Octobre: mois de la sensibilisation au cancer du sein | 7 Jours
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Octobre: mois de la sensibilisation au cancer du sein

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Selon Statistique Canada, environ 1 femme sur 25 décédera du cancer du sein. En 2020, ce mal représentait 25 % des nouveaux cas de cancers chez la femme. À ce jour, la prévention et l’autoexamen des seins demeurent les meilleures armes pour lutter contre cette terrible maladie. 

Le cancer du sein est un des problèmes de santé les plus graves chez nous, car on estime qu’environ une femme sur huit en sera atteinte au cours de sa vie. Les hommes ne sont pas à l’abri, mais ils sont beaucoup moins touchés (moins de 1 % de tous les cancers du sein affecte les hommes). Et parce que le taux de survie après cinq ans est plus élevé lorsque le cancer est diagnostiqué tôt, il est essentiel de le dépister au stade précoce, ce qui, dans certains cas, permet d’éviter la chimiothérapie. 

LES SYMPTÔMES

Au début de la maladie, il se peut qu’on n’ait aucun symptôme, mais le premier est souvent une masse qu’on sent à la palpation, laquelle ne disparaît pas après les menstruations. Elle peut être sensible, mais rarement douloureuse. Il se peut aussi qu’on sente que notre tissu mammaire s’épaississe et durcisse sans qu’une masse apparaisse.

PARMI LES AUTRES SYMPTÔMES FRÉQUENTS:  

  • Une masse à l’aisselle   
  • Un changement de la taille ou de la forme du sein   
  • Une modification du mamelon, par exemple, qui s’inverse   
  • Un écoulement du mamelon      

Si la masse cancéreuse est grosse ou que le cancer s’est propagé à d’autres organes, on peut aussi noter des douleurs osseuses, une perte de poids, un manque d’appétit, des troubles de la vision, de la faiblesse musculaire, de l’essoufflement, des maux de tête, de la toux et des nausées.  

Les facteurs de risque   

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S’il semble que le cancer du sein survienne plus souvent dans les pays développés à revenu élevé, et surtout chez les femmes âgées de 50 à 69 ans, plusieurs facteurs pourraient augmenter son risque d’apparition. En voici les principaux:   

  • Des antécédents personnels de cancer du sein: les femmes qui en ont déjà été atteintes sont plus susceptibles de le contracter de nouveau.    
  • Des antécédents familiaux de cancer du sein: il semble qu’une femme ayant une parente au premier degré qui en a souffert ait environ deux fois plus de risques d’en être atteinte aussi.   
  • Des mutations des gènes BRCA: une mutation héréditaire des gènes BRCA1 et BRCA2 peut augmenter le risque de cancer du sein.    
  • Autres: des seins denses, être de descendance juive ashkénaze, avoir eu des menstruations précoces ou une ménopause tardive, ne jamais avoir eu d’enfant, avoir reçu une radiothérapie au thorax, au cou et à l’aisselle, l’utilisation d’une hormonothérapie substitutive ou de contraceptifs oraux, la consommation d’alcool, le tabagisme (et la fumée secondaire), l’obésité, l’hyperplasie atypique des seins et le manque d’activité physique sont autant de facteurs de risque identifiés par la science.       

Le dépistage   

Pour déceler rapidement tout changement aux seins, l’autopalpation mensuelle et une visite annuelle chez notre médecin sont essentielles. Voici comment pratiquer l’autoexamen des seins: 



Debout, devant un miroir, on les inspecte pour voir si on note un changement sur la peau ou le mamelon. 



On lève le bras droit et, avec trois doigts de la main gauche, on palpe fermement notre sein droit en faisant de petits cercles et en commençant par la partie externe, sous l’aisselle. On s’assure de couvrir chaque endroit.  



On presse délicatement le mamelon pour voir si un écoulement se produit (si c’est le cas, on appelle notre médecin). On répète les étapes avec le sein gauche.  


Notre visite annuelle chez le médecin n’est pas à négliger pour avoir un examen physique de nos seins afin d’y déceler une masse. Une mammographie et une échographie des seins pourraient être prescrites pour confirmer ou infirmer un diagnostic. Dans certains cas, une biopsie peut être nécessaire pour déterminer la nature de la masse.  


Les traitements   

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Si plusieurs traitements peuvent être proposés en fonction de notre santé et du type de cancer, la chirurgie en fait le plus souvent partie. Il existe différents types de chirurgies selon la taille et l’emplacement de la tumeur, la taille du sein atteint et la propagation du cancer aux ganglions lymphatiques, et si on a déjà reçu des traitements pour le cancer du sein.   

  1. La chirurgie mammaire conservatrice: parfois appelée tumorectomie, elle permet de retirer la tumeur tout en conservant la plus grande partie possible du sein. Elle est souvent suivie d’une radiothérapie.   
  2. La mastectomie: elle vise à enlever tout le sein. Elle peut être suivie d’une reconstruction mammaire.    
  3. Le curage ganglionnaire: aussi appelée lymphadénectomie, cette intervention a pour but de retirer les ganglions lymphatiques qui contiennent des cellules cancéreuses.   
  4. Outre la chirurgie, la radiothérapie est souvent utilisée avant une chirurgie pour diminuer la taille de la tumeur, après la chirurgie pour éliminer les cellules restantes, ou encore pour soulager la douleur dans le cas d’un cancer métastatique.   
  5. La chimiothérapie est souvent employée après la chirurgie d’un cancer du sein précoce pour réduire le risque de réapparition de la maladie ou lors d’un cancer du sein avancé ou métastatique.   
  6. L’hormonothérapie est préconisée pour traiter le cancer du sein dont les récepteurs hormonaux sont positifs.       

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Psitt!  

Chez nous, toutes les femmes ont droit au programme de dépistage provincial entre 50 et 74 ans, lequel consiste à passer une mammographie tous les deux ans. Si besoin, on en discute avec notre médecin.

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