Antoine Bertrand explique pourquoi il est moins présent à l’écran | 7 Jours
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Antoine Bertrand explique pourquoi il est moins présent à l’écran

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À la mort de leur père, qui a instauré une tradition d'été aux Îles-de-la-Madeleine, quatre frères se retrouvent dans la grande maison de vacances familiale pour rendre un dernier hommage à leur paternel. L'amour fraternel est indéniable, mais les dissensions sur l'héritage et sur la place de chacun dans la famille se font plus prégnantes,. Entre nostalgie, ambitions personnelles et liens familiaux, ils devront faire les bons choix. Antoine Bertrand arrive où on ne l’attendait pas. Il incarne Thomas, le frère nostalgique et anxieux qui traîne une certaine tristesse tout au long du film. Des traits de caractère étonnamment pas si éloignés de la personnalité du comédien.

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Antoine Bertrand l’avoue d’emblée: «La nostalgie occupe une grosse partie de ma personnalité, mais peu de gens le savent. Je trouvais amusant que Ken Scott ait reconnu ça en moi, car on pense davantage que je suis un épicurien plutôt qu’un nostalgique. Avec ce rôle, le défi et le plaisir étaient de jouer un personnage qu’on ne voit pas. Il n’a aucun impact dans la famille. Il y a des gens comme ça, qui ont la même couleur que les murs, qui ne sont pas entendus, considérés ou même vus, alors que dans ma vie, toute ma personnalité est l’inverse. C’est dur de ne pas me voir et de ne pas m’entendre. Je savais donc pas mal où m’en aller avec ce personnage.» 

Ce mal-être du personnage n’était toutefois pas difficile à porter pour Antoine Bertrand, qui est habituellement plutôt facétieux sur les plateaux. «Tout le tournage, j’étais comme un interrupteur émotif; j’alternais entre les blagues que je pouvais faire durant les pauses et le côté triste du personnage que je retrouvais dès qu’on criait “action”.»

L’IMPORTANCE DE LA FAMILLE
Antoine Bertrand a deux frères; il connaissait suffisamment ce sentiment fraternel entre gars pour pouvoir le jouer à merveille, d’autant plus qu’il était sur le plateau avec des amis. «Louis et moi, on se connaît depuis longtemps, pareil pour Patrice. François, on le connaissait moins, mais on habitait ensemble aux Îles. Une chimie, ça ne se répète pas, ça se passe ou pas. Je peux dire que le courant est passé super bien entre nous. Quand je jouais avec eux, je jouais vraiment avec mes frères.» 

Pour Antoine, la famille est aussi quelque chose d’important. «Une famille, c’est un ensemble de personnes qui se défend en bloc, mais qui s’attaque en particulier. Même si on fait front commun devant les attaques extérieures, ça ne nous enlève pas le plaisir de s’attaquer et de se picosser les uns les autres. En même temps, avec qui peux-tu avoir l’heure juste si ce n’est pas avec ta famille?» 

Le tournage de la scène où les quatre frères en viennent quasiment aux poings a ému Antoine.      

«Deux des frères sont à la limite de se battre, et mon personnage se lève en criant pour calmer les esprits; je me suis fait penser à ma mère. Une fois, je me chamaillais avec mon frère, et c’est devenu un peu trop violent. Ma mère s’est alors jetée entre nous deux en disant: “Non! Vous êtes les meilleurs alliés!” Cette phrase nous a tellement fait rire que c’est devenu un running gag entre mon frère et moi. Chaque carte de Noël commençait par “À mon meilleur allié...”» 

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UN TEMPS DE RECUL
Antoine Bertrand, qui célèbre ses 20 ans de carrière, semble moins présent depuis quelque temps; c’est un recul volontaire. «Je suis sélectif. Je suis très conscient que c’est un privilège dans mon métier. C’est aussi dû au fait que je ne fais pas de télé en ce moment. Pendant cinq ans, j’ai joué dans Les pays d’en haut et dans Boomerang, des séries qui étaient super populaires.» 

Dernièrement, il se consacre davantage au cinéma. «Je suis un peu paresseux. Alors, si on me dit que je peux prendre mon temps pour faire des films, je suis bien content. C’est plus espacé dans le temps. J’en fais aussi en France, ce qui fait que je pars de temps en temps. J’ai aussi la volonté de prendre ça plus doucement et de remplir ma valise d’anecdotes. Un moment donné, les gens savent pas mal tout de nous. Je ne fais plus beaucoup d’entrevues ni d’émissions, sauf quand il le faut pour la promo. J’ai envie de laisser mon travail parler à ma place.» 

Antoine n’a d’ailleurs rien tourné depuis Au revoir le bonheur, mais il a un projet pour la fin du mois d’avril. «J’ai eu une année très tranquille à la campagne. J’ai travaillé sur mon terrain et ma maison; j’étais occupé, mais c’était par autre chose que le métier. C’était parfait pour moi, parce que je savais que j’avais du boulot qui allait arriver. C’était une année formidable, mais j’ai hâte de recommencer.»

Le film Au revoir le bonheur, de Ken Scott, sera dans tous les cinémas de la province à compter du 17 décembre.
Il sera également en compétition officielle au Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez, en France, en janvier.

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