Comment voyager écoresponsable | 7 Jours
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Comment voyager écoresponsable

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Ce n’est pas parce qu’on choisit de voyager qu’on doit abandonner nos bonnes habitudes environnementales. Au contraire, il importe de continuer à protéger notre planète le plus possible en faisant les meilleurs choix.  

Le transport

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Si on le peut, on évite de prendre l’avion, car c’est le moyen de transport le moins écologique: il représente environ 2 % des émissions de gaz carbonique (CO2) de la planète. Ce gaz à effet de serre (GES) est créé lors de la combustion du kérosène dans les réacteurs. Si l’avion est inévitable, on opte pour une destination située à quelques heures de vol plutôt qu’à l’autre bout du monde et on privilégie les vols directs, car les avions émettent plus de GES au décollage et à l’atterrissage. Ensuite, on voyage le plus léger possible, car plus le poids des bagages est élevé, plus l’avion consomme de carburant. À bord, on utilise nos propres écouteurs plutôt que ceux qui sont proposés par les compagnies aériennes et qui sont emballés dans un sachet de plastique. Quand c’est possible, on privilégie le train, car il émet 35 fois moins de CO2 qu’un avion. Enfin, à destination, on reste plus longtemps au même endroit et on évite de prendre des vols intérieurs. Pour se déplacer, on opte pour l’autobus, le vélo ou la marche.  

La destination

Plusieurs pays font des efforts importants pour être verts, et on peut les privilégier comme destination afin d’encourager leurs initiatives écologiques et durables. Voici les 20 pays considérés comme les plus écologiques selon le classement mondial Green Future Index établi par la MIT Technology Review: 

  1. Islande 
  2. Danemark 
  3. Norvège 
  4. France 
  5. Irlande 
  6. Finlande 
  7. Costa Rica 
  8. Nouvelle-Zélande 
  9. Belgique 
  10. Pays-Bas 
  11. Allemagne
  12. Suède
  13. Luxembourg
  14. Canada
  15. Autriche
  16. Singapour
  17. Royaume-Uni
  18. Espagne
  19. Suisse
  20. Uruguay 

L’environnement

Il y a plusieurs manières de protéger l’environnement du pays qu’on visite:

  • On emporte des sacs réutilisables pour faire nos emplettes et une bouteille d’eau réutilisable munie d’un système de filtration. On met dans nos bagages une paille en inox et des ustensiles (au moins une fourchette et une cuiller) pour éviter de prendre les couverts en plastique qu’on pourrait nous fournir à l’extérieur de notre complexe hôtelier. 

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  • On évite de laisser quoi que ce soit sur la plage ou sur notre chemin: si on ne trouve pas de poubelle dans les environs, on rapporte nos déchets dans un sac qu’on jettera en arrivant à notre lieu d’hébergement. 
  • On ne touche pas à la faune et à la flore sous-marines quand on fait de la plongée. Par exemple, les coraux sont fragiles et un simple toucher peut les endommager grandement. On laisse aussi sur place les étoiles de mer, qui sont essentielles à l’écosystème marin.

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  • On se renseigne avant notre départ sur les espèces d’animaux protégées ou en voie de disparition, et on s’informe sur le plat qu’on veut commander au restaurant pour être certain qu’on ne mangera pas une espèce qui ne devrait pas se retrouver dans notre assiette. Il y a d’autres manières de goûter à la gastronomie locale que de consommer une soupe de tortue ou une brochette de varan, car ce faisant on encourage le braconnage et on contribue à la disparition d’animaux protégés. 
  • On refuse de manger des aliments produits avec de l’huile de palme, car des forêts entières sont détruites pour en faire des plantations qui servent au secteur alimentaire. 
  • On achète nos souvenirs dans des magasins locaux et on vérifie qu’ils proviennent bel et bien du pays qu’on visite et ne portent pas la mention «Fabriqué en Chine».

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  • On évite de nourrir les animaux qu’on croise, car non seulement on peut les rendre malades en leur donnant des aliments auxquels ils ne sont pas habitués, mais on risque aussi de perturber leurs habitudes alimentaires et de les rendre agressifs face à l’homme. Par exemple, un animal qui a été nourri ne craint plus l’humain et peut devenir particulièrement agressif s’il sent de la nourriture à proximité. Toucher ou flatter un animal sauvage est aussi à proscrire, car ses congénères pourraient sentir notre odeur sur lui et le rejeter parce qu’ils ne le reconnaissent plus. Or, laissés à eux-mêmes, la plupart des animaux sont voués à une mort certaine.  

L’hébergement

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Bien sûr, on choisit préférablement un hôtel écoresponsable et, sur place, on contribue à l’effort: 

  • On prend des douches et non des bains. Si le climat le permet, on utilise de l’eau froide pour se laver afin de réduire notre consommation d’énergie. 
  • On ferme la climatisation durant le jour si on a accès au thermostat et, si le temps s’y prête, on ouvre plutôt les fenêtres pour rafraîchir les lieux. 
  • On éteint les lumières quand on s’absente.
  • On demande au personnel de l’hôtel de changer nos serviettes deux fois par semaine et non chaque jour, et de faire de même pour le lavage des planchers. 
  • On lave nos vêtements seulement lorsqu’ils sont sales. 
  • On évite à tout prix le gaspillage alimentaire, surtout s’il y a un buffet à volonté.

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