Charlotte Aubin a dû faire les sacrifices nécessaires pour jouer une athlète olympique | 7 Jours
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Charlotte Aubin a dû faire les sacrifices nécessaires pour jouer une athlète olympique

Image principale de l'article Les sacrifices nécessaires pour jouer une athlète
Photo : Dominic Gouin

Cet automne, Charlotte Aubin incarne une championne olympique dans la série Virage, dont le récit est inspiré de la vie de la patineuse de vitesse Marianne St-Gelais. Entrevue avec la comédienne, qui nous parle entre autres de sa transformation et des sacrifices nécessaires pour jouer le rôle d’une athlète olympique.

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Charlotte, que peut-on dire sur la série Virage?
C’est une série grandiose, avec beaucoup de scènes de sport. C’est quelque chose qu’on voit rarement à l’écran. C’est aussi une série très déchirante, puisqu’il est question d’un après carrière, de la vie après la gloire. J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer ça. Ç’a été super immersif, car j’ai travaillé là-dessus de façon intensive pendant six ou sept mois. Je n’ai fait que ça et je n’ai pensé qu’à ça pendant cette période. C’est un projet très précieux pour moi. Ça me permet de montrer un plus grand éventail de ce que je peux faire. 

Qu’est-ce qui t’a amenée à accepter un tel projet?
C’est une proposition en or et c’est un grand défi, puisque j’ai presque dû me transformer en athlète olympique. Pour une actrice, c’est un rêve de jouer un rôle qui exige une telle transformation. Ça demande un entraînement intensif, mais j’étais prête. Je suis une passionnée; c’est exactement le genre de défi que j’attendais. 

Photo : Eric Myre / TVA


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À quoi ressemblait ton entraînement?
J’ai été chanceuse, car j’ai su quelques mois avant le début des tournages que j’avais le rôle. J’ai donc eu un peu plus de temps pour me préparer. Rapidement, Catherine Therrien, la réalisatrice — qui est formidable! —, a commencé à faire des lectures avec moi. Marianne St-Gelais est aussi arrivée tôt dans le processus pour mes entraînements de patin. J’ai adoré travailler avec elle, parce que nous avons pu parler de sa vie d’athlète, ce qui m’a permis de mieux comprendre comment fonctionne la compétition olympique. J’avais aussi une nutritionniste.

Que retiens-tu de tes rencontres avec Marianne St-Gelais?
Sa présence a été très rassurante tout le long du processus. Je n’y serais pas aussi bien arrivé sans elle. Cela dit, j’ai quand même tenu à créer mon propre personnage. C’était important pour moi de ne pas être une copie de Marianne à l’écran.

Savais-tu déjà patiner avant ce rôle?
Un peu, mais rien de comparable à ce que j’ai eu à apprendre. Mon objectif était d’être crédible, à l’aise et en confiance sur la glace. Je ne patine pas à 70 km/h comme les athlètes, mais je n’avais aucune doublure. Je suis donc capable de faire les départs et les virages, et de prendre une certaine vitesse. Je suis vraiment allée au maximum de mes capacités avec le temps que j’avais. Je suis très fière du résultat. 

Photo : Eve B. Lavoie / Noovo


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Qu’as-tu appris sur toi à travers cette expérience?
Que j’étais capable de relever un tel défi! Ça semblait une montagne, au départ, avec les entraînements et la cinquantaine de journées de tournage. D’autant plus que je devais continuer de m’entraîner pendant le tournage pour ne pas perdre de masse musculaire. Mais j’ai constaté que j’étais bien dans cette rigueur de travail et que j’étais capable de porter un tel projet sur mes épaules. 

As-tu conservé cette rigueur après les tournages?
Je m’entraînais déjà régulièrement, mais c’est devenu très intense durant cette période. Aujourd’hui, j’ai plus d’outils pour me garder en forme, des techniques d’entraînement plus poussées. J’ai gardé les bons conseils de la nutritionniste et j’ai beaucoup plus confiance en mon corps. J’ai envie d’en prendre soin. Je dois dire que ç’a été un petit deuil pour moi de terminer ce tournage. J’étais vraiment dans une bulle... Ça m’a aussi donné de nouvelles méthodes de travail et une plus grande confiance en tant qu’actrice.

Était-ce un rêve, pour toi, de jouer?
Plus petite, oui. Puis, il y a eu le rôle de Juliette dans le film Roméo et Juliette, qui fut ma première expérience devant les caméras, à 15 ans. J’ai ensuite fait des études en théâtre, et ça a roulé rapidement par la suite. J’ai décroché un rôle dans la série Blue Moon et tout s’est enchaîné avec, entre autres, le beau personnage de Jade Francoeur dans L’Échappée.      

Photo : Dominic Gouin

Ce personnage est marquant pour toi?
Oui. Je campe Jade depuis cinq ans; j’ai appris mon métier sur ce plateau. C’est un bonheur d’incarner un rôle pendant plusieurs années, de grandir et d’évoluer avec le personnage. Au début, Jade était une enfant blessée à la recherche de sa mère, mais elle a réussi à se définir en tant que femme. Il y a eu une belle évolution. C’est précieux aussi de travailler aussi longtemps avec les mêmes acteurs et de développer une belle complicité. 

En terminant, qu’as-tu de prévu cet automne?
Je termine les tournages de L’Échappée, puis j’aurai de petites vacances bien méritées après 11 mois de travail intensif. Sinon, j’ai quelques projets littéraires qui traînent depuis longtemps. Je vais m’y remettre prochainement. J’ai également des projets de films, notamment le prochain long métrage de Ken Scott, Au revoir le bonheur, dans lequel j’ai tourné.      

L’Échappée, lundi 20 h, à TVA.
Virage, mercredi 20 h, à Noovo.
Au revoir le bonheur, en salle le 17 décembre.
La pièce Deux femmes en or sera présentée au Théâtre La Licorne en 2022.

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