Jean-Luc Mongrain s'ouvre sur sa réalité de vieillir sous les feux de la rampe | 7 Jours
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Jean-Luc Mongrain s'ouvre sur sa réalité de vieillir sous les feux de la rampe

Image principale de l'article Sa réalité de vieillir sous les feux de la rampe
Marc-Étienne Mongrain

Celui qu'il ne faut surtout pas appeler «un de nos aînés» nous offre son premier balado. Jean-Luc Mongrain, qui est de retour sous les feux de la rampe, aime que les plaisirs durent, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Cette année, il souligne d'ailleurs ses 35 ans d'amour avec son épouse, Linda.

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Vieillir ne lui fait pas peur. «J’ai perdu mes parents alors qu’ils avaient 60 et 62 ans... Je touche du bois, parce que je veux continuer à participer à la société, à la voir évoluer et à applaudir ou à critiquer. Et je me considère comme très chanceux, parce que vieillir est la seule façon de rester en vie.» 

Jean-Luc Mongrain a beaucoup réfléchi à la vie au cours des deux dernières années. «Ma formation m’a amené à avoir de l’intériorité sur le monde, les gens, les épreuves, la société... Et cette période-là m’a fait comprendre que, lorsqu’il y a une pression énorme qui est faite sur une société, sur une collectivité, on peut à la fois se solidariser et/ou se polariser.» 

L’homme de 70 ans déplore le sort qu’on a réservé à la génération plus âgée. «Il y a quelque chose de générationnel qui est apparu. On s’est dit: “C’est pas grave s’ils sont touchés par la crise, ils sont vieux, ils vont mourir de toute façon.” Un fractionnement de notre société s’est fait pendant la pandémie.» 

Il ne veut surtout pas qu’on l’inclue dans l’expression «nos aînés». «On passe sa vie à vouloir gagner son autonomie et ne plus appartenir à nos parents. La quête de l’être humain est de réussir à s’épanouir avec les autres et non pas d’appartenir aux autres! Alors, dans l’expression “nos aînés”, c’est comme si je n’avais plus de place comme individu et qu’on me disait: “On va s’occuper de toi.” Mais la façon dont on s’est occupé de ma génération a été catastrophique!»

35 ANS D’AMOUR
Il est en couple depuis 35 ans avec son épouse, l’avocate Linda Durand. Qu’est-ce qui explique cette longévité? «Nous avons une collaboration et une connivence. Ces forces dans notre couple nous ont permis de passer à travers des épreuves individuellement et comme amoureux. Quelle que soit l’épreuve qui se présente, pour y faire face, il faut être des partenaires et non pas une juxtaposition de deux individus qui décident de vivre ensemble.» 

Photo : Patrick Seguin


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TOUJOURS PRODUCTEUR
En 1996, Jean-Luc fondait, en compagnie de sa conjointe, la maison de production Ostar. «Elle est toujours en exercice et vivante, mais je ne m’en sers pas pour ma nouvelle aventure.» Il fait allusion à son nouveau balado...

DE GRANDES RENCONTRES
Le journaliste et animateur nous présente Mongrain en balado sur YouTube. «Mon expérience de podcast au début de la pandémie avait été moussée par mon fils, qui m’avait demandé d’embarquer là-dedans. Il m’avait dit: “Tu devrais être dans la loupe de ce phénomène qui nous touche.” Alors, je l’ai fait. Puis, ça a amené le 98,5 FM à m’appeler pour me demander si je voulais animer une émission estivale. Je ne pensais le faire que pour une saison, et je l’ai fait pour une deuxième. Et après, je voulais continuer d’avoir une tribune, mais pas au rythme de la quotidienneté; ça, je l’ai fait longtemps.» 

Après cela, les gens lui ont écrit pour lui demander: «Pourquoi ne faites-vous pas un balado?» «C’était un univers que je connaissais peu et mal, alors j’ai commencé à m’informer. J’ai approché une consultante dans le domaine. Mon fils m’a accompagné là-dedans. Et on a commencé à regarder ce que ça pourrait être. Ce qui m’intéressait, c’était un peu ce que j’avais déjà fait il y a longtemps: une émission qui s’appelait L’heure juste, où je faisais des rencontres et des entretiens avec des gens de différentes sphères d’activités. Je me disais que ça manquait dans les médias, en ce moment.» C’est ce qu’il offre avec Mongrain en balado, mais avec une plus grande souplesse, une plus longue durabilité et davantage de liberté qu’à l’époque de L’heure juste. «Il n’y a pas de contraintes commerciales, de temps, de programmation et de grille.» Le point de départ est: «On sait ce que les gens font, mais on ne sait pas ce qu’ils sont!»      

Les 10 épisodes de Mongrain en balado sont mis en ligne sur sa chaîne YouTube à raison d’un par semaine.

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