6 vedettes québécoises nous révèlent la fois où elles ont eu l'air le plus fou | 7 Jours
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6 vedettes québécoises nous révèlent la fois où elles ont eu l'air le plus fou

Ah! Il en faut, de l’humilité, pour raconter «La fois où j’ai eu l’air le plus fou»! Heureusement, ce genre de malaise nous est tous arrivé au moins une fois dans notre vie. Et même 100 fois, dans le cas de Justin Trudeau. Dans la plus récente édition du magazine Croc, l'édition #3, disponible en kiosque ainsi que sur jemagazine.ca dès le jeudi 4 novembre, quelques-unes de nos personnalités préférées ont accepté de jouer le jeu avec nous. Nous les en remercions.

1) Michel Barrette  

Julien Faugère


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Au milieu des années 1980, au tout début de ma carrière, je venais de présenter un premier numéro à l’émission Casse-tête, coanimée par Daniel Lemire, Anne Poliquin et la marionnette Gérard D. Laflaque. Le numéro avait tellement bien fonctionné qu’on m’avait demandé de revenir le lendemain, le vendredi. Mais moi, je n’avais vraiment pas d’argent, alors je me suis loué une petite chambre dans une maison de chambres ou une auberge, rue Saint-André, à Montréal, parce que j’habitais Chicoutimi.

Les vendredis matin, à 8 h 50, je faisais une intervention à la radio de Radio-Canada de Chicoutimi, dans la peau de mon personnage de Hi! Ha! Tremblay. Il avait été convenu que cette semaine-là, j’allais faire mon intervention au téléphone, en direct de Montréal. Par contre, il n’y avait pas d’appareil dans ma petite chambre. Je me suis souvenu qu’il y avait un téléphone public dans le hall d’entrée. 

Le vendredi matin, à 8 h 45, je me rends au téléphone. Je suis au début de ma carrière, personne ne me connaît à Montréal. Puis, moi, je ne peux pas interpréter mon personnage de Hi! Ha! si je porte mon dentier. Alors, je l’enlève. Derrière son comptoir, le propriétaire, déjà incrédule, me voit faire. Quand vient le temps de faire mon intervention, je me mets à crier comme Hi! Ha! Tremblay. Le propriétaire commence à s’énerver, et des portes de chambres s’ouvrent. Puis, pendant mon intervention, le propriétaire s’approche de moi pour m’enlever le téléphone. Je le repousse avec mon pied, et il tombe par terre. 

Il y a une personne qui a réussi à m’enlever le téléphone des mains. C’était un policier du poste 33, pendant que le propriétaire lançait mon bagage dans le banc de neige. Je me suis retrouvé au poste, en train d’expliquer pourquoi je hurlais tôt le matin dans le téléphone public d’une auberge après avoir enlevé mon dentier. Les policiers ont téléphoné à Radio-Canada, à Chicoutimi, et la situation a été éclaircie. De son côté, l’animateur, vif d’esprit, avait su récupérer la situation sans que tout ça ne paraisse pas trop en ondes. Ç’a été ça, mon arrivée triomphale à Montréal. 

2) Rosalie Vaillancourt  

Photo : Patrick Seguin


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C’est un épisode qui me fait vraiment rire, encore aujourd’hui. Un jour, je suis entrée dans un autobus, en pensant qu’il s’agissait d’un véhicule de la ville de Saint-Hyacinthe. Je cherchais vraiment où déposer mon billet. Mais soudainement, j’ai été escortée vers l’extérieur par des gardes de sécurité, parce qu’il s’agissait en fait de l’autobus de la campagne électorale de Gilles Duceppe (rires). J’avais l’air d’une vraie folle. J’ai eu le temps de croiser Gilles Duceppe au moment où il montait à bord, et je lui ai dit: «J’aime beaucoup ce que vous faites», et je suis aussitôt partie. J’avais tellement peur de me faire arrêter! À ce moment-là, je n’avais aucune idée de qui il était. 

3) Sébastien Ricard  

Virginie Tardif


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J’adore me baigner dans les lacs, et quand je suis seul, j’aime le faire dans le plus simple appareil. J’ai toujours aimé me baigner à poil. Un jour, l’été passé, j’étais dans les Laurentides, et je suis arrivé assez tôt le matin sur le bord d’un lac dont l’accès est assez difficile. Il n’y avait personne d’autre que moi. J’ai enlevé mes vêtements, et je les ai un peu camouflés entre deux rochers. Puis je me suis lancé à l’eau. J’ai nagé assez loin, pendant peut-être 30 ou 40 minutes, assez pour perdre un peu de vue l’endroit d’où j’étais parti. Sur le chemin du retour, j’ai peu à peu commencé à comprendre que je ne serais plus seul à mon arrivée sur le bord. Il n’y avait pas seulement quelques personnes: beaucoup de gens étaient arrivés entre-temps. L’endroit que j’avais cru solitaire était manifestement connu de bien du monde. Il y avait des parents avec leurs enfants, leurs chaises pliantes, leur bouffe. Plusieurs se baignaient. Sur le coup, j’ai décidé de prolonger ma baignade; j’ai recommencé à nager dans l’autre direction en espérant qu’à mon retour les personnes seraient moins nombreuses, sans trop me bercer d’illusions. Mais non, rien n’avait changé. J’ai été obligé de m’approcher, tranquillement, puis j’ai crié en direction d’une mère de famille qui, en plus, m’a reconnu. La honte totale! (rires) J’ai expliqué ma situation et j’ai demandé à tout le monde de détourner la tête, le temps que je ramasse mes vêtements. Ils ont tous accepté, mais, bon, j’ai eu l’air un peu niaiseux. 

4) Charles Lafortune  

STEVE MADDEN/AGENCE QMI


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En 2002, je commençais l’animation de Chasse à l’homme, à Radio-Canada, un jeu de type «rallye et chasse au trésor». On m’avait aussi demandé d’animer le moment où les vedettes se présenteraient sur le tapis rouge, juste avant l’émission de la rentrée de Radio-Canada, qui célébrait ses 50 ans. L’émission était préenregistrée et animée par Jean-René Dufort et Chantal Fontaine. On avait réuni au studio 42 toutes les vedettes de l’heure, avec, aussi, plusieurs anciennes vedettes de la boîte, étant donné le 50e anniversaire. 

Plus tard, pendant l’émission, je faisais également un «remote», un topo en direct de chez quelqu’un, une grande fan du téléroman Virginie. Je lui apportais, entre autres, un gâteau qui représentait le logo de Radio-Canada. On allait diffuser ce topo, bien sûr, pendant l’émission de la rentrée, mais aussi le soir même de l’enregistrement, en direct, pour les gens réunis dans le 42. 

Alors que je suis sur place, une caméra me suit, je monte l’escalier et je cogne à la porte. Un monsieur l’ouvre et me lance un «Yes?». Je demande à parler à Mme Unetelle, et je dis: «J’ai un gâteau à lui remettre et une grande carte signée par tous les artistes de TVA. Aussitôt, on m’a glissé à l’oreille: «As-tu dit TVA?» Je commençais à m’enliser. J’ai continué à le faire. Dans les faits, nous n’avions pas du tout la bonne adresse. En plus, lorsque je discutais avec le monsieur qui m’a accueilli, j’avais déposé le gâteau par terre, pour pouvoir lui montrer la carte. Eh bien, pendant que je continuais de parlementer avec lui, son chat s’est mis à manger le gâteau. Résultat, mon topo n’a jamais été diffusé, mais tous les gens réunis dans le 42 ont pu le savourer. Quand je suis retourné à Radio-Canada le soir même, Guy A. Lepage m’a dit que c’était la chose la plus drôle qu’il avait jamais vue. 

5) Antoine Olivier Pilon                

MARTIN ALARIE / AGENCE QMI / JOURNAL DE MONTREAL

En 2014, je participais au Festival de Cannes dans le cadre de la présentation du film Mommy. L’équipe du film avait été invitée au dîner organisé par Thierry Frémaux, le délégué général du Festival. Il s’agissait de l’équivalent d’un buffet chic. Quand je suis entré, il y avait deux tables; j’ai entre autres aperçu Quentin Tarantino assis à celle de droite, et je me suis dirigé vers celle de gauche, où se trouvait mon équipe.

Je me suis assis pendant un moment, le temps d’échanger un peu avec les gens autour de moi. Je reconnaissais plein de gens, c’était intimidant. Puis je suis allé au buffet me faire une assiette de pennes sauce rosée, et je suis retourné m’asseoir. À côté de moi, il y avait une réalisatrice européenne, et son sac à main se trouvait entre nos deux chaises.

À un moment donné, quand j’ai voulu piquer une de mes pâtes, elle s’est retrouvée dans son sac à main. Je capotais. Au lieu d’expliquer la situation à la réalisatrice et de m’excuser, ou encore de ne rien faire, j’ai pris la pire des trois décisions qui s’offraient à moi: j’ai essayé d’aller récupérer la pâte. Mais plus j’entrais ma main dans son sac, plus la pâte s’enfonçait, en répandant de la sauce un peu partout. 

J’ai finalement réussi à la récupérer et à la jeter par terre, sans que la réalisatrice dise quoi que ce soit. Par la suite, je me suis mis à penser aux employés du buffet, qui avaient pu me voir faire et se dire: «Regarde, le kid, il est en train de voler!» 

6) Patrick Senécal           

Karine Dufour

 

 
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J’avais 17 ans, et ça ne faisait pas longtemps que j’avais mon permis de conduire. Ma mère me prêtait parfois l’auto. Mes chums et moi, nous venions de découvrir l’univers d’un club de danseuses de façon tout à fait illégale, grâce à nos fausses cartes. Un soir, nous décidons d’y retourner. Je demande l’auto à ma mère en lui disant que nous allons au Nana, une discothèque de Drummondville pour les mineurs. Elle accepte, en ajoutant qu’elle va vérifier le kilométrage du véhicule à mon départ et à mon arrivée. Elle savait que le Nana était situé à environ trois kilomètres de la maison. Le bar de danseuses, lui, était au moins à six kilomètres. On a décidé quand même de nous y rendre. En sortant du club, vers minuit moins quart, parce que ma mère voulait que je rentre à minuit, un de mes chums m’a suggéré de faire une partie du chemin du retour à reculons, ce qui allait du même coup faire reculer l’odomètre. 

Je vous le jure, j’ai conduit à reculons pendant environ trois kilomètres dans les rues de Drummondville, guidé par mes deux amis. Et dans les faits, le kilométrage sur l’odomètre avait bel et bien «reculé», ce qui était vraiment possible avec certains vieux modèles de voitures. 

Le problème, c’est que, le lendemain, tout le monde à l’école était au courant de notre escapade et riait de moi. Même que, en plein cours, deux professeurs y ont fait allusion. J’ai entre autres eu droit à: «Monsieur Senécal, au lieu de rouler à reculons en auto, vous devriez étudier.» Plusieurs années plus tard, j’ai dit la vérité à ma mère à propos de cette fameuse soirée. Elle m’a répondu qu’elle n’avait jamais vérifié le kilométrage et qu’elle avait utilisé ce stratagème pour me faire peur. 


La nouvelle édition du magazine Croc est disponible dès demain, 4 novembre, en magasins ainsi que sur jemagazine.ca.  

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