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Philomène Bilodeau suit les traces de ses parents

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Photo : Patrick Seguin

Âgée de 25 ans et possédant déjà quelques années d’expérience, Philomène Bilodeau a ressenti très tôt l’appel pour le métier. Or, si la jeune actrice entend régulièrement parler de ses parents acteurs, dont elle est fière, elle souhaite toutefois tracer sa propre voie et faire son propre nom. Notre prédiction? D’ici peu, on dira de Monique Spaziani et Emmanuel Bilodeau qu’ils sont la mère et le père de Philomène...

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Philomène, où peut-on te voir par les temps qui courent?
Je suis de Toute la vie. J’ai travaillé sur ce projet pendant tout l’été. Ç’a été un super plateau. Mon personnage, Marie-Jo, est une force tranquille. Elle est super déterminée. Par contre, elle ne pense pas toujours aux conséquences de ses choix... Elle se bat contre l’opinion de ses parents. Elle veut un enfant, ses parents ne sont pas d’accord. Comme elle souffre de sclérose en plaques, je me suis beaucoup informée sur la maladie pour pouvoir l’interpréter.      

Marlène Gélineau Payette


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Te sens-tu des similitudes avec ton personnage?
Elle me ressemble, car je suis moi aussi quelqu’un de déterminé. Si je veux quelque chose, c’est sûr que je vais l’obtenir! Je fais mon chemin, mais sans le crier sur tous les toits. Je suis aussi discrète. 

À quel âge as-tu participé à ton premier tournage?
La première fois, c’était avec mon père. J’avais six ans et c’était sur le Sketch show. J’ai aussi tourné dans Curling, un film de Denis Côté, avec mon père, à l’âge de 12 ans. Ç’a été mon premier grand rôle. À 16 ans, j’ai tourné dans une coproduction France-Québec, Deux temps, trois mouvements. Par la suite, je me suis concentrée sur mes études et j’ai fait l’école de théâtre. 

Métropole Films

Métropole Films


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En quoi as-tu étudié au cégep?
J’ai étudié en littérature. Je souhaitais être comédienne, mais je voulais d’abord voir autre chose. J’avais envie de me cultiver d’une autre manière. Je me suis intéressée aux grands classiques. Je voulais aussi vivre des expériences. Je suis partie en Gaspésie sur le pouce. Je pense que pour faire ce métier, il faut expérimenter différentes choses, rencontrer des gens qui ne sont pas de notre milieu, apprendre par imitation. J’aime regarder les gens être et agir. Ça permet de créer des personnages qui sont loin de nous. J’ai aussi étudié un an en cinéma à l’Université de Montréal. Je voulais en connaître un peu plus sur la technique. Ça m’a beaucoup aidée. Pendant ce temps, j’ai fait mes auditions dans les écoles. 

Où as-tu été acceptée?
À Saint-Hyacinthe, et c’est là que j’ai étudié pendant trois ans. Nous avions une belle cohorte. Nous étions très proches. En 2019, nous avons présenté une pièce en France. Puis, il y a eu la pandémie...

À quel moment as-tu confirmé que tu voulais être comédienne?
En première secondaire. On offrait l’option théâtre. J’ai toujours vu mes parents faire du théâtre et j’ai voulu essayer, moi aussi. Ma mère (Monique Spaziani) est aussi comédienne. Je suis une enfant de la balle: j’ai passé mon enfance dans les loges... (sourire) J’ai su très tôt que j’appartenais à ce milieu. Bébé, j’ai fait mes premiers pas à vie sur la scène du théâtre du Bic. Ça doit être un signe... (rires)

Tes parents t’ont-ils mis en garde sur les difficultés de ce métier?
Ils m’ont encouragée, mais ils m’ont aussi avertie sur tout ce qui est difficile dans ce métier. Parfois, avoir ses deux parents dans le milieu peut être un désavantage; les gens m’associent toujours à eux. Cela étant dit, j’adore mes parents! 

Parce que tu ressens le besoin d’avoir ton identité bien à toi?
Oui, je suis moi, je suis une comédienne. Dans les articles, on mentionne toujours que je suis la fille de... (sourire) Oui, ce sont mes parents et je les aime, mais je suis moi. 

La bonne nouvelle, c’est qu’un jour on dira sûrement de tes parents qu’ils sont le père et la mère de Philomène...
(Rires) Oui, comme Marcel Leboeuf qui est devenu le père de Laurence... Jouer, c’est ma passion depuis toujours. J’aime créer. Pour être une meilleure actrice, il faut que j’emmagasine différentes expériences de vie, que je voyage. Pour ces raisons, j’aime bien partir entre deux contrats pour aller vivre mes expériences. J’aime aussi chanter et danser. 

Tu portes un prénom rare. Y a-t-il une histoire autour de ce choix?
Oui! Mes parents se promenaient dans un cimetière quand ils ont vu ce prénom sur une pierre tombale. Ils se sont regardés en silence et ç’a été évident pour eux que s’ils avaient une fille, elle allait s’appeler Philomène. Mon prénom veut dire «amie de la lune». J’ai un bon rapport avec elle... (sourire)

Photo : Patrick Seguin


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Pour tes études à Saint-Hyacinthe, a-t-il fallu que tu quittes ton foyer tôt dans la vie?
Oui, c’est le cas. J’ai 25 ans maintenant, mais à 19-20 ans, j’habitais déjà en appartement à Montréal. Puis, je suis partie à Saint-Hyacinthe pendant trois ans.

Cette situation a-t-elle favorisé ton autonomie?
Oui, et j’aime être indépendante. Depuis le mois de juillet, c’est la première fois que j’habite seule avec mon chien. C’est une autre étape de ma vie. Je reçois régulièrement des amies à coucher. Comme nous n’avions pas l’occasion de voir nos proches durant la pandémie, j’ai appris à vivre seule. Ça m’a appris tellement de choses! Plus que jamais, je suis connectée à ce que je ressens, à mes besoins. Pendant la pandémie, je me suis bien préparée pour mes auditions. J’ai travaillé fort.

Ça fait donc un moment que tu voles de tes propres ailes?
Oui, ça fait presque six ans que j’ai quitté la maison. Je suis revenue à mes sources: j’habite dans le quartier où j’ai grandi. Je vis près de chez mes parents et je peux garder mes deux frères et ma sœur. Je suis vraiment présente pour ma famille. La garderie de ma sœur est à côté de chez nous, je peux donc aller la chercher. Mes frères commencent à être ados. Je les amène à mon appart et nous jasons. Ils sont ouverts avec moi. L’écart entre nous est assez grand pour que nous ne nous chicanions pas. Ils peuvent tout me dire et me raconter leurs histoires d’adolescence. 

C’est un privilège pour toi?
Oui, j’ai une grande famille et je suis vraiment chanceuse. Je suis aussi très proche de la famille de ma meilleure amie. Sa mère, Geneviève Rochette, et son père, Carl Béchard, sont un peu comme ma famille. Je les aime beaucoup... 

Quelles sont tes passions, tes occupations?
Depuis que j’ai terminé l’école, je me suis remise à la lecture. Je m’intéresse beaucoup à la littérature québécoise. J’aime aller seule au cinéma. J’aime aussi apprendre des chorégraphies de danse sur YouTube, car j’adore danser! J’écris beaucoup, c’est quelque chose qui me plaît. J’aimerais écrire un film, mais c’est un projet encore embryonnaire. Je regarde plein de films, je lis des livres, je prends des notes. 

L’amitié occupe-t-elle une grande place dans ta vie?
Oui, et j’ai des amies très proches. Ma meilleure amie habite aux Îles-de-la-Madeleine en ce moment. Je suis allée la voir récemment et nous avons passé deux semaines ensemble. J’ai aussi des amis de l’école qui sont restés proches. Je trouve que les relations amicales sont particulièrement puissantes, parfois plus que les relations amoureuses.

Si tu pouvais choisir ton prochain mandat, de quoi s’agirait-il?
Je voudrais avoir le premier rôle dans un film. Le cinéma, c’est incroyable... J’aime les scènes explosives où il faut crier, péter une coche... (sourire)      

Toute la vie, mardi 20 h, à Radio-Canada.

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