Après une pause du métier, Hélène Florent est en vedette dans quatre projets | 7 Jours
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Après une pause du métier, Hélène Florent est en vedette dans quatre projets

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Photo : Eric_Myre

Récemment, l’actrice tournait dans Maria Chapdelaine et Les oiseaux ivres, deux films dans lesquels elle livre, comme toujours, de brillantes performances. De plus, en janvier, nous pourrons l’apprécier dans la télésérie L’homme qui aimait trop, aux côtés de Patrice Godin. Rencontre avec une femme zen, heureuse et en pleine possession de ses moyens.

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Hélène, vous êtes en pause en ce moment, mais on peut dire que les tournages se sont enchaînés...
C’est juste un concours de circonstances. Les choses que j’ai faites se sont étalées sur deux ans. On fait de la promotion un peu d’avance pour L’ homme qui aimait trop et aussi pour la série jeunesse Le 422 dans laquelle j’ai aussi joué. 

Le film Les oiseaux ivres représentera le Canada aux Oscars, c’est une belle nouvelle!
C’est incroyable! Cette nouvelle va donner des ailes au film, ça peut juste amener plus de curieux dans les cinémas, c’est vraiment chouette. Quand j’ai vu le film, j’ai dit à mes amis: «Je peux vous dire que c’est vraiment bon, c’est un film de festival, ça va marcher, mais je ne sais pas trop comment en parler.» Je cherchais comment décrire le film, il y a tellement de choses... Des destins entrecroisés avec des souvenirs qui ressurgissent, et l’action bifurque. Tout ça dans des décors et des lumières magnifiques. La trame de fond porte sur des travailleurs étrangers sur une ferme au Québec, mais c’est aussi une histoire d’amour. Je pense que ça résonne en chacun. 

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Cinoche/Films Opale

Dans ce long métrage, vous campez le rôle d’une femme blessée. On sent toute la douleur que vous avez...
Les personnages sont très intérieurs. Je te dirais qu’il y a du texte qui a été coupé au montage. J’étais très heureuse quand j’ai vu le film, je pense que ça le bonifie, ça laisse encore plus de pistes ouvertes. On a davantage le goût d’entrer à l’intérieur des personnages, et je pense que c’est vraiment heureux. Claude (Legault) ne parle pas beaucoup non plus, mais mon Dieu qu’on voit passer des affaires dans ses yeux! C’est le fun de jouer les regards entre nous. Tu vois toute la tension qu’il y a dans la famille et tu la sens. 

C’était la première fois que vous jouiez avec Claude Legault?
Oui, et ç’a été super le fun. C’est un acteur formidable. Le scénario était génial, et à la lecture, je me disais: «Je ne peux pas croire qu’on va raconter une histoire comme celle-là!» Claude est vraiment un partenaire de jeu exceptionnel, j’ai compris le phénomène «Claude Legault» (rires) Il est gentil, drôle, il est préparé et extrêmement généreux. Ça m’a fascinée. Il y a une scène qui a été tournée sous la pluie en trois nuits. Moi, j’étais plus souvent dans le camion, donc je me faisais moins mouiller que les autres. Mais Claude, lui, était dehors avec les figurants qui jouent les travailleurs saisonniers, et j’ai vu qu’il est un gars d’équipe. Il quintuplait son énergie pour en donner aux autres. C’était la nuit, il faisait froid, il pleuvait, et en le regardant, j’ai compris que ce n’est pas juste parce qu’il est fin et qu’il est bon. L’ampleur est bien plus grande que le personnage qu’on imagine. 

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Photo : Eric_Myre / Les Publications Charron et Cie inc./Groupe TVA

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Parlez-nous de la série Le 422.
Je joue dans la seconde saison. C’est le fun, c’est de la science-fiction, on se retrouve dans la cinquième dimension. Je suis un peu comme une superhéroïne... Le genre d’affaire que tu ne joues jamais! Ce sont tous des rôles différents. 

On peut imaginer que ça comblait l’actrice en vous.
J’ai été chanceuse. Ce sont des projets qui ne se ressemblent pas. Il y a le scénario, la façon dont on est dirigés et il y a beaucoup de choses qui viennent de nous. J’ai joué une mère, une amante, une femme d’affaires et aussi une superhéroïne qui tire à l’arc!

Votre fils va-t-il vous suivre dans Le 422?
Mon fils va avoir six ans, je lui ai dit qu’il y avait une méchante dans l’émission. Il ne veut pas la voir, mais je vais lui montrer les scènes où je tire à l’arc. Pour Maria Chapdelaine, il y a aussi papa dans le film (Danny Gilmore), mais le petit est encore jeune. Quand il sera un peu plus vieux, je pourrai regarder le film avec lui. 

A-t-il fait son entrée à l’école cette année?
Oui, à la maternelle. Je n’ai pas versé de larmes, j’ai été bonne! (rires) Je pensais pleurer, mais finalement, ça a eu l’effet contraire, j’ai affiché un gros sourire, qu’il m’a renvoyé. Mais s’il avait pleuré et qu’il avait tiré après ma jambe, je pense que j’aurais pleuré. 

Photo : Bruno Petrozza

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Depuis votre pause, vous n’avez pas manqué de travail...
Non, et depuis le petit moment où je me suis arrêtée, c’est comme si les choses s’étaient placées parfaitement. Je n’aurais pas pu demander mieux. Je fais des projets, mais je garde du temps pour être plus avec mon garçon. Je me souhaite ça pour des années, et même si on est un peu à la merci de différentes choses, je peux dire que ça s’est vraiment bien placé au cours des cinq dernières années.

Quand vous avez fait une pause du métier, est-ce que vous avez eu peur qu’on ne fasse plus appel à vous?
Je n’y ai pas pensé sur le coup, parce que le plus important était de me reposer, de prendre du temps pour moi. Après quelques mois, je me suis dit que j’étais peut-être passée à côté, mais je ne savais pas trop. Mon agente était quand même optimiste, elle me disait que lorsque j’allais me sentir prête, j’allais refaire des auditions, et finalement, ça s’est placé. J’ai eu un moment de doute, mais ça a passé. Après un an, j’ai obtenu un rôle dans Unité 9. J’avais eu le temps de douter un peu, mais j’étais tellement en paix avec le choix que j’avais fait d’être avec mon garçon, que je me disais que ce n’était pas ma seule avenue dans la vie, je pouvais sûrement faire autre chose. 

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Photo : Eric_Myre

Que pouvez-vous nous dire sur votre rôle avec Patrice Godin dans L’homme qui aimait trop?
C’est un homme qui a deux familles, deux vies parallèles depuis trois ans. Moi, je joue le rôle de sa femme avec qui il est marié depuis 25 ans. Ils ont deux enfants. C’est une femme d’affaires, une femme de tête et de caractère qui gère un restaurant. Dans la série, on découvre un couple solide, mais on apprend rapidement qu’il vit dans le mensonge. Mon personnage ne craque pas, mais sa colère va sortir tout croche et elle va écorcher le monde autour d’elle. Elle va devenir vraiment désagréable. On a eu beaucoup de plaisir à tourner ça. 

Avez-vous d’autres projets en ce moment?
Oui, j’ai quelque chose au printemps à la télé, mais je ne peux pas dire ce que c’est. D’ici là, je vais aller voir des films et je vais apprendre mes textes pour ce projet.

Maria Chapdelaine et Les oiseaux ivres sont actuellement en salle. La série L’homme qui aimait trop sera présentée en janvier, sur Noovo. La suite du 422 sera diffusée durant les fêtes, à Télé-Québec.

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