée des chemins dans Le temps des framboises. C’est d’ailleurs sur le plateau de cette série signée Philippe Falardeau que nous l’avons rencontrée, dans une église de Verdun, lors de la dernière journée de tournage. La comédienne nous parle de ses nouveaux rôles, de sa carrière et de sa vie privée à la campagne, loin des caméras.

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Sandrine, ces jours-ci, on peut te voir dans la série Le bonheur. Que peux-tu nous dire sur ce rôle?
J’ai tourné cette série pendant un mois et demi, et ça m’a rendue heureuse. Mon personnage est celui de la générosité même. C’est une grande amoureuse de son mari, campé par Michel Charette, et elle va le suivre jusqu’au bout. Mais sous cette grande gentillesse se cache tout de même une femme forte qui va savoir mettre son pied à terre. J’ai su à peine quelques jours avant le tournage que j’avais le rôle, et ç’a été une belle aventure. J’ai hâte de voir les épisodes. 

Photo : Patrick Seguin


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Et tu vas arborer un tout nouveau look dans la nouvelle série Le temps des framboises qui verra le jour ce printemps.
Oui, c’est la première fois de ma vie que j’ai les cheveux courts et j’aime ça. Je ne pense pas que j’aurais osé à 20 ans, mais là, ça ne me dérange pas. Bon, dans ce métier, tu dois y penser à deux fois avant de changer de look. J’avais des continuités avec d’autres projets à gérer, donc, j’ai dû porter une perruque. Philippe Falardeau a eu l’idée d’un changement de look, et j’ai décidé d’embarquer là-dedans. Notre tête ne nous appartient pas vraiment quand on fait ce métier.     

Comment définirais-tu le personnage que tu incarnes dans cette série?
Elle se prénomme Élizabeth et elle mène beaucoup de dossiers à la fois. C’est une femme qui avait des rêves et qui a vu tout ça un peu bouleversé par la vie. Mais elle est forte, intelligente et loyale. Elle va poursuivre une quête qui n’était pas la sienne. Elle met les autres avant elle. C’est l’histoire d’une femme, d’un drame et de cultures qui se rencontrent et se mélangent.

Est-ce ton premier personnage principal à la télévision?
Oui, c’est fou! J’ai eu de beaux rôles au cinéma, mais à la télévision, c’est la première fois. Mais quel que soit le rôle, je l’entreprends toujours comme si c’était un lead. J’ai adoré créer ce personnage. Et avec Philippe Falardeau, j’ai aussi eu une belle liberté dans ma façon de l’aborder. Ça fait trois mois que je joue Élizabeth et je ne me tanne pas. C’est vraiment une super équipe et un très beau plateau.

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Attendais-tu un premier rôle à la télévision un jour?
Non, sérieusement, je ne pensais pas à ça. Je ne suis pas tellement carriériste, et si Élizabeth avait été un rôle de soutien, je l’aurais aimée tout autant. Mon cœur est toujours dans tout ce que je fais. Je ne sens pas plus de pression et je n’ai pas non plus l’impression de porter la série sur mes épaules. 

Comment est née chez toi cette envie de faire ce métier?
Petite, je savais que j’étais différente, mais je ne savais pas pourquoi. Ça s’est confirmé en arrivant à L’École nationale de théâtre, et j’ai même passé mon audition dans le plus grand secret. Je ne voulais pas être dans la négation ni dans la déception, je ne voulais être découragée par personne. Je voulais n’écouter que moi. 

Étais-tu le genre de petite fille qui rêvait d’être dans la télévision?
Non, c’était plus profond que ça. J’aimais plutôt m’imaginer dans d’autres situations, dans d’autres maisons. J’aimais me plonger dans la vie d’autres personnages, dans un autre imaginaire. 

Dans Le temps des framboises, tu tournes avec Micheline Lanctôt. Comment ça se passe?
Ça me faisait peur au départ. Le premier matin, j’étais terrorisée et je me suis dit que je devais me dresser la colonne. J’étais intimidée parce que, pour moi, cette femme est un monument. Notre première scène ensemble en était une grosse, et j’ai eu du fun. Elle est extraordinaire! Elle incarne ma belle-mère dans la série, et je dois la détester. Il y a beaucoup d’affronts entre nos deux personnages et ça donne de magnifiques scènes. Tourner avec Micheline, c’est un cadeau pour moi. Cette femme a tellement fait en tant que femme, en tant que réalisatrice et comédienne! J’ai passé de merveilleux moments avec elle. 

C’est le dernier jour de tournage. Est-ce un deuil pour toi?
Je ne suis pas du genre nostalgique, je ne me souviens même pas d’hier. (rires) Je suis du genre à être triste, mais à partir en coup de vent sans dire au revoir pour ne pas vivre les adieux. Je fais ça aussi au théâtre. Je dis toujours: «On se voit demain», parce que notre milieu est petit et qu’on finit toujours par se retrouver. Je n’aime pas les au revoir, mais je ne suis pas déprimée à la fin d’un projet. J’ai confiance en la vie. En plus, cette série a une fin ouverte, donc il pourrait y avoir d’autres saisons. 

Photo : Eric Carriere


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Sandrine, tu es très secrète sur ta vie privée. Pourquoi?
J’aime compartimenter les choses et, même à la maison, je ne parle presque jamais de ce que je tourne. Mon chum voit le résultat final par la suite. Sinon, je ne sais pas trop... J’aime tracer une ligne entre la comédienne et la femme. Ce sont deux univers parallèles qui ne se touchent jamais, ou rarement. J’aime ça comme ça. En dehors des plateaux, je vis une petite vie de famille tranquille, loin des regards. J’aime ça de même. 

Tu es plutôt timide dans la vie. Est-ce difficile de faire ce métier pour toi?
C’est certain que le jeu de la promotion et des entrevues est un terrain sur lequel je suis moins à l’aise. Mais quand j’arrive sur un plateau pour un personnage, c’est la comédienne qui prend toute la place. Je ne suis pas la petite fille qui voulait devenir actrice à cinq ans. Mon chemin a été plus compliqué que ça. Je n’ai pas eu de plan de carrière. Je suis juste contente de jouer, d’en faire un métier, et je souhaite que ça dure encore longtemps. J’ai eu de beaux rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision. Je me sens choyée et libre. 

À quoi ressemble ton hiver?
Je ne sais pas, je n’ai rien de confirmé à l’agenda. Mais je ne m’en fais pas pour autant. Ça ne m’angoisse pas de ne rien avoir. J’ai un immense respect pour le public et je ne suis pas celle qui veut être partout. J’aime doser et je préfère dire non plutôt que faire un mauvais projet. J’ai aussi plein de projets personnels, j’ai un chum que j’aime et avec qui je suis bien, et j’ai mon fils, un petit garçon de 12 ans incroyable. 

As-tu d’autres passions à part le jeu?
Oui, j’adore faire du sport et je me lance tête première là-dedans dès que j’ai du temps. Sinon, j’aime la vie à la campagne, passer du temps en famille. Je mène une vie heureuse et je fais le plein de beaux moments entre deux tournages. Pour moi, une pause entre deux rôles, c’est salutaire, ça fait du bien. 

Tu mènes ta carrière depuis plus de 20 ans. Qu’est-ce que ça représente pour toi?
Je trouve que j’ai été forte et tenace, je suis contente de mon trajet. Je suis beaucoup plus en possession de mes moyens aujourd’hui, même si je suis encore fragile. Je suis fière des rôles que j’ai faits. Maintenant, je joue surtout des rôles en faisant des choix. Je ne veux pas être celle qui est partout et qu’on voit trop, alors je dose. 

Le bonheur, mercredi 21 h 30, à TVA.
Le temps des framboises sera disponible dès le 14 avril sur Club illico.

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