Émilie Fournier se confie sur ses problèmes d’anxiété | 7 Jours
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Émilie Fournier se confie sur ses problèmes d’anxiété

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Sur le plateau de son émission culinaire, Émilie Fournier a ce sourire franc et l’assurance des gens qui réussissent. L’animatrice de 35 ans, qui fait de l’authenticité un ingrédient clef de sa carrière, nous dévoile cependant que l’anxiété est pour elle un défi avec lequel elle jongle depuis des années.

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Il n’y a pas à dire, Émilie, vous ne chômez pas! Qu’est-ce qui vous occupe ces jours-ci?
En effet, je suis bien occupée et j’en suis très reconnaissante! Ma mère dit toujours que la vie est faite de cycles et elle me prédisait un renouveau l’an dernier. Je réalise qu’elle n’a pas eu tort avec tout ce qui s’enchaîne de bien dans ma vie, comme Station Potluck et ma participation à la radio, au 98,5 FM. Je suis aussi productrice au contenu de Star Académie.

À 35 ans, vous avez une feuille de route impressionnante comme mannequin, chroniqueuse, productrice et animatrice. On pourrait croire que rien ne vous fait peur. Pourtant, vous dites ouvertement être aux prises avec l’anxiété.
C’est justement parce que les gens peuvent avoir cette fausse perception que j’avance vers le succès sans peur que je trouve important d’en parler. Quand on regarde seulement mes choix de carrière, on ne voit que l’aboutissement de décisions qui, dans l’intimité, n’ont pas été prises facilement. Je ne veux pas prôner la réalisation de soi en ne considérant que les succès de chacun. 


Ce n’est donc pas simple pour vous de prendre une décision pour votre carrière?
Avant de me lancer, je vais évaluer tous les cas de figure. La beauté avec mon anxiété, c’est que lorsque j’accepte un projet, je suis archi préparée et je fonce. J’ai aussi une énergie hors du commun, que j’ai sûrement héritée de ma grand-mère, qui collectionne les cinq à sept à sa résidence! J’ai souvent du mal à la joindre, car sa ligne est toujours occupée tellement elle reçoit d’appels!

Quand avez-vous découvert que vous souffriez d’anxiété?
C’était lors de mes études universitaires. J’ai fait une mononucléose et je n’ai pas attendu d’être remise avant de retourner au boulot. Dans la jeune vingtaine, je n’avais pas réalisé que la santé, on n’en a qu’une! À cette époque, je me mettais aussi énormément de pression à l’idée de percer dans les médias. J’avais tellement dit à mes proches que je réussirais, que j’avais extrêmement peur d’être jugée si je n’y arrivais pas.

Comment cela se manifestait-il à ce moment-là?
Je faisais des crises de panique à répétition. C’était extrêmement physique comme expérience. Je pouvais être dans l’autobus et sentir tout mon corps picoter soudainement, puis être envahie par la sensation de manquer d’air. Je me mettais alors à pleurer devant des inconnus interloqués. Mes parents m’ont encouragée à consulter, ce que j’ai fait. C’est là que j’ai déterminé que je souffrais d’anxiété.

Est-ce que votre anxiété a diminué par la suite?
J’ai réussi à la contrôler seule pendant plusieurs années, jusqu’à ce que je déménage à Montréal et que je débute dans les médias. J’ai réalisé qu’elle m’avait suivie et j’ai recommencé à consulter il y a cinq ans. Il faut lever le voile sur les tabous de la consultation, ça apporte tellement de bienfaits! 

Quelles activités prônez-vous pour vous sentir bien?
Le stress a chez moi des répercussions physiques. Je me suis donc mise au pilates afin de renforcer mes muscles. C’est parfait pour moi, car c’est un entraînement en douceur, qui travaille en profondeur et qui me permet d’être moins affectée par des tensions musculaires. Je pratique aussi le yoga et la course. L’acupuncture et la méditation me font aussi un bien immense.

La cuisine est-elle aussi une activité zen pour vous?
Oui, vraiment! J’ai mon petit rituel du vendredi: je planifie le repas et, après le boulot, je vais chercher ce dont j’ai besoin au marché Maisonneuve, près de chez moi. En arrivant à la maison, j’ouvre une bouteille de vin et je cuisine. Je fais un parallèle entre cette activité et le bricolage de mon enfance. Ça canalise mon énergie et ça me rend fière du produit fini. C’est toujours un bon remède contre l’anxiété d’être dans l’action. 

Photo : Patrick Seguin


Vous côtoyez deux chefs, Stefano Faita et Hugo Saint-Jacques, à Station Potluck. Quel est le meilleur conseil que vous y avez reçu?
Comme bien des gens, j’adore les plats gratinés, mais je rage toujours un peu quand vient le temps de râper la mozzarella fraîche, qui s’écrase. J’ai appris à l’émission qu’il suffisait de la placer au congélateur un moment pour la râper sans risquer de se blesser les doigts.

Quelle est votre recette classique quand vous êtes invitée à un repas où chacun apporte quelque chose?
Je me suis approprié la recette de cake salé aux fines herbes de Josée di Stasio, que je sers avec de la ricotta aux fines herbes et une compote de raisins au romarin. C’est simple à faire et à transporter.

La saison 3 de Station Potluck débute ce jeudi 6 janvier à 21 h, à Zeste. La chaîne est en débrouillage jusqu’au 20 janvier, l’écoute en direct est offerte sur TVA+, et toutes les productions diffusées durant cette période peuvent être vues en rattrapage sur qub.ca.
Émilie est collaboratrice aux Week-ends de Paul Houde, dès 7 h, au 98,5 FM, et chroniqueuse à
Salut Bonjour, en semaine dès 6 h, à TVA. Elle est aussi productrice au contenu de Star Académie; après L’audition finale, du lundi 10 janvier au jeudi 13 janvier, à 19 h 30, TVA présentera le premier Variété le dimanche 16 janvier à 19 h.

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