Isabel Richer nous révèle des détails sur la deuxième saison de La faille | 7 Jours
/magazines/tvhebdo

Isabel Richer nous révèle des détails sur la deuxième saison de La faille

Image principale de l'article Des détails sur la deuxième saison de La faille
Photo courtoisie, Eric Myre

Après nous avoir fait vivre un hiver à Fermont, le temps d’arrêter un tueur en série, la sergente-détective Céline Trudeau rentre chez elle, à Québec où l’attendent d’autres meurtres sordides et une certaine introspection. Alors que le tournage de la 3e saison de La faille s’amorce, essayons d’y voir plus clair sur la 2e qui débarque cette semaine sur Club illico. La faille n’est pas seulement celle qu’un criminel espère ne pas laisser derrière, elle s’impose aussi au cœur de ceux qui mènent l’enquête même s’ils tentent de la camoufler.

• À lire aussi: Plusieurs comédiens s'ajoutent à la troisième saison de La faille

• À lire aussi: Voyez la première bande-annonce intense de la deuxième saison de La faille

Château Frontenac à Québec. Un soir d’hiver. Un homme est retrouvé cimenté dans le bain de sa chambre. La victime serait reliée à l’effondrement d’un viaduc qui a provoqué des morts et des blessés. Comme nous sommes en pleine convention d’ingénieurs à l’hôtel, les suspects sont nombreux. 

La table est mise pour la nouvelle enquête de Céline Trudeau que campe Isabel Richer qui se déroule cette fois-ci dans sa ville. 

« Ce n’est assurément pas un retour confortable pour Céline, avoue la comédienne. Elle doit mener une enquête complexe, mais en plus, son ex refait surface, ce qui rouvre des plaies, et se retrouve parmi les suspects. Avec son ex, sa fille (Maripier Morin), et sa nouvelle partenaire qui ne pratique pas le métier comme elle, on va explorer davantage ses failles, sa fragilité. » La troisième saison, qui se tourne actuellement, nous permettra d’en savoir encore plus sur ce qui l’a menée à être enquêtrice.

Le mystère plane autour des intrigues de ce thriller finement écrit par Frédéric Ouellet. 

Le réalisateur Patrice Sauvé

Photo courtoisie, Yan Turcotte

Le réalisateur Patrice Sauvé

• À lire aussi: La faille sera de retour pour une troisième saison, mais Maripier Morin sera remplacée

« Il y a beaucoup de monde au Château lors du premier meurtre, confirme le réalisateur Patrice Sauvé. C’est une enquête dans la veine du Crime de l’Orient-Express d’Agatha Christie. Frédéric a un mode narratif dynamique et ludique et il aborde toujours des thématiques très fortes. » Ici, il est question de reconstruction de soi. 

« J’ai tellement d’admiration pour Frédéric Ouellet, poursuit Isabel. Ces textes et ses intrigues sont denses, c’est touffu, tous les personnages ont une belle complexité. J’aurais le goût qu’il y ait un spin off pour chacun d’entre eux. »

La première de classe

Alex (Alexandre Landry) sera de retour dans cette deuxième saison. Sans l’uniforme. 

« Il est en choc post-traumatique après la mort de sa conjointe, explique Isabel Richer. Il a quitté Fermont et veut entrer aux homicides. Céline ne veut pas qu’il se colle trop à elle malgré l’affection profonde qu’elle éprouve pour lui. Il va s’impliquer d’une certaine façon dans l’enquête bien malgré elle. » Patrice Sauvé assure que leur relation va grandir sans toutefois en préciser la nature. 

Naila Louidort (Daphné Constant)

Photo courtoisie, Yan Turcotte

Naila Louidort (Daphné Constant)

• À lire aussi: Isabel Richer admet que son rôle dans La faille est particulièrement exigeant

C’est avec une recrue, Daphné Constant, que Céline devra faire équipe. « Céline a une façon de travailler qui lui appartient. Avec son patron, elle dépasse les limites. C’est une intuitive. Elle se retrouve avec une première de classe très by the book qui a des croûtes à manger. C’est comme une mouche dans son champ de vision », mentionne Isabel Richer. 

C’est à Naïla Louidort, vue dans Toute la vie et plus récemment dans Chaos, que le rôle a été confié. 

« Bien qu’elle soit plus âgée que moi, Daphné est étonnamment assez proche de moi. Rigoureuse, carrée. Comme elle, je m’applique beaucoup. Elle veut faire ses preuves, c’est une chance en or, affirme la jeune actrice. Mais quand Céline vient la piquer, sa façade de femme parfaite craque. »

Photo courtoisie, Yan Turcotte

Un rôle et une responsabilité

Pour Naïla, Daphné est plus qu’un rôle. « Je suis consciente des enjeux de porter le badge. C’est un gros rôle à porter sans même avoir à prononcer des mots. Vers la fin de la saison, elle va se confier sur son métier et sur ce qu’implique pour une jeune femme noire d’être police. Ces mots-là m’ont beaucoup touchée, relate-t-elle. Je les ai portés. » On parle depuis trop longtemps de profilage racial et encore aujourd’hui, peu de Noirs sont en poste dans la police. Ce personnage transcende un tabou et peut s’avérer un véritable exemple.

Un message qui n’est pas inoffensif ni à l’écriture ni au niveau du casting

« Daphné vient amplifier des clashs. Pour Frédéric, elle permettait des confrontations à plusieurs niveaux : la jeunesse en opposition à l’expérience, la bonne élève face à celle dont les méthodes ne sont pas orthodoxes. Et la dimension racisée ouvrait un espace pour que Céline apprenne des choses et découvre ce à quoi elle est confrontée. On gagnait énormément dramatiquement, explique Patrice Sauvé. C’est une série qui parle de destruction et de reconstruction, malgré les stéréotypes et les préjugés. » 

Québec

C’est à Québec que l’équipe s’est installée. Deux fois plutôt qu’une. Seuls cinq jours de tournage étaient en boîte lorsque la pandémie a frappé. Le tournage n’a pu reprendre qu’en janvier 2021. On attendait la neige. 

Alexandre Landry (Alex) et Isabel Richer

Photo courtoisie

Alexandre Landry (Alex) et Isabel Richer

« On était comme en colonie de vacances, se souvient Isabel Richer. La ville nous appartenait. On avait une permission pour tourner dehors pendant le couvre-feu. Ça donnait une ambiance particulière. Le Château Frontenac [...] avait quelque chose de The Shining. D’ordinaire très achalandé, il n’avait qu’un faible taux d’occupation et on a pu tourner dans plusieurs lieux. Toutes les scènes d’interrogatoire ont été filmées dans la salle de bal. Et j’aime voir le Québec en hiver à la télé. C’est tellement beau. Ça apporte quelque chose d’immense. » 

« L’hiver, c’est dur sur le corps, mais j’y tenais, affirme Patrice Sauvé. Il reflète notre rapport au territoire, il nous isole et dans un drame policier c’est une singularité évidente. Ça demande beaucoup d’organisation, des déplacements en ski-doo pour filmer un plan, de ne pas laisser de traces dans la neige si les personnages sont les premiers à passer. Mais la glace sur le fleuve, c’est spectaculaire. C’est du Riopelle. »

« À Fermont il y avait la faille minière. À Québec, la faille est le fleuve. On a tourné sur la traverse Lévis-Québec, la promenade Champlain, à Neufchâtel, à Charlevoix, conclut le réalisateur. Et il y a le Château Frontenac qui se tient bien droit face au fleuve. Ce sont des lieux que les gens connaissent, mais revisités. On utilise les cartes postales, mais on ajoute du subversif ! » 


La faille 2, dès le 7 octobre sur Club illico

À VOIR AUSSI: Les 30 meilleurs vilains de la télévision québécoise  

s

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus