Mélissa Désormeaux-Poulin réalise un fantasme en se glissant dans la peau d’une espionne | 7 Jours
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Mélissa Désormeaux-Poulin réalise un fantasme en se glissant dans la peau d’une espionne

Image principale de l'article Elle a longtemps rêvé de jouer une espionne
Photo : Dominic Gouin

La comédienne tourne présentement dans Classé secret, la prochaine série d'AddikTV. Elle nous dévoile quelques détails sur son personnage et nous parle d'un entraînement bien particulier.

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Lorsque nous l’avons rencontrée sur le plateau de la série Classé secret, la nouvelle production d’addikTV, Mélissa Désormeaux-Poulin en était à son 42e jour de tournage sur 55. «On a tourné beaucoup de choses importantes. Nous sommes maintenant dans les bureaux du Service de sécurité du Canada, où nous jouons des scènes plus corsées avec davantage de textes et d’informations à retenir», nous explique la comédienne, qui interprète Rachel, une agente des services secrets. «Je qualifierais mon personnage de battante. C’est une guerrière courageuse qui n’a peur de presque rien, car elle a déjà vécu le pire. Rachel peut en prendre beaucoup sur ses épaules. C’est une espionne très intelligente. Si je croisais cette femme dans la vie, je serais intimidée. Or c’est une force tranquille, caractéristique que je n’inspire pas du tout. Je trouve qu’elle a une belle force intérieure.» 

Pour l’actrice, jouer une espionne relève du domaine du fantasme. «Ça faisait partie des rôles que je voulais faire, même s’il y a plein d’autres personnages que je désire incarner. Je suis en train de réaliser un petit fantasme. J’ai longtemps rêvé de jouer ce genre de rôle.» Mélissa aime par-dessus tout le fait que tous les personnages deviennent suspects au fil des épisodes. «Ce qui est le fun, c’est qu’on doute de tout le monde! Les agents secrets ne savent jamais à qui faire confiance, comme dans la réalité.» 

Photo : Dominic Gouin


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UNE FORCE PAS SI TRANQUILLE
Si Mélissa Désormeaux-Poulin qualifiait plus tôt Rachel de force tranquille, elle éprouve un réel intérêt pour ce personnage qui est à l’opposé d’elle. Lorsqu’on lui fait remarquer qu’aux yeux du public, elle semble avoir un tempérament plutôt calme, elle éclate de rire. «Non, Rachel est tellement différente de moi! Je me définirais comme une fille énergique, énervée et spontanée, ce que Rachel n’est pas du tout!» 

Dans le cadre du tournage, Mélissa a travaillé étroitement avec le réalisateur afin d’apporter les bonnes nuances de jeu. «Ce qui est le fun, c’est que je retrouve le réalisateur Stéphan Beaudoin, avec qui j’avais travaillé sur La promesse. On se retrouve 20 ans plus tard sur Classé secret. Nous avons étroitement collaboré à me ramener tout le temps à Rachel; c’est un travail de tous les jours. Rachel ne montre aucune facette d’elle; elle ne sourit pas et ne montre pas ses faiblesses. C’était un défi de jeu sur tous les plans.»

UN ENTRAÎNEMENT PARTICULIER
Rachel n’est pas seulement une espionne qui réalise des enquêtes à partir de son bureau. Elle va également sur le terrain, où elle doit parfois combattre des adversaires potentiellement suspects. «En tant que directrice des services secrets, elle fait des cascades. J’ai vraiment joué plein d’affaires sur ce plateau-là.» 

Ce tournage a donc valu à la comédienne une expérience d’entraînement bien particulière, elle qui a pratiqué la boxe thaïlandaise durant une certaine période. «Ça faisait longtemps que je savais que je ferais ce projet. J’avais donc commencé à faire un peu de boxe, plus particulièrement le muay-thaï. J’aurais voulu en faire plus, mais j’ai manqué de temps étant donné que je tournais autre chose avant Classé secret. J’ai tout de même pu m’entraîner assez pour réaliser des chorégraphies de cascades.» 

Malgré l’intérêt qu’elle porte à ce sport de combat, Mélissa ne l’a pas adopté au quotidien. «Je suis plus une fille de course et de cardio, mais je trouve ça super intéressant d’y avoir touché dans le cadre de ce rôle», nous dit la comédienne, qui a célébré ses 40 ans en juillet et qui n’a pas peur de vieillir. «Parfois, je me dis que je me fous de mon âge; à d’autres moments, je me rends compte que la vie avance... Je n’ai aucun regret, c’est quand même une bonne chose! Je suis à la place où j’espérais être à mes 40 ans. Vieillir ne me fait pas peur», a-t-elle déclaré au magazine 7 Jours

Photo : Dominic Gouin


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UNE MÈRE DE FAMILLE SINGULIÈRE
Rachel est tout ce que Mélissa Désormeaux-Poulin n’est pas comme mère. Toutes deux sont définies comme des travaillantes, mais la seconde exerce un métier qui lui permet de tenir un agenda beaucoup moins secret que la première. «Pour moi, Rachel est tout sauf une mère de famille. Je dirais que sa maternité est teintée de ce qu’elle est. À la base, c’est une agente des services secrets.» L’actrice ne s’inspire donc pas de son propre rôle de mère pour incarner sa Rachel étant donné qu’elles sont aux antipodes l’une de l’autre en ce qui a trait à la maternité. «Lorsque je suis en présence des filles, je m’inspire de ma façon d’être avec les enfants; ça me vient naturellement. Mais le côté maternel, Rachel ne l’a pas. Moi, je suis très maternelle. On devait arrêter tous mes élans, car Rachel n’est pas comme moi. Je ne m’inspire donc pas du tout de celle que je suis pour l’interpréter.» 

Mélissa Désormeaux-Poulin se qualifie de mère poule et culpabilise parfois à ce propos. «Dès que j’ai été maman, je me suis sentie coupable, et j’ai craint de ne pas être à la hauteur. Je me suis interrogée, je me suis remise en question. C’est une conscience nouvelle. Je ne serai plus jamais naïve comme je l’étais avant. La culpabilité n’est pas si lourde que ça, j’y travaille, mais elle est quand même présente. Si je pars deux jours sans les filles, elles sont toujours dans mes pensées. Le côté mère poule est très présent chez moi», a-t-elle révélé au magazine 7 Jours avant de mentionner qu’elle ne pourrait jamais vivre sans ses enfants, qui sont sa raison d’être. «Les voir grandir, avoir la chance d’être là pour elles, ça me bonifie comme être humain.» 

Dans la dernière année, Mélissa a réalisé combien elle était chanceuse d’être entourée de son précieux noyau familial. Et maintenant, elle suit de près la carrière de sa fille Léa, qui fait ses premières armes devant la caméra. On a pu la voir interpréter un petit rôle dans la série Survivre à ses enfants. «Au début, j’étais un peu craintive, car je trouve que c’est difficile d’être comédienne. Je la respecte et la soutiens, mais je dois la laisser faire son chemin», a-t-elle confié à la journaliste Michèle Lemieux, dans le magazine 7 Jours. On peut aussi voir sa plus jeune, Florence, dans la série Entre deux draps

Photo : Patrick Seguin


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UNE PREMIÈRE COLLABORATION
Dans Classé secret, Mélissa a pour covedette Patrick Labbé, avec qui elle forme un couple ayant deux enfants, interprétés par Mali Corbeil Gauvreau et Charlotte Bégin. Pour les deux comédiens, il s’agit d’une première collaboration. «Je ne connaissais pas du tout Patrick. Il s’agit d’une belle découverte pour moi. Ça a cliqué tout de suite avec lui! Nous formons une formidable équipe et une petite famille modèle — en apparence, car celle-ci ne l’est pas du tout. Deux agents secrets qui sortent ensemble, on peut s’imaginer l’agenda qui se cache derrière ça.» Mélissa Désormeaux-Poulin nous confirme néanmoins que le couple ne néglige pas ses enfants malgré son emploi du temps. «C’est certain que leurs filles sont exposées à des choses que d’autres enfants ne seraient pas, mais les parents les protègent de tout ça.» 

Outre Classé secret, nous pourrons voir la comédienne dans la série Lac-Noir dès février sur Club illico. Elle y incarne Valérie Roberge, une policière dépêchée dans un village des Laurentides afin d’aider Adrien, le chef de la police, à faire la lumière sur la disparition de son collègue. Sur une note plus personnelle, Mélissa profitera du temps des fêtes avec sa petite famille. «Je serai tranquille à la maison. Ç’a été un gros bloc de six mois intenses de travail. On ne voyagera pas tout de suite; on a envie de revoir les gens qu’on aime.»      

Classé secret, une production originale d’addikTV, verra le jour au printemps 2022.

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