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France Beaudoin fait le bilan de sa dernière année

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Bertrand Exertier

La pandémie a suscité de l’anxiété chez plusieurs. Pour l’évacuer, France Beaudoin a trouvé un modus operandi: poursuivre ses projets, faire preuve de créativité et s’offrir des bains de nature qui ont un effet si apaisant sur elle. La formule a aussi fait ses preuves sur ses enfants. Alors que l’année tire à sa fin, l’animatrice d’En direct de l’univers dresse le bilan de cette année qui s’est encore avérée hors-norme.

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France, es-tu dans les préparatifs de l’émission de fin d’année d’En direct de l’univers?
Oui. Et comme ce show repose sur des surprises, je ne peux pas dévoiler d’informations. Disons que, pour nous, c’est un plaisir renouvelé et que ce sera festif. Il y aura des flashs sur la dernière année. Notre mandat, c’est d’amener tout ce beau monde à la télé et de faire la fête. Lorsque nous commençons les répétitions et que nous chantons à longueur de journée, c’est un si grand plaisir! Des gens nous disent que l’émission leur fait du bien, mais égoïstement, ça nous en fait tout autant, sinon plus! Ça part d’un besoin que nous-mêmes éprouvons.      

Qui comptes-tu recevoir au cours de la prochaine année?
Nous avons confirmé des noms: Louis-José Houde, Michèle Richard, Jean-Nicolas Verreault, Florence Longpré. D’autres noms s’ajouteront. Ça fait 13 ans que nous présentons cette émission et presque toute l’équipe du début est encore là. Le climat de création est très agréable, bienveillant et plein de folie. Nous préparons aussi une édition de Pour emporter de Noël. Nous avons fait plusieurs entrevues où chacun nous raconte un souvenir de Noël ou offre un livre. Nous les avons emballés et nous allons les distribuer. Cela fait circuler des livres, mais aussi de la douceur, et ça amène une réflexion sur la dernière année. 

Sur le plan de la réflexion, quel bilan dresses-tu de l’année 2021?
Il a fallu composer avec plusieurs choses. Je salue la solidarité dont nous avons fait preuve. Nous avons vécu des expériences humaines extraordinaires! Par moments, j’ai aussi senti les conséquences de la pandémie. En privé, plusieurs personnes sont venues se confier à moi. Une fois l’automne arrivé, j’ai senti une certaine usure. Je l’ai sentie chez des gens au travail, mais aussi dans ma vie personnelle. Les gens avouent qu’ils ne vont pas si bien que ça. Cela concerne des gens de tous âges, des personnes âgées, des jeunes, etc. Parce que les mesures sont prolongées, je pense que cela affecte le moral. C’est un effet insoupçonné d’après-pandémie et auquel on ne s’attendait peut-être pas. Il fallait être à l’écoute et il faudra l’être encore. Certains sont fatigués de voir que ça dure encore. Je crois qu’il faut être bons les uns pour les autres, car chez plusieurs, on sent une certaine anxiété. 

Bertrand Exertier


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Comment échappes-tu toi-même à cette anxiété?
Je n’y échappe pas toujours... Je compose avec ce qui est. J’essaie de me garder dans l’action, notamment avec des projets, de la créativité, de la musique. Je me trouve très chanceuse de pouvoir faire tout ça. J’ai des enfants qui dansent, qui font différentes activités. Ils me tiennent occupée, et je trouve que c’est une grande chance. Je pense que la solitude en pandémie fait en sorte qu’on se sent doublement seul... Ma maison est animée. Nous avons gardé nos enfants dans l’action, non pas parce qu’ils ne sont pas capables de s’arrêter, mais afin de maintenir une certaine créativité, leur permettre d’avoir des projets et une certaine perspective sur l’avenir. Les liens sont très importants pour moi. Je parle au téléphone avec ma mère tous les soirs. 

Tu prends le temps d’appeler ta mère tous les soirs?
Oui... J’ai peut-être sauté quelques soirs en deux ans, mais c’est quelque chose que nous avons commencé avec la pandémie et que je respecte scrupuleusement. Je sais que nous sommes plusieurs à le faire, et c’est une belle habitude que nous avons prise. C’est bon de prendre des nouvelles tous les jours. Du côté de mon chum (Vincent Graton), la famille a organisé un lieu commun où tout le monde écrit tous les jours. Je trouve ça beau. Je sens que quelque chose restera de tout cela.

Crois-tu qu’il est plus important que jamais de prendre soin les uns des autres?
Oui, et je crois que prendre soin des gens, dans l’étape de l’après-pandémie, sera ultra important. Je pense que nous avons sous-estimé les effets de la période. On disait qu’une fois terminée, ça irait mieux, mais l’usure se fait sentir. Parmi les choses incontournables pour moi, il y a garder mon lien avec mon monde, mais aussi aller dans la nature le plus souvent possible afin de me reconnecter et de me vider l’esprit. Il faut s’enlever de la pression en visant le maximum à partir de ce que nous sommes capables de faire, mais sans trop forcer non plus. Parfois, il faut simplement se dire qu’on a fait de notre mieux. 

Bertrand Exertier

C’est pour cette raison que le mot bienveillance est si à la mode par les temps qui courent...
Oui, il faut faire preuve de bienveillance envers soi et les autres. C’est ce que nous avons appris. Il faut relativiser les choses, distinguer ce qui est grave de ce qui ne l’est pas. Je ressors de cette année avec cette conviction.

Tes enfants ont-ils bien traversé cette période?
Oui, et je salue les jeunes, et pas que les miens! J’en ai une qui passait sa cinquième secondaire pendant la pandémie, un autre qui entrait au secondaire. Ces passages auraient dû se faire avec un peu plus de festivités que ça... Tout le monde a fait des sacrifices, mais les jeunes ont escamoté certaines étapes de leur vie. Comme je suis dans la livraison de Mammouth, je suis en contact avec les jeunes et je vois leur anxiété. En ce qui a trait à nos enfants, nous essayons de les faire bénéficier de la nature, du sport, de loisirs en valorisant toujours l’effort, mais en relativisant ce qui est grave et ce qui ne l’est pas. On ne m’entendra pas dire que 95 %, ce n’est pas assez! (rires)

Tu as vécu un déménagement cette année. Je me trompe?
En fait, c’est Pamplemousse Média qui a déménagé et non notre famille. Nous avons aussi aménagé un petit chalet. Je vais marcher dans la nature le plus souvent possible. Je me suis trouvée vraiment chanceuse d’avoir un peu de nature autour de moi. Je considère que c’est un privilège immense et j’en suis très consciente. À travers ce que nous avons vécu, le contact avec la nature m’a fait le plus grand bien. 

Que prévois-tu pour la fin de l’année?
Décembre est le mois le plus chargé de l’année pour Pamplemousse. Après ce gros rush, nous partirons dans la nature avec la famille. Nous allons jouer dehors, faire de la raquette, patiner. Et nous allons jouer de la musique au bord du feu. C’est ce que nous comptons faire durant le temps des fêtes. 

Et que souhaites-tu pour 2022?
Je nous souhaite de la santé, de la joie de vivre, de la légèreté et du plaisir... 

C’est Noël pour emporter – édition 2020, le samedi 18 décembre à 20 h, à Radio-Canada.
C’est Noël pour emporter – édition 2021, le vendredi 24 décembre à 20 h, à ARTV.
L’émission
En direct du jour de l’An sera diffusée le 31 décembre à 19 h et sera rediffusée le 1er janvier à 18 h 30, à Radio-Canada.

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