En plus de tous ses projets, Michel Charette planche sur l'écriture d'un film | 7 Jours
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En plus de tous ses projets, Michel Charette planche sur l'écriture d'un film

Image principale de l'article Il développe un projet de film
Photo : Eric Myre / TVA Publica

À l’hiver 2022, celui qu’on peut voir sous les traits de Bruno Gagné dans la populaire série District 31 passera du côté de la comédie. Le comédien Michel Charette nous parle de son nouveau défi professionnel et de la conciliation travail-famille.

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Depuis six ans, c’est dans la peau du sergent-enquêteur Bruno Gagné qu’on peut voir le comédien Michel Charette. Or un nouveau projet s’est présenté à lui cette année, proposition qu’il ne pouvait pas refuser. Il a ainsi pris une pause des tournages de District 31, à Radio-Canada, pour se consacrer à ceux du téléroman Le bonheur, qui arrivera sur les ondes de TVA en janvier. 

Michel Charette y incarnera François Plante, un enseignant qui décide de changer complètement de vie. «C’est un professeur de français au secondaire qui pratique son métier depuis 20 ans. À un moment donné, il décide que c’est terminé pour lui, et il s’achète une ferme en dehors de la ville, où il déménage avec sa femme et son fils. Il est en quête du bonheur, et son rêve ultime est d’écrire un roman. Mais, parfois, quand on cherche le bonheur, il se trouve juste à côté de nous. Le changement de vie est sa décision à lui; ça ne veut pas dire que sa famille est en accord avec ça.»

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Le comédien décrit son personnage comme étant un homme bon, qui vivra son lot de bouleversements. «C’est un homme instruit qui avait une vie en ville. C’est un bon gars, une bonne pâte. Il désire que son projet de ferme fonctionne, mais sa femme et lui n’ont plus de revenus qui entrent. Que feront-ils? Cultiveront-ils la terre? Vendront-ils des œufs? Tous ces questionnements sont mis de l’avant pour comprendre que cette famille, en tentant d’aller chercher le plus beau, se rapproche davantage de ce qu’il ne faut pas faire pour trouver le bonheur.»

Heureusement, l’artiste se considère loin de la quête de son personnage, étant heureux dans sa propre vie. «Mes affaires vont bien, mes enfants aussi. Nous vivons dans un beau quartier. Il n’y a pas beaucoup de ressemblances entre François et moi.» 

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UN RETOUR À LA COMÉDIE

Depuis quelques années, Michel Charette participe davantage à des séries dramatiques. On pense notamment à 30 vies, Les pays d’en haut et District 31. Néanmoins, son rôle de Léopold dans Les Boys et celui de Jean-Lou Duval dans Radio Enfer ont été marquants au petit écran. C’est donc avec un réel intérêt qu’il retourne à la comédie cette année. «Bruno Gagné, c’est bien le fun à jouer, mais ça fait du bien un peu de légèreté. Même si c’est une comédie, il y a toutefois un peu de drame. Ce n’est pas juste une ligne, un punch. Cette série est corrosive, décapante, dramatique, touchante, burlesque; elle englobe bien des choses.»

Il affirme que jouer la comédie implique son lot de défis, étant donné le niveau de complexité du jeu. «Faire pleurer quelqu’un n’est pas difficile. Faire rire une personne l’est plus. Le rire est une émotion difficile à définir. Il y a des choses drôles qui sont universelles, comme quelqu’un qui déboule les escaliers. Or l’humour est avant tout une question de rythme, de timing, de montage.»

Dans Le bonheur, le comédien est le capitaine du bateau, c’est-à-dire celui qu’on verra dans la majorité des scènes. «C’est le projet sur lequel j’ai travaillé le plus, notamment en termes de préparation. Je me suis donné. Ç’a été intense, car j’étais dans toutes les scènes. Je devais donc savoir où je m’en allais. Comme c’est le personnage principal, je voulais être à mon meilleur pour l’équipe afin que tous aient du plaisir et se sentent bien.» 

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LA DÉCHÉANCE DE BRUNO GAGNÉ

Le personnage de Bruno Gagné dans District 31 n’en est pas à sa première mésaventure. L’auteur, Luc Dionne, ne lui a épargné aucune épreuve depuis l’histoire avec Nancy Riopelle (Geneviève Schmidt). «Les gens se sont beaucoup attachés à Bruno. Sa descente aux enfers a énormément été médiatisée, et j’ai reçu des commentaires sur les réseaux sociaux. Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils avaient vécu ce genre d’épreuve, dont des policiers, qui se reconnaissent à travers mon personnage», nous dévoile le comédien, qui est heureux que Bruno soit allé chercher de l’aide. «Quand on touche le fond et qu’on n’en parle pas, qu’on essaie de s’automédicamenter avec de la drogue, le jeu ou le sexe, ce n’est pas la meilleure des façons. Il faut demander de l’aide, et les amis de Bruno lui ont ouvert les yeux là-dessus.»

La maison de thérapie La Vigile, où le personnage est parti pendant quelques semaines, existe réellement. «C’est une maison de thérapie venant en aide aux premiers répondants qui font des stress post traumatiques, des dépressions, des burn-out, etc. L’histoire de Bruno reste de la fiction, mais, avec tout ce qu’il a vécu, c’est miraculeux qu’il soit encore debout.»

En abordant la quotidienne, Michel Charette est revenu sur un départ qui l’a touché, celui de Sébastien Delorme, son acolyte de plateau depuis les tout débuts. «Ça fait toujours de la peine de voir l’un des nôtres partir, même s’il faut brasser les cartes pour amener l’histoire plus loin. Sébastien est l’un de mes grands amis, et on s’écrit encore tous les jours. Je suis content pour lui, il a plein de projets. Mais c’est certain que ça donne un coup. Nous formons une famille. J’ai passé plus de temps avec eux qu’avec ma propre famille dans les six dernières années. On se raconte nos choses. Je perds un collègue, mais pas mon ami.»

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UNE CONCILIATION TRAVAIL-FAMILLE EFFICACE

Avec ses nombreuses heures de tournage, il n’est pas toujours facile pour Michel Charette de coordonner son emploi du temps avec celui de ses enfants. Ajoutons à cela les études universitaires en droit de sa conjointe, Marie-Claude. La conciliation travail-famille fonctionne bien, mais demande beaucoup de gestion pour la famille Charette. «C’est assez rock’n’roll. Heureusement, j’ai des enfants qui comprennent la situation et qui sont heureux pour nous. Ils voient leur mère s’émanciper dans son retour à l’école. Elle aime ça, elle étudie fort, elle a de bons résultats et elle est super bonne. On s’organise, il y a des gens qui nous aident. Soit on engage quelqu’un pour nous aider, soit ma mère vient passer quelques jours à la maison pour s’occuper des enfants, le soir. On a un réseau bien stable. Il m’arrive aussi d’amener mes enfants sur les plateaux de tournage. Nous ne sommes pas les premiers ni les derniers à qui ça arrive.» 

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UN ACTEUR QUI ÉCRIT...

En plus de District 31 et Le bonheur, le comédien écrit une pièce pour le Théâtre des hirondelles en compagnie de son ami François Chénier. Il développe également une série télévisée et un projet de film. «Ce sera sur la vie de quelqu’un de très connu que j’ai toujours rêvé d’incarner. Je suis en train d’écrire le scénario.» Néanmoins, Michel Charette n’aime pas s’approprier le terme d’«auteur» pour parler des projets qu’il développe.

«Je n’ai aucunement la prétention d’être un auteur. François et moi sommes plus des acteurs qui écrivent. Je fais du théâtre d’été, c’est donc plus léger. Je n’ai pas les compétences pour écrire du drame», confie le comédien, qui affirme vouloir développer davantage ses propres projets, étant rendu à ce stade dans sa carrière. 

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