Marilyse Bourke a multiplié les projets dans la dernière année | 7 Jours
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Marilyse Bourke a multiplié les projets dans la dernière année

Image principale de l'article Elle a multiplié les projets en 2020
Photo : Dominic Gouin

La dernière année a permis à Marilyse Bourke de multiplier les projets, et c’est avec gratitude qu’elle a repris le collier. Après un arrêt forcé, l’actrice constate qu’il en restera quelque chose de positif pour elle, mais aussi pour ses enfants. Alors qu’elle arrive au cinéma dans Au revoir le bonheur, Marilyse fait le bilan des cadeaux reçus ces derniers mois.  

Marilyse, Au revoir le bonheur a été tourné aux Îles-de-la-Madeleine. L’expérience devait être magique!
Je pense que ça ne se produit qu’une fois dans une carrière. J’ai quitté homme et enfants et je suis partie six semaines là-bas. L’endroit nous a unis et a rendu le tournage magique. J’y étais allée lorsque j’étais toute petite, mais je n’en avais pas gardé de souvenir... Je ne pensais pas que les îles allaient avoir un tel impact sur moi. Je suis tombée en amour! Dans Au revoir le bonheur, je joue la blonde de Louis Morissette. Elle appuie son conjoint, car il n’est pas toujours populaire au sein de sa famille. Mais quand il va trop loin, elle met son pied à terre... et il l’accepte. Le film est beau, tendre, bien ficelé, délicat. C’est vraiment un film qui fait du bien. J’étais contente de travailler avec le réalisateur Ken Scott.      

Avez-vous d’autres projets sur la table?
J’en ai un autre dont je ne peux pas parler pour le moment, mais pour la suite des choses, j’ouvre les bras, car je me sens prête à relever un autre défi. Ces derniers mois, j’ai reçu des propositions très riches. J’ai joué plein de choses différentes, dont dans la série Nuit blanche, et je me trouve vraiment chanceuse sur ce plan. Actuellement, je profite d’une pause pendant laquelle je peux me permettre de me déposer. 


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Et sur le plan personnel, comment ça s’est déroulé pour vous?
Cette année a été une grosse prise de conscience. J’ai l’impression d’avoir découvert l’art dans mon travail. J’ai débuté jeune dans ce métier et j’ai appris en jouant et en regardant jouer les autres. Maintenant, j’ai envie de m’abandonner aux personnages. C’est la beauté de vieillir. Je suis quelqu’un qui doute, qui se remet en question. C’est un bon moteur, mais j’ai envie d’être disponible à ce qui est. Après tout, avec l’âge, on ne peut pas juste flétrir, il faut aussi grandir! (rires)

Le bonheur prend quelle forme pour vous?
Je ne suis pas la fille des grands projets ou des grandes choses. Je suis vraiment très ancrée dans le quotidien. Mes enfants diraient que j’aime les choses simples, comme la couleur du ciel. Aller au cinéma avec mon chum, c’est un grand plaisir. Avoir une bouffée d’amour pour mes enfants en est un aussi. Mon bonheur est fait de toutes petites choses.      

À une époque où on valorise le retour à l’essentiel, croyez-vous que ce soit un avantage?
Mon conjoint travaille dans le même milieu que moi, alors pendant la pandémie, nous avons été arrêtés tous les deux. Nous pensions que nous n’allions pas travailler pendant deux ans, mais il fallait continuer à vivre. Quand on a des enfants, on veut leur offrir le meilleur. Nous ne dépensions pas... et nous avons réalisé que ça allait quand même. 

Comment vos enfants se sont-ils adaptés à cette situation?
Je suis très reconnaissante, car ils n’en ont pas trop souffert. Durant le confinement, ils étaient tannés que maman leur fasse l’école... (sourire) Je vis dans un coin où il y a beaucoup d’enfants, alors lorsque nous étions confinés, ils jouaient dehors. C’est incroyable quand on y pense! Les enfants vont se souvenir de cette période. Nous aurons tous quelque chose à raconter... 

Que souhaitez-vous pour l’année à venir?
Je voudrais un beau rôle, avec de la substance. J’aimerais continuer à faire du cinéma. Je souhaite garder les bonnes habitudes développées pendant la pandémie: être en famille, prendre notre temps, moins consommer et consommer local.

Avez-vous réussi à conscientiser vos enfants à ces réalités?
Cela fait partie de mon discours. Je demeure dans une petite ville, et nous encourageons les commerçants autour de chez nous. Cet été, j’ai magasiné un vélo avec mon fils. Quand est venu le moment de l’acheter, par loyauté, mon fils a demandé que nous retournions à la boutique où nous avions été conseillés. Je me suis dit qu’il avait une belle sensibilité. Je crois qu’avec la pandémie, nos enfants ont développé un sens de l’autre. Je remarque qu’ils semblent être en mesure de privilégier la communauté au lieu du petit moi.



Au revoir le bonheur prend l’affiche le 17 décembre.
On peut revoir la série
Nuit blanche, dans laquelle Marilyse incarne Marlène, sur Tou.tv.

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