À quelques jours d'accrocher ses toiles, Mariana Mazza nous parle de son exposition | 7 Jours
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À quelques jours d'accrocher ses toiles, Mariana Mazza nous parle de son exposition

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Photo : Eric Myre / TVA Publications

Mariana Mazza n'est pas juste une humoriste, une actrice ou une peintre, elle est avant tout une artiste jusqu'au bout des doigts. Tout en poursuivant la torunée de son spectacle impolie, elle a décidé d'accrocher ses toiles à la galerie Institut National Art contemporain, à Montréal.

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L’envie de jouer avec les pinceaux est survenue alors qu’elle était encore adolescente. Naturel­ lement, sans invitation ni initiation. «Il n’y a pas vraiment eu de genèse à cette histoire, explique Mariana Mazza en entrevue. J’ai toujours aimé le dessin, recopier des images et des dessins. Je n’ai pas eu envie de suivre des cours, c’est arrivé comme ça.» 

Mariana Mazza semble à la limite un peu dépassée par l’importance que cette exposition semble en avoir prise aux yeux de beaucoup de gens. «Je n’ai aucune attente. Je voulais exposer ces toiles parce que c’est le fun et que j’ai eu du plaisir à les faire. Si je peux faire un peu d’argent, je serai contente, parce que ça va rembourser toutes mes dépenses.» 

Elle raconte candidement qu’elle avait aussi envie de libérer de la place dans son sous­sol. «J’ai actuellement une cinquantaine de toiles, et il n’y a plus de place. Mais je n’ai aucun plan avec cette exposition, je ne veux pas aller expo­ ser à New York ou à Miami. J’ai prévenu mon agente en lui disant que je n’avais rien à dire sur ma peinture. C’est la seule corde à mon arc où je ne sais pas pourquoi je le fais, hormis que ça me fait du bien. Il n’y a pas de démarche extraordi­ naire en arrière de ça.»

UNE ACTIVITÉ INSTINCTIVE
Pour peindre ses tableaux, Mariana Mazza ne s’inspire pas d’un artiste ou d’un courant artis­ tique particulier. «J’aime l’art en général. Comme en musique, je n’ai pas d’inspiration, mais j’en écoute beaucoup. J’aime les trucs colorés et tout ce qui est funky; ça représente pas mal ma per­ sonnalité. Pour ma peinture, c’est la même chose: j’aime essayer des trucs, coller des choses sur mes tableaux. Je ne vois pas la peinture comme quelque chose qui m’inspire, mais plutôt comme quelque chose qui me fait du bien. Créer me fait du bien.» 

Contrairement à l’humour, un domaine pour lequel elle peut facilement expliquer sa démarche, son orientation et ses objectifs, la peinture est une activité artistique instinctive. «Je m’inspire de plein de choses que je vois. L’artiste montréalaise Tina Cartier a notamment fait la toile de Gerry Boulet dans le décor de La Tour, et c’est super beau. Je l’ai contactée pour lui demander comment elle procédait, et on a parlé ensemble. Elle m’a donné plein de petits conseils. Mais j’avais envie de me laisser aller dans ma tête. J’ai choisi des personnalités que je connais parce que je les aime.» 

Elle avoue qu’elle a toujours beaucoup aimé les couleurs. «Ma maison est colorée. J’aime vraiment les couleurs, j’aime quand ça flashe. J’ai toujours été une fan des couleurs pétantes qui ne fonctionnent pas forcément entre elles.»

LA PAIX INTÉRIEURE
Si Mariana Mazza peint, c’est avant tout pour le bonheur que cela lui procure. «Ça m’apporte le calme, un calme vraiment le fun. Je me sens bien et je ne pense à rien d’autre quand je peins. C’est un travail qui se fait d’une shot pour moi. J’y vais par intuition, je m’amuse devant la toile... Si le résultat ne me plaît pas, je mets la toile de côté et je passe à autre chose.» 

Les toiles, qui seront prochainement exposées à la galerie Institut National Art contemporain, à Montréal, seront vendues à un coût assez accessible: environ 1000 à 3000 $ pour des grands formats, tandis que des imprimés seront offerts à 250 $. «C’est un prix honnête. Il y a des artistes qui vivent de ça, mais pour moi, c’est un stunt. J’ai essayé d’être la plus honnête avec ce que je fais. En plus, les toiles viennent avec un encadrement qui a été travaillé. Celui de Madonna est rose pétant; je voulais vraiment faire ressortir l’œuvre.» 


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DE RETOUR SUR SCÈNE
Parallèlement à cette exposition, l’humoriste poursuit la tournée de son nouveau spectacle, intitulé Impolie. Étonnamment, elle avoue que remonter sur scène après plus d’un an d’arrêt n’a pas été facile. «Le plaisir n’est pas revenu instantanément; ça a pris un peu de temps. Au début, j’étais encore en mode vacances dans ma tête. Depuis plus d’un an, j’étais un peu ermite. J’ai travaillé sur des plateaux de cinéma, mais ce n’est pas la même game.»      

Après quelques semaines, le plaisir est revenu, mais Mariana a l’impression que quelque chose a changé. «Il y a tellement d’affaires différentes en ce moment dans ma vie! Je ne me souvenais pas du sentiment de prendre ma voiture, me rendre à la salle, me maquiller avant de monter sur scène... Mais je suis contente, ça me fait vraiment du bien. J’ai une centaine de représentations jusqu’au milieu de l’année prochaine.»

UN RECUL NÉCESSAIRE
Mariana Mazza a surtout arrêté de se concentrer uniquement sur sa carrière pour simplement prendre le temps de vivre. «Quand tu te concentres beaucoup et uniquement sur quelque chose, la pression n’est pas la même. Là, j’entre sur scène, je suis relax, je me sens bien, je n’ai pas de pression. Ensuite, je rentre à la maison et je peux faire autre chose. Avoir d’autres activités m’aide à me détacher de mon désir de perfection. Ça ne me dérange plus de me tromper ou de me dire que quelqu’un n’a pas aimé le show. Je me mets moins de pression parce que j’ai d’autres passions. J’essaie toujours de me dire que je ne suis pas qu’une seule chose. J’ai beaucoup plus de plaisir sur scène, même si c’est moins une nouveauté.» 

Par contre, l’humoriste reste exigeante envers elle-même et envers ce qu’elle propose au public. «J’ai toujours des choses à prouver, mais avec moins de pression. Ceux qui m’aiment vont m’aimer, mais il faut quand même que je donne un bon show. J’ai rodé mon premier spectacle pendant très longtemps, et il y a eu beaucoup d’ajustements. Là, je sais ce que c’est que d’aller en tournée et de devoir refaire le même spectacle tous les soirs. Il n’y a plus la nouveauté d’entrer dans une nouvelle salle, je suis comme une vieille routière, mais je veux toujours que ce soit bon et que les gens aiment mon spectacle.»      

Les tableaux de Mariana Mazza seront exposés du 3 au 6 novembre à la galerie Institut National Art contemporain, à Montréal.
Pour découvrir toutes les dates de sa tournée: marianamazza.com.

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