Sylvain Marcel s'ouvre sur son statut de célibataire | 7 Jours
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Sylvain Marcel s'ouvre sur son statut de célibataire

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Photo : Dominic Gouin / TVA Pub

Sylvain Marcel a été choisi par Valérie Lemercier pour incarner Guy-Claude, le clone de René Angélil dans Aline. Un rôle important que le comédien endosse avec beaucoup de talent et de respect. À l’occasion de la sortie du film au Québec, il nous raconte son expérience sur ce tournage, il nous parle de ses projets et fait le point sur sa vie personnelle.

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Après avoir lu le scénario du film, Sylvain Marcel n’était pas sûr d’avoir compris dans quelle direction Valérie Lemercier voulait aller. «Ici, on a quand même une culture de moquerie envers Céline, beaucoup de parodies ont été faites, des Bye Bye à Marc Labrèche. Mais en lisant le scénario, je ne voyais pas de moquerie. Ce que je lisais, c’était des événements que tout le monde connaît. Quand je me suis assis avec Valérie, elle m’a tout de suite dit qu’elle voulait faire un film d’amour sur un couple qui s’aime et qui a conquis la planète ensemble.» 

Le comédien a finalement décidé d’embarquer dans cette aventure, non sans avoir fait des essais auparavant. «On était deux comédiens en lice pour le rôle: il y avait le Français Jérôme Commandeur et moi. Pour les essais avec Valérie, on a pris un fauteuil pour refaire la scène de la limousine qui est dans le film. On a cliqué tout de suite, c’était naturel entre nous. On était à l’aise ensemble. Côté accent, j’avais aussi une longueur d’avance sur l’autre comédien. De retour à Montréal, Valérie m’a appelé en me demandant si je voulais être son mari.» 

Sylvain Marcel n’a jamais rencontré Céline Dion, mais ils ont pourtant un point commun important: ils sont nés dans la même ville. «Je suis né à Charlemagne, comme elle. Mais c’est le seul rapport qu’on a ensemble.» 

PAS D’IMITATION

La réalisatrice souhaitait que l’accent ne soit pas une barrière pour les spectateurs français. Les comédiens parlent donc un «québécois international». «La plupart des films québécois, comme ceux de Xavier Dolan ou d’Arcand, sont projetés en France avec des sous-titres, mais Valérie Lemercier ne voulait pas ça. Elle voulait que les Français entendent notre langue et qu’ils la comprennent. Il y a eu des petites adaptations de langage, mais c’est pour qu’ils puissent comprendre.» 

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Pour incarner René Angélil, elle ne voulait pas non plus un comédien qui imite le célèbre gérant, mais plutôt quelqu’un qui évoque la personnalité de René. «J’ai regardé des heures et des heures de vidéos sur YouTube à l’écouter parler, à le regarder marcher, bouger... Ma voix reste la mienne, elle ressemble un peu à celle de René, mais j’ai surtout calqué ses mouvements, la manière dont il marchait, son calme. Dans le couple, il y avait la batterie, qui est Céline, et le roc, l’ancrage, qui était René. C’est ce qu’on a essayé de montrer: le calme légendaire de René, son charisme exceptionnel, une sagesse tranquille.»

Sylvain Marcel avait toutefois le défi d’incarner ce personnage sur plusieurs décennies, comme Valérie Lemercier qui incarne Céline de son enfance à aujourd’hui. «C’était tout un défi. En juillet 2018, j’ai su que Valérie Lemercier voulait me rencontrer. Ensuite, on a fait des essais caméra mais, chaque fois, elle me disait que j’étais trop maigre. J’ai beaucoup mangé pour avoir ce rôle. J’ai engraissé et, d’ailleurs, je n’ai pas encore réussi à perdre tout ce que j’avais pris. Il y a aussi eu un gros travail de perruques et de postiches. Il n’y a aucun poil à moi dans ce film.» 

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UN NOUVEAU STATUT

Dans la dernière année, les projets de Sylvain Marcel ont connu un succès exceptionnel, que ce soit ce film ou la série Virage, dans laquelle il a excellé. «Ce que j’ai fait dans Virage, je ne l’avais jamais fait auparavant. Le texte de cette série était exceptionnel; je pleurais en le lisant. Pour la dernière scène de mon personnage, on avait même décidé de ne pas faire de répétition avant, parce qu’on savait que les émotions allaient être à fleur de peau et qu’on risquait de ne pas passer au travers.» 

Il reconnaît que son jeu s’est amélioré dans les dernières années grâce à un concours de circonstances. «Je pense d’abord qu’il y a l’âge. Je sais maintenant que moins on en fait, plus c’est payant. Il y a aussi la confiance en moi ainsi qu’envers les équipes au maquillage et aux costumes et toute l’équipe technique, qui nous aident à créer notre personnage. Ensuite, il suffit de dire les mots simplement et de se laisser aller. J’ai l’impression de moins forcer pour arriver à un meilleur résultat.» 

Sa participation à une grosse production française comme Aline pourrait lui valoir bien des propositions outre-Atlantique, mais il garde la tête froide. «Le but d’un acteur est de jouer devant le plus de monde possible, mais j’essaie de ne pas avoir trop d’attentes. Je vais laisser la vie décider de ce qui va se passer pour moi. Je suis en train de regarder pour avoir un agent en France, mais rien n’est encore fait.» 

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Il garde néanmoins un souvenir amusé des conditions de tournage, très différentes de ce que les comédiens québécois connaissent ici. Les budgets en Europe sont très différents, et la manière de tourner l’est aussi. «Par exemple, au Québec, pour un plan large, on tourne ça une seule fois, et c’est fait. C’est une scène qui vit deux secondes à l’écran, au final. Pour Aline, on a tourné 15 prises d’un plan large. Danielle Fichaud et moi, on se disait qu’ils allaient nous mettre à la porte parce qu’on pensait qu’on refaisait la scène parce qu’on était pourris. J’ai finalement demandé à Valérie ce qui se passait, et elle m’a dit que c’était normal. On tournait environ deux scènes par jour, alors qu’ici on en fait une dizaine. On peut être fiers de ce qu’on fait ici. Avec peu d’argent et peu de temps, on fait de très bons films et de très bonnes séries.»

ÉTERNEL CÉLIBATAIRE

Sylvain Marcel sera de retour dans la série Les Honorables en janvier, sur Club illico, et il est toujours de la distribution de L’Échappée, à TVA. «Plus jeune, je m’imaginais faire deux ou trois spectacles de théâtre dans l’année pour pouvoir vivre de mon métier, mais j’ai dépassé mes objectifs de manière extraordinaire. Je me sens gâté par la vie.» Seul bémol dans le tableau: sa vie sentimentale, sur laquelle il fait un constat lucide. «Il faut que je me fasse à l’idée: je ne l’ai pas du tout! J’ai été avec des femmes extraordinaires, mais je pense que je suis fait pour être tout seul. Mes meilleurs moments sont les périodes où j’ai été seul. Je ne suis pas fait pour être en couple.» 

Photo : Karine Lévesque / TVA P

Célibataire depuis près de six mois, il profite, confie-t-il, de la vie et de sa famille. «Je suis, par exemple, allé au théâtre avec mon fils Matis, qui a 11 ans. Ma vie actuelle est parfaite. Je suis quelqu’un d’assez plate. Je fais mes petites affaires, je travaille à mon bureau, je fais des recherches sur Internet, je ne suis pas la version le fun que je peux éventuellement projeter.»

Le film Aline prend l’affiche le 26 novembre au Québec. La deuxième saison de la série Les Honorables sera offerte sur Club illico dès le 6 janvier.

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