Henri Picard dévoile les conseils qu’il a reçus de ses parents | 7 Jours
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Henri Picard dévoile les conseils qu’il a reçus de ses parents

Image principale de l'article Les conseils qu’il a reçus de ses parents
Photo : Patrick Seguin

Avec deux parents acteurs — Isabel Richer et Luc Picard —, on ne pourrait mieux dire: Henri Picard est tombé dans ce métier dès sa naissance. Celui qui incarne Charles dans Chaos a tourné à l’âge de trois ans un premier film, dirigé par son célèbre paternel. Dix-sept ans plus tard, le jeune acteur confirme son choix de carrière: sa nature artistique le porte inéluctablement vers ce métier.

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Henri, on dit que Chaos aurait été un tournage intense. Ç’a été le cas?
Oui, intense mais très agréable. Charles, mon personnage, a 17 ou 18 ans. Il est le petit frère d’INVO, le chanteur, et il travaille pour lui sur sa tournée. Il s’occupe de la promotion et des prix VIP. C’est INVO qui a insisté pour qu’il rejoigne son équipe, car Charles était toujours dans sa chambre en train de jouer aux échecs. Il est de nature plutôt renfermée. Et c’est alors qu’il était en tournée avec son frère que s’est produite la tragédie...     

Photo : ERIC MYRE / TVA


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As-tu d’autres projets au programme?
Oui, je tourne dans le film de François Bouvier La cordonnière, qui raconte une partie de la vie de Victoire Dussault, la première femme qui a été cordonnière au Québec. C’est un film d’époque qui se passe de 1872 à 1908. Les décors et les costumes nous plongent dans cette période. C’est très immersif.

Quel âge avais-tu quand tu as fait tes premiers pas dans ce métier?
Je ne me rappelle pas mon premier tournage, mais j’avais trois ans. C’était dans L’audition, un film de mon père. Il avait pensé me faire tenir le rôle du petit gars, parce qu’il se disait que ce serait plus simple de communiquer avec son fils. J’en garde peu de souvenirs. J’ai joué mon premier vrai rôle dans le film Les rois mongols, qui est sorti en 2017. Avant ce tournage, j’avais fait de la figuration. J’allais sur les plateaux avec mes parents et, si on avait besoin d’un figurant, on me le proposait, et j’en avais toujours envie. Ce n’est qu’à l’âge de 15 ans que j’ai commencé à faire de vraies auditions; avant ça, mes parents souhaitaient que je me concentre sur mes études. 

Photo : Photo Philippe Bosse

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À quel moment as-tu su que tu voulais faire ce métier?
C’est à partir de l’âge de 9 ou 10 ans que j’ai voulu participer à cette industrie. J’allais sur les plateaux depuis déjà longtemps, mais c’est à cet âge que j’ai commencé à comprendre qui faisait quoi dans ce métier. J’ai eu la piqûre. Depuis que je suis tout jeune, je regarde les making of: je veux savoir comment ça se passe derrière la caméra. 

Comment tes parents ont-ils réagi face à ton choix?
Ils m’ont avisé qu’en raison des tournages je manquerais l’école et que, sans tuteur, ce serait difficile d’y arriver. Je leur ai dit que j’étais prêt à le faire. J’ai eu un tuteur et j’ai mis les bouchées doubles. Au cégep, je n’avais plus de tuteur, car j’arrivais à concilier tout ce que j’avais à mon horaire. Parfois, il faut se résigner à prendre moins de projets pour réussir à l’école.      

Photo : Patrick Seguin

Dans quel domaine as-tu étudié?
En arts, lettres et communication, option médias. La première année portait sur le journalisme, la deuxième, sur le cinéma. J’ai préféré la deuxième année à la première. Nous avons tourné un court documentaire. C’est à ce moment que j’ai compris comment il fallait planifier la réalisation d’un film. J’avais vu mon père travailler, mais je ne savais pas à quel point la préproduction représentait une grande charge de travail.

Je présume que tu te débrouillais bien à l’école?
Quand même... J’ai tendance à être un peu distrait dans la vie. J’oublie des choses. (rires) C’est mon point faible. À l’école, ça se passait bien, même si j’ai eu des passes où j’étais un peu paresseux. Quand je participais à un projet, c’était tellement agréable que ça me donnait la motivation pour réussir à l’école. Pendant que j’étudiais au cégep, j’ai tourné dans Cerebrum et Jenny.

Photo : KARLJESSY / KARLJESSY

Photo : Laurence Grandbois Bern


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As-tu l’intention de te consacrer essentiellement au jeu?
Je veux m’accomplir dans le jeu et en apprendre encore plus, mais lorsque je sentirai qu’il sera temps d’explorer autre chose, j’irai travailler derrière la caméra. Ou j’écrirai. J’ai écrit deux courts métrages avec mes amis, juste pour le plaisir.

Le fait de voir travailler tes parents t’a donné un avant-goût du métier...
Mes parents m’ont vraiment expliqué ce métier. Je sais très bien qu’on peut enchaîner deux projets, puis passer un an sans travailler. Par contre, je fais mes choses. Mes parents ne sont pas toujours en train de me conseiller ou de me dire quoi faire. Même si nous sommes représentés par la même agence, mon agente me parle à moi; elle ne consulte pas mes parents. 

Photo : Marlene Gelineau Payett


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À 20 ans, tu es donc en mesure de faire tes propres choix...
Oui, et c’est ce que je fais depuis le début. Mes parents veulent que je trace mon propre chemin. Moi aussi. Je veux suivre leurs traces, mais je ne veux pas marcher dans leurs pas.      

J’ai le sentiment qu’on ne te compare pas beaucoup à tes parents. Est-ce que je me trompe?
Je suis content de ça. C’est normal qu’on m’en parle. C’est quelque chose qui va me suivre toute ma vie, et je trouve ça correct, mais on me laisse faire mon chemin. 

Quels sont les conseils que tu as reçus de leur part?
De faire mes propres choix, de ne pas chercher à faire plaisir ni accepter quelque chose que je ne veux pas. Si on veut bien livrer, il faut avoir du plaisir et être présent à 100 %. Le conseil se résume ainsi: «Écoute-toi.» Je pense qu’il ne faut pas dire oui à tout, mais choisir les bons projets au bon moment. Je me trouve chanceux de faire ce que je fais. Actuellement, je tâte le terrain dans le but de faire une école de théâtre. J’ai trouvé un coach pour m’aider à faire mes auditions. Je n’ai jamais fait de théâtre de ma vie... Je ne sais pas si c’est lié au fait que mes parents ont fait l’école: mon père, le Conservatoire, ma mère, l’École nationale, mais je sens que j’ai encore tellement de choses à apprendre. 

Photo : Patrick Seguin



Qu’est-ce qui t’intéresse en dehors de ton métier?
Je fais beaucoup de musique. J’en fais depuis que je suis tout jeune. J’ai étudié à l’école Félix-Leclerc, où j’ai appris le piano et un peu la guitare. Je trouve que la musique est une bonne thérapie quand on s’ennuie. Quand je joue, je ne pense à rien d’autre. Pendant la pandémie, je suis tombé en amour avec la guitare électrique! Sinon, je passe du temps avec ma copine et mes amis. Je m’entraîne et je joue au tennis de temps en temps. J’aime marcher en forêt, faire des road trips. Je suis quelqu’un de très sociable. J’aime m’entourer de gens. Durant la pandémie, j’ai trouvé ça difficile de ne pouvoir rien faire et de devoir rester chez moi. Mais je pense que cela nous a servi à nous découvrir un peu plus.

Quel serait ton prochain projet de rêve?
Jouer quelqu’un de tourmenté, ça serait du bonbon. On me caste souvent dans les rôles de bons gars. J’aimerais quelque chose qui m’amène ailleurs et qui me fasse peur... (sourire)

Chaos, mardi 21 h, à TVA.
Toute la vie, mardi 20 h, à Radio-Canada.
Henri joue également dans Maria Chapdelaine, actuellement au cinéma.

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