Louis-Georges Girard se confie sur son bonheur conjugal et le plaisir d’être grand-père | 7 Jours
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Louis-Georges Girard se confie sur son bonheur conjugal et le plaisir d’être grand-père

Image principale de l'article Son bonheur conjugal
Photo : Sébastien Sauvage

Depuis plus de trois décennies, Louis-Georges Girard mène une belle carrière. C’est dans un film d’horreur de chez nous, Brain Freeze, qu’on le retrouve. Il incarne un arrogant propriétaire de terrain de golf en couple avec Mahée Paiement. La dernière fois qu’ils avaient joué ensemble dans un film, c’était dans Bach et Bottine, en 1986.

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«Chaque fois que je la rencontre, Mahée me récite les paroles de ma scène dans Bach et Bottine. Moi, je ne m’en souviens plus, mais elle, oui! (rires) Elle a toujours été attachante et chaleureuse. Nous retrouver dans un projet où je joue son mari, un parvenu, ça nous a fait mourir de rire!» 

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Avec Brain Freeze, dont la trame rocambolesque a été imaginée par le scénariste et réalisateur Julien Knafo, l’acteur joue dans un registre totalement à l’opposé de ce qu’il avait jusque là exploré. «C’est le premier film du genre dans ma carrière. Tout au long de l’histoire, on joue des situations invraisemblables. En plus, nous portions des lentilles cornéennes vertes et des maquillages incroyables! 

«Mon personnage, dont la richesse est immense, veut que son terrain de golf soit ouvert 12 mois par année. Il met un produit pour faire fondre la neige, et celui-ci change les gens en zombies. Ça m’a permis de jouer en poussant la note.»

D’hier à aujourd’hui

Ces dernières années, il a entre autres incarné Luc Normandin dans District 31. Mais de tous les personnages qu’il a joués, c’est celui du journaliste Guy Drouin dans Lance et compte qui reste l’un de ses plus marquants. 

«Denis Bouchard, alias Lulu, et moi improvisions parfois des scènes devant le réalisateur Richard Martin. Il partait à rire et nous laissait faire à l’écran. Par exemple, l’expression Jojo trois couleurs, ça vient de moi. À l’époque, contrairement à aujourd’hui, nous avions le temps de nous laisser aller. Parfois, les gens me parlent de mon personnage... Je ne me ressemble plus du tout.» 

Photo : TVA



Âgé de 66 ans, encore en forme et athlétique, il est conscient du passage des ans. «En même temps, je n’ai jamais été pétard. Dans ma tête, j’ai encore 18 ans et je suis encore au cégep! Si on me reconnaît et qu’on me dit qu’on me voit moins qu’avant, j’explique que s’il y a une scène de hold-up dans un film, il y a plus de chances que je joue le grand-père du cambrioleur que ce dernier. À mon âge, on a des rôles d’utilité, des personnages ayant de la sagesse. Dans Discussions avec mes parents, j’ai joué un moine, et dans le film La contemplation du mystère, un curé. Pour un gars qui n’est pas pratiquant, c’est pas pire! (rires)» 

Le bonheur tout simple

Bien qu’il soit moins demandé, l’acteur se tient occupé. «La pandémie, comme pour tout le monde, nous a empêchés de voyager, mais elle m’aura permis de réaliser qu’il me fallait peu de choses pour être heureux. L’été, je me suis occupé de mon jardinet communautaire dans le quartier Ahuntsic, où je vis. J’ai joué au golf et, cet hiver, je ferai du ski.»

Son bonheur, il le partage avec Marie St-Cyr, autrefois comédienne, qui a pris sa retraite de l’enseignement. «Même si ça fait 45 ans qu’on est mariés, je suis encore en amour avec ma blonde. On se fait encore rire, on ne s’ennuie jamais.»

Le couple aime faire des voyages et des road trips. Il ne faudrait pas croire qu’après tant d’années passées ensemble, ils naviguent toujours sur un fleuve tranquille. «Il y a de la stabilité et une forme de confort, mais celui-ci n’est jamais acquis. Il ne se passe pas une semaine sans que nous ayons une solide discussion. Issu de la génération du féminisme, et ayant eu deux filles, je n’ai jamais été celui qui menait à la maison, et c’est tant mieux. (rires) Mon épouse est assez intellectuelle, et il n’est pas rare qu’après avoir regardé les nouvelles, on échange nos opinions.»

L’homme ne peut s’empêcher de craindre le jour où la vie les séparera. «J’aimerais que notre relation soit éternelle, mais elle ne le sera pas. Ça rend l’autre encore plus précieux à nos yeux. On s’est déjà laissés durant 20 minutes, au début de notre relation. On avait tellement ri après», dit-il avec tendresse.

Le désir de redonner

Père de Fanny, 36 ans, et Geneviève, 48 ans, il est aussi grand-père de quatre petitsenfants. Depuis 2008, il est animateur au Téléthon Opération Enfant Soleil; il dit être symboliquement en dette face à cette cause. «Ma plus jeune, aujourd’hui avocate, a eu un grave accident d’auto. Elle a été hospitalisée à Sainte-Justine un mois et a été en réhabilitation pendant un an. J’ai eu le temps de voir combien le personnel était dévoué. Heureusement, Fanny n’a pas gardé de séquelles. Si j’avais vécu aux États-Unis, sans assurance, je serais encore en train de payer pour les soins qu’elle a reçus. On est chanceux de vivre ici.»

Il sera d’ailleurs à nouveau de l’équipe d’animation lors de la 35e édition du téléthon, en 2022. Un héritage inestimable Ayant le loisir de choisir ses rôles et de profiter de la vie, de son couple et de sa famille, il résume ainsi sa fonction de grand-père. «Je suis producteur de souvenirs. Je leur ai montré à faire du ski et à jouer au golf. On a un bateau aux Îlesde-la-Madeleine; l’été, on pêche le maquereau et la morue, et on récolte des palourdes. Indirectement, je prépare ce qu’ils diront de moi à mes funérailles. (Il devient très ému.) J’aime profondément mes petits-enfants. De sentir qu’ils nous aiment, Marie et moi, c’est ça le bonheur.»

Le long métrage Brain Freeze prend l’affiche le 29 octobre.

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