Inspiré par des moments difficiles, Louis-José Houde est de retour sur scène avec un nouveau spectacle | 7 Jours
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Inspiré par des moments difficiles, Louis-José Houde est de retour sur scène avec un nouveau spectacle

Image principale de l'article De retour sur scène avec un nouveau spectacle
Photo : VALERIE BLUM

Véritable icône de l'humour au Québec, Louis-José Houde peut se vanteur d'avoir un automne chargé. De retour sur scène avec un nouveau spectacle, Mille mauvais choix, celui qui animera le Gala de l'ADISQ pour une 16e année nous revient en force après avoir vécu des moments difficiles.

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En pleine tournée de son spectacle Préfère novembre, Louis-José Houde a dû, comme tout le monde, cesser ses activités en mars 2020 à cause de la pandémie. Face à la situation, l’artiste admet avoir fait contre mauvaise fortune bon cœur. «Ça ne m’a pas viré à l’envers d’arrêter de faire de la scène. J’ai plutôt profité de cette pause pour réapprendre mon métier et regarder mes collègues sur vidéo. Je suis retombé à zéro et je me suis mis à réétudier mon métier, comme quand j’étais à l’École nationale de l’humour», a-t-il confié en septembre dernier, lors de son passage à Tout le monde en parle.

MILLE MAUVAIS CHOIX
Rappelons qu’en février 2019, l’attachée de presse de Louis-José Houde dévoilait publiquement que l’humoriste ne partageait plus sa vie avec la comédienne Magalie Lépine-Blondeau, avec qui il formait un couple discret depuis l’été 2015. Une rupture douloureuse et médiatisée pour l’homme, et cette séparation a eu un impact direct sur la création de son cinquième spectacle. En effet, l’artiste souligne que son nouveau show s’inspire d’une improvisation faite en 2019, à la suite de l’une de ses représentations à L’Olympia. «Lors de ce rappel, la rupture était encore très fraîche. J’y suis donc allé d’une improvisation d’une dizaine de minutes sur ma vie et sur mon retour au célibat, à 41 ans. Cette improvisation-là est reprise dans mon nouveau show, mot pour mot ou presque. C’était quelque chose qui venait plus du cœur que de la tête, et ça a donné un show qui est plein de chaleur et de sentiments. Il s’agit d’ailleurs de mon spectacle le plus personnel à ce jour!»      

L’artiste tient toutefois à préciser que Mille mauvais choix ne parle pas que de sa rupture survenue en 2019. «Ça parle de l’ensemble des peines d’amour qu’on a dans la vie, de toutes sortes de peine. J’ai eu une espèce d’enchaînement d’événements à un certain moment. C’était des choses plates. Rien de très grave. Je peux juste dire que la pandémie est arrivée à un drôle de moment dans ma vie», a-t-il révélé à Guy A. Lepage, sans donner plus de précisions sur ce qu’il avait vécu. 

À noter que Louis-José Houde décrit Mille mauvais choix ainsi: «Un récit personnel. Un petit traité sur les déceptions, les égarements et les choix, campé au cœur de la vie atypique d’un privilégié. Ce que l’on croyait devenir et ce que l’on devient. Sur fond de littérature, de judaïsme et d’hommage au rock progressif. Plus facile à faire qu’à décrire.»

DÉPOUILLÉ DE TOUT ARTIFICE
Avec cette courte tournée présentée en formule intimiste, l’humoriste écrit, sur sa page Facebook, qu’il veut ainsi effectuer un retour à la base. «Je m’installe au Lion d’Or, à Montréal, et légèrement au Petit Champlain, à Québec, entre le 16 septembre et le 21 décembre, pour une vingtaine de représentations seulement. Formule cabaret, petite salle, petit public, retour à la base, dépouillé de tout artifice, à l’exception bien sûr de mon sensationnel jeu de pieds.» L’artiste, habitué de monter sur scène devant plus de 1000 personnes, se lance ainsi un défi personnel en jouant devant un public réduit. «Devant 100 personnes, on doit regagner notre public à chaque blague. C’est plus difficile, mais je trouve que ça fait du bien, comme comique et comme auteur, de m’imposer ça», confie-t-il.

UN SOLITAIRE PASSIONNÉ
Bien qu’il exerce un métier public depuis plus de 20 ans, Louis-José Houde se décrit comme un homme solitaire qui se consacre entièrement à sa passion: l’écriture et la création de ses spectacles. «J’exerce un métier qui m’invite à voir beaucoup de monde donc, pour moi, ne pas voir un humain pendant quatre jours, ça me fait beaucoup de bien. Ça m’aide à rester sain!» a-t-il révélé, l’été dernier, à Jean-Philippe Wauthier, dans le cadre d’un segment présenté à Bonsoir bonsoir!.

Habitué de rester dans sa bulle d’auteur, l’artiste admet toutefois que sa nature solitaire lui nuit parfois dans ses relations interpersonnelles. «Surtout en amour, mais pas en amitié. J’ai la chance d’avoir des amis compréhensifs, car j’ai toujours été un peu comme ça.» 

À son récent passage à l’émission L’autre midi à la table d’à côté, l’humoriste soulignait au slameur David Goudreault qu’il était aussi très méticuleux dans son travail. «Moi, j’ai une vie d’auteur comique. Le matin, je me lève et j’écris. [...] Pour moi, tout ce qui va mal ou tourne mal dans la vie finit par me servir en humour. Quand il m’arrive quelque chose de plate, je me dis qu’il y a quelque chose de drôle là-dedans. Par exemple, le spectacle que je fais en ce moment s’inspire de tout ce qui va mal, et ça me fait du bien de le jouer. Avec l’expérience, j’ai aussi appris à repérer du matériel dans mes conversations avec mes proches.» 

Questionné ensuite par son interlocuteur sur ses amours en période de covid, l’humoriste a été, comme d’habitude, très réservé. «Ce n’est pas fête au village!» a-t-il simplement rétorqué, laissant sous-entendre qu’il n’avait toujours pas retrouvé l’amour.

Photo : Dominic Gouin

UNE 16e ANNÉE À LA BARRE DU GALA DE L’ADISQ
Ayant animé avec brio, l’an dernier, le Gala de l’ADISQ en pleine pandémie, alors qu’une vague de dénonciations venait de secouer l’industrie de la musique, Louis-José Houde ne cache pas avoir alors eu tout un défi à relever. Heureusement, le sympathique humoriste pourra enfin renouer avec une formule plus normale le 7 novembre, puisque le 43e Gala de l’ADISQ sera présenté devant public, à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Dans le cadre de cette édition 2021, qui marquera la 16e année consécutive de Louis-José Houde à la barre de cette grande fête de la musique, plusieurs artistes seront au rendez-vous, dont Charlotte Cardin, Damien Robitaille, David Goudreault, FouKi, Klô Pelgag, Roxane Bruneau et Vincent Vallières.

UN FIDÈLE COLLABORATEUR
De plus, l’humoriste ne cache pas avoir travaillé, ces derniers mois, en étroite collaboration avec son complice, François Avard, sur les textes des numéros qui seront présentés à cette soirée tant attendue. Le coauteur des Bougon nous confie, pour sa part, avoir l’habitude de travailler avec Louis-José depuis les débuts de sa carrière. «Il s’agit de la 16e année que nous travaillons ensemble sur l’ADISQ. Mais j’ai enseigné à Louis-José en 1998, à l’École nationale de l’humour. J’ai ensuite travaillé sur son premier one man show. Depuis ce temps, ça n’a jamais arrêté. Ça fait maintenant 20 ans qu’on travaille ensemble! Je connais sa manière d’écrire, sa manière de penser, je vois vers quoi il veut aller. Par exemple, lorsqu’il m’envoie 20 pages de brouillon, je suis capable d’en sortir six pages d’excellent contenu. J’ai aussi travaillé avec lui sur les textes de son nouveau show», précise le vieux routier. 

En terminant, nous souhaitons à Louis-José Houde un excellent gala et plusieurs belles représentations à venir de son cinquième spectacle, Mille mauvais choix.      

Ne manquez pas le 43e Gala de l’ADISQ, animé par Louis-José Houde, le 7 novembre dès 20 h, à Radio-Canada.
Pour tout savoir sur les dates de tournée du spectacle Mille mauvais choix, visitez louisjosehoude.com.

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