À l’approche de la quarantaine, Émily Bégin est très sereine à l’idée de vieillir | 7 Jours
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À l’approche de la quarantaine, Émily Bégin est très sereine à l’idée de vieillir

Image principale de l'article Émily Bégin est très sereine à l’idée de vieillir
Photo : Eric Myre

La vie de couple pose de nombreux défis, mais grâce à Si on s’aimait, qu’elle commente hebdomadairement avec son amoureux, Guillaume Lemay-Thivierge, Émily Bégin a trouvé quelques clés qui lui assurent de poursuivre sainement sa vie amoureuse, sa vie familiale et sa vie de femme. Ce mandat, qui l’a fait grandir, suscite chez elle de belles prises de conscience. L’animatrice a accepté d’en partager quelques-unes avec nous.

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Émily, l’émission Si on s’aimait continue de faire jaser cet automne...
C’est impressionnant de voir la générosité avec laquelle les participants se livrent à Louise Sigouin. Avec elle, nous allons à la rencontre de nous-mêmes, et ça nous permet d’évoluer et de briser des patterns afin d’éviter de toujours choisir le même genre de partenaire. Ça me rappelle ce que me disait toujours une de mes amies: «Il faut que tu changes de casting, Émily!» (rires)

On constate que la complicité avec Guillaume est toujours présente dans l’émission...
Bien sûr! Guillaume et moi, c’est «notre» série. Avec Si on s’aimait, nous joignons l’utile à l’agréable. Chez nous, comme ailleurs, ça suscite des discussions avec notre conjoint, nos amis, nos parents. Nous recevons de beaux témoignages en ce sens. Des jeunes dans la vingtaine nous ont dit que c’est en regardant l’émission qu’ils ont réalisé qu’ils étaient plus que des amis. Nous sommes fiers de faire partie de ce projet, car ce n’est pas qu’un simple divertissement, c’est aussi éducatif. Guillaume et moi avons la chance de commenter ce qui se passe, mais toujours dans la bienveillance. Nous ne sommes pas là pour critiquer qui que ce soit. En fait, qui sommes-nous pour critiquer? Si on s’aimait est l’un de nos plus beaux contrats. En plus, nous avons la chance de travailler avec une si belle équipe!

Êtes-vous généralement en accord avec Guillaume?
Non... Nous sommes deux individus qui se ressemblent beaucoup, mais nous sommes très différents. Nous sommes actifs, nous sommes de bons partenaires dans la vie pour nos enfants, mais nous sommes différents. Je suis codépendante, il est dépendant. Je suis rationnelle, il est émotif. Je suis rapide, il est lent. 

Votre couple fonctionne donc sur le mode complémentaire...
Tout à fait! Grâce à Si on s’aimait, nous découvrons comment nous pouvons nous aider mutuellement. Louise nous donne des trucs pour être un bon coach l’un pour l’autre et être bien dans la relation.      

Photo : Eric Myre


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Diriez-vous que ce projet vous aide à grandir en tant que femme?
Tellement! C’est un show qui me force à réfléchir et à me demander comment je peux m’améliorer. Même pour les célibataires, c’est un show utile. Nous le disions au début, et c’est toujours aussi vrai: Si on s’aimait a mis le Québec en thérapie. Les gens s’y intéressent, car ils veulent être mieux dans leurs vies. Personnellement, je stresse beaucoup pour des choses inutiles. Alors, je travaille sur moi, je remets des choses à plus tard, je dédramatise. Je suis une «vite», alors il faut que tout soit fait pour que je me sente bien: le ménage, le lavage, l’épicerie, les vêtements des enfants. Guillaume, qui est un «lent», m’aide à trouver un certain équilibre à travers tout cela. Même si certaines choses ne sont pas faites sur-le-champ, ce n’est tellement pas grave! Quant à Guillaume, il commence plein de choses, mais ne termine rien; c’est dans sa nature. Alors, je l’aide à terminer les choses. C’est tout cela qui fait en sorte que nous nous sentons mieux dans notre couple.      

Cela suscite en vous de belles prises de conscience...
Oui, des prises de conscience qui me concernent, mais qui concernent Guillaume aussi. J’ai appris à ne pas m’acharner sur lui parce qu’il est lent. Je peux lui suggérer d’entreprendre moins de projets, mais sans le lui reprocher. Ça ouvre la discussion, ça nous amène à communiquer. 

Cela vous permettrait-il donc de mieux accepter votre amoureux?
Complètement! Je suis devenue plus indulgente à certains égards et j’ai appris à l’accepter. C’est facile à dire, mais c’est tellement vrai qu’il faut communiquer. Moi, c’est la première fois que je vis une relation dans laquelle il n’y a rien qui n’a pas été dit. Guillaume et moi, ça fait sept ans que nous sommes ensemble. Je n’ai rien emmagasiné, et Guillaume non plus, même à propos des choses les plus minimes qui soient. S’il me fait part de quelque chose que je trouve sans importance, je ne minimise pas ce qu’il me dit. Parfois, une chose est banale à nos yeux, mais pas pour l’autre. Il faut rester à l’écoute de l’autre et communiquer. Guillaume et moi, nous n’avons jamais de grosses chicanes. 

Dans tout ce que vous avez appris, qu’est-ce qui vous a le plus servi?
Même si nous communiquions bien, Guillaume et moi, grâce à Si on s’aimait, nous avons réalisé que les non-dits pouvaient mener tout droit à la rupture. Les deux premières années, tout était parfait. Ensuite, c’était encore parfait entre nous, mais un enfant s’est ajouté à notre famille, et la routine familiale s’est installée. Or il faut garder son couple en santé, et ça, c’est quelque chose d’important pour nous, surtout pour Guillaume. C’est un éternel romantique. Il faut que la passion soit toujours au rendez-vous. Si on s’aimait m’a enseigné à garder notre couple en santé. Nous nous fixons des dates, Guillaume et moi. Nous passons du temps ensemble, parfois tout un week-end, et nous faisons garder les enfants. Ils ne sont pas malheureux de passer du temps chez grand-papa et grand-maman. 

Photo : Eric Myre


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Diriez-vous qu’avoir un amoureux comme Guillaume représente un défi?
Oui, parce qu’il ne carbure qu’à l’adrénaline. Il doit toujours avoir plusieurs projets au programme. Il peut relaxer 20 minutes dans un sauna, mais s’il a beaucoup de temps à lui, il trouve ça difficile. Même s’il est en pause professionnelle, sa tête continue de tourner. Il est très actif. Nous avons tourné deux shows de Chanteurs masqués en une journée. C’est énorme! Le matin, avant les tournages, il a pris le temps d’aller faire du surf sur le Saint-Laurent! C’est tout dire! Avec Guillaume, ça ne peut pas être relaxe... Il a toujours besoin d’être dans l’action. Mes proches me demandent comment je fais... (rires) Moi aussi, je suis allumée, je m’intéresse à plein de choses, mais j’arrive à décrocher. Sur ce plan aussi, nous nous équilibrons. Je l’amène à se poser, à prendre des pauses. Je ne le retiens jamais, je l’encourage, mais je prends des moments pour moi-même. Je suis très active, mais pas autant que Guillaume. Il faut dire qu’il y a peu de gens qui pourraient le suivre...

Est-ce que ça vous donne aussi des outils en tant que mère?
Oui, en tant que maman, ça me rappelle de vivre plus le moment présent. Chaque fois que je suis avec mon fils, je veux en profiter. J’aime préparer tout d’avance, alors, ça m’amène à faire plusieurs choses à la fois au lieu de profiter du moment. J’essaie de me rappeler de plus profiter de la présence de Théodore en jouant ou en dessinant avec lui. Je voudrais être plus dans le moment présent, surtout avec les enfants, mais c’est difficile pour moi... Guillaume est un père exceptionnel. Il est le papa qui joue beaucoup avec ses enfants. Il saute sur le trampoline, les amène faire du skate, etc. Nous n’avons pas de problème à échanger nos rôles. C’est important que nous soyons souples afin de ne pas accumuler de frustrations.

Émily, vous voguez allègrement vers vos 40 ans. Comment entrevoyez-vous cette étape?
C’est quelque chose! Je ne le réalise même pas encore! Je me rappelle la surprise-party de ma mère et de sa jumelle pour leurs 40 ans. Pour moi, c’était tellement vieux! (rires) Maintenant, c’est à mon tour... J’espère que nous aurons l’occasion de faire un grand rassemblement. Je ne peux pas croire que je vais avoir 40 ans pendant qu’il y a encore des restrictions pandémiques! On ne sait pas à quel moment ça prendra fin... Quoi qu’il en soit, j’espère que je pourrai célébrer.

Comment espérez-vous célébrer vos 40 ans?
Je suis à organiser une semaine complète en amoureux avec mon chum. J’aimerais que Guillaume planifie un petit souper avec des amis. Je ne veux pas d’un gros party. J’en ai eu un à mes 30 ans. À 40 ans, je veux passer de beaux moments avec ceux que j’aime: ma famille et mes amies d’enfance. Tout au long de l’année, j’aimerais prendre un moment individuel avec chacune d’entre elles. J’ai envie de faire des mises à jour et d’avoir du temps de qualité avec mes amies. 

Photo : Eric Myre


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Qu’est-ce que ça vous fait de franchir le cap de la quarantaine?
Vieillir ne me dérange pas. Je ne ressens aucun stress face à cette étape. Nous y arrivons tous! Et comme on le dit souvent: 40, c’est le nouveau 30! Je regarde des femmes qui ont 50 ans et je les trouve tellement belles! Personnellement, je veux juste vieillir en santé, me sentir bien dans ma peau, continuer à m’entraîner, à bien manger, à m’amuser, à boire du bon vin, à découvrir de la bonne bouffe, à avoir du plaisir. En résumé, je veux profiter de la vie! Et je reviens à l’essentiel: nous sommes des privilégiés de la vie. Nous avons des enfants en santé, nous faisons un métier que nous aimons, nous ne vivons pas de grands stress. Je vois des gens qui vivent des situations incroyables: des femmes qui sont à la tête d’une famille monoparentale, des gens seuls, d’autres qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Je suis tellement remplie de gratitude. Et depuis que j’ai un enfant, je vois à quel point j’ai la chance d’avoir un bon père à mes côtés. Alors oui, je vais avoir 40 ans, mais je suis tellement bien dans ma vie. 

Vous faites quand même beaucoup de choses pour rester en forme et en santé...
Je commence mes journées avec un entraînement. Une fois les enfants partis à l’école, je me consacre ce moment. Ce qui m’importe, ce n’est pas ce dont j’ai l’air en maillot, mais comment je me sens dans ma tête. C’est pour cette raison que je m’entraîne. Je mets toutes les chances de mon côté pour me sentir bien.

Ressentez-vous l’urgence de réaliser vos rêves?
Mon objectif ultime, c’est de rester heureuse et de cultiver le bonheur au sein de ma famille et dans mon couple. Guillaume et moi sommes privilégiés parce que nous avons de beaux projets en commun. En dépit de tout cela, ma priorité demeure ma famille, nos enfants et mon bonheur personnel. J’ai l’habitude de penser aux autres plutôt qu’à moi, mais j’apprends à garder du temps pour moi...      

Es-tu là où tu souhaitais être dans ta vie?
Je suis exactement là où je souhaitais être dans ma vie. Mon bonheur ressemble à celui que j’espérais. Sincèrement, je ne crois pas que je pourrais être plus heureuse. Nous vivons la vie que nous voulons. Je suis une belle-mère et une maman de quatre enfants exceptionnels. Ils sont gentils avec moi. Nous formons une belle famille. Récemment, Théodore me disait: «Moi, je l’aime tellement, ma famille. Il y a tellement de la “belle” amour...» C’est un enfant heureux. Nous voulons que nos enfants soient bien, qu’ils grandissent dans l’amour. Ils s’endorment en écoutant leur père gratter la guitare ou en se faisant faire un massage des pieds. Nos enfants vivent dans la douceur...      

Si on s’aimait, du lundi au jeudi à 19 h 30, à TVA.
Les tomes 1 et 2 de Si on s’aimait sont disponibles en librairie et à qublivre.ca.
Dès le 24 novembre, le boîtier Si on s’aimait sera également offert à qublivre.ca. Le boîtier, qui s’inspire des deux livres, comprend des cartes qui soulèvent des questions et proposent des activités à faire seul, à deux ou en petit groupe. Cet outil vous aidera à entamer des réflexions et des discussions enrichissantes.

Courtoisie


Chanteurs masqués, dimanche à 18 h 30, à TVA.
Émily signera quelques chorégraphies de la pièce 2021 revue et corrigée qui sera présentée au Théâtre du Rideau Vert dès le 23 novembre.

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