Après une année sabbatique, Sylvain Cossette ressent une urgence de vivre | 7 Jours
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Après une année sabbatique, Sylvain Cossette ressent une urgence de vivre

Image principale de l'article Sylvain Cossette ressent une urgence de vivre
Photo : Bruno Petrozza

Revigoré par son année sabbatique et sa nouvelle vie au cœur de la nature, Sylvain Cossette se sent d’attaque pour aller divertir les gens avec son nouveau spectacle. À ce plaisir s’ajoute celui, immense, d’être grand-père pour la première fois dans quelques mois.

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Sylvain, c’est une grosse tournée que tu as annoncée: plus de 40 spectacles à compter de l’hiver prochain!
Oui, c’est une grosse annonce. La tournée devait démarrer au mois de septembre, mais quand on a vu qu’arrivaient une deuxième vague, puis une troisième, on s’est dit qu’à l’automne, il faudrait encore présenter des shows avec distanciation. Alors on a décidé de la repousser. Je fais des spectacles à grand déploiement, alors je ne peux pas me permettre de me produire dans des salles où il y a seulement un tiers des spectateurs.

Tu as présenté récemment deux spectacles à l’Amphithéâtre Cogeco à Trois-Rivières, n’est-ce pas?
Oui, c’était deux spectacles à part. Quand François Legault a annoncé qu’il permettait à des diffuseurs de présenter des spectacles, les gens de Cogeco m’ont appelé et m’ont demandé si je pouvais monter un show spécial. Alors, on l’a fait deux soirs à l’extérieur, ç’a été très le fun.

Comment est née cette idée de faire ce nouveau spectacle l’an prochain?
Quand je rencontrais du monde dans la rue, certains me disaient qu’ils avaient vu 70’s et qu’ils aimeraient le revoir. D’autres me parlaient du spectacle 80’s. Je me suis dit qu’il serait possible de jumeler le tout, en ajoutant en plus des chansons des Beatles. J’aime beaucoup parler aux gens sur scène: je leur raconte des anecdotes ayant un lien avec mes choix de chansons. Je vais monter un spectacle qui comprendra un mélange de tout ça, parce que je sais que c’est ce que les gens attendent de moi. Les dernières tournées ont marché très fort, parce que j’avais décidé d’aller dans le divertissement. On ne fait pas beaucoup de shows à grand déploiement au Québec; je me suis donné comme mission de faire ça. 

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Donc, tu vas offrir aux spectateurs une grande soirée de chansons qui leur rappelleront des souvenirs...
Mon but est que, dans mon spectacle, il y ait seulement des tounes que les gens connaissent. En sortant de la salle, je pense qu’il n’y aura pas grand monde qui pourra dire qu’il ne connaissait pas telle chanson... Mon band, mes musiciens, c’est le top. On est ensemble depuis super longtemps, et les gens le ressentent. Ils voient que je fais un show avec des musiciens qui sont bons et qui savent chanter, et qu’il y a une bonne atmosphère sur la scène. 

Photo : Bruno Petrozza

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Chose certaine, tu es encore très en voix — et il le faut, avec les chansons que tu as choisi d’interpréter!
Je suis chanceux, à 58 ans, que ma voix ne soit pas devenue plus basse. J’ai encore le même registre, comme une voix d’adolescent. Ça me frappe toujours quand je recommence à chanter. Au cours de la dernière année, on m’a souvent demandé d’aller participer à des émissions, comme En direct de l’univers... Chaque fois qu’il y a une chanson très haute à chanter, on m’appelle. C’est toujours un bon défi sur le plan vocal.

Et ton année sabbatique, ça s’est bien passé?
Mon timing a été bon! Comme j’avais prévu ne rien faire à compter de l’automne 2020, je n’ai pas souffert de la pandémie. Je devais recommencer à faire des spectacles au début de cet été, mais il y a des festivals qui ont été annulés.

Loin de la scène, en as-tu profité pour t’amuser et te reposer?
Pour juste vivre, je te dirais! Ça fait 40 ans que je fais de la musique et ça faisait 40 ans que mon focus était sur mes cordes vocales. Ç’a toujours été: «Fais attention, ne mets pas l’air climatisé, ne baisse pas la fenêtre quand tu te promènes en voiture, mets-toi un foulard l’hiver, tu ne peux pas faire de ski...» Alors cette année, je me suis dit que j’oubliais tout ça et que, si j’attrapais une grippe, ce ne serait pas dramatique. Aussi, j’ai pris le temps de jaser avec du monde plus que 30 secondes après un spectacle! Avant, je voyais moins mes amis et ma famille. J’ai donc passé l’année à prendre du temps avec les miens. Et j’ai aimé aussi être chez nous et manger à la table! 

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Photo : Bruno Petrozza

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Tu t’es permis de te donner du temps pour faire autre chose que chanter!
Oui, je me suis donné du temps. Et Andrée et moi, on s’est donné du temps en couple aussi. On a passé beaucoup de moments ensemble à simplement profiter de la vie, à aller faire des marches sur la rivière l’hiver, à partir avec le ponton et à manger en prenant un p’tit verre. J’ai aussi regardé la télé, entre autres, le hockey; et ce n’était plus le monde, dans une salle de spectacle, qui me donnait le score pendant que je faisais un show!

Vous vous êtes vraiment bâti une nouvelle vie, Andrée et toi...
Oui, on a tout vendu à Montréal et on a déménagé en Mauricie. On a complètement changé de vie. Quand la pandémie est arrivée, on s’est installés au bord de la rivière. On est tombés dans un beat où on voit loin, on respire l’air pur... On s’appelle, à la blague, des hippies modernes! On ne se met pas de pression et on se dit que, finalement, c’est peut-être ça la vie!

La nature, est-ce que ça constitue un retour aux sources pour toi?
Oui, quand j’étais jeune, on avait un chalet à Lac-Matawin. Les lacs et les chaloupes, je connais ça depuis que je suis jeune, contrairement à Andrée. Quand on a acheté notre premier chalet, on était au bord d’un lac; maintenant, on est au bord d’une rivière. On a la liberté de partir en bateau durant six heures; on peut s’apporter un lunch et aller lire dans une petite baie. C’est complètement différent. Pour nous, c’est comme si on était à Hawaii l’été, et en Norvège l’hiver! Les montagnes, l’eau, la Mauricie et le parc national, c’est ma région. C’est ce que je vis depuis que je suis jeune, et Andrée tripe vraiment. 

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Est-ce que tu t’arrêtes à penser que tu aurais dû t’installer en dehors de la ville plus tôt?
Pas du tout. Je pense qu’il y a un temps pour chaque chose, et peut-être qu’il y a cinq ans, je ne l’aurais pas autant apprécié. Et quand on veut aller à Montréal, on réserve une chambre dans les meilleurs hôtels et on va dans les meilleurs restaurants. On tripe pendant deux ou trois jours avant de retourner chez nous.

À ce bonheur s’ajoute une grande joie, puisque tu vas bientôt être grand-père pour la première fois, n’est-ce pas?
Oui, c’est prévu pour le début de janvier. Depuis que mes filles sont petites, je sais qu’elles vont avoir des enfants. Elles ont toujours aimé les enfants, et ça n’a pas été une grande surprise quand j’ai su que Beth était enceinte. Tout le monde dit que, lorsque tu as des enfants, c’est quelque chose, mais quand tu es grand-père, il y a comme une petite folie qui s’empare de toi. J’ai déjà hâte d’aller acheter des gadgets pour ce petit garçon. J’adore les bébés, les petits enfants, et je sais que je vais être un peu gaga. Je vais le gâter bien plus en sachant que ce n’est pas moi qui vais vivre avec les conséquences! (rires) Je sais que ma fille va me dire: «Comment ça se fait que tu as fait ça?» Sérieusement, mes filles, on les a élevées dans le respect et l’appréciation de la vie. Lorsque cet enfant-là va venir passer du temps chez nous, on va lui inculquer les mêmes valeurs. 

Photo : Bruno Petrozza

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L’année 2022 sera donc une grosse année pour toi, avec ta tournée de spectacles et ton rôle de grand-père...
J’ai l’impression de toujours vivre de grosses années! Ma vie est remplie de belles affaires. Quand il y a de beaux événements comme celui-là, en plus de la tournée, tu en profites parce que tu ne sais jamais ce qui peut se passer. Encore plus à 58 ans: on n’a plus de temps à perdre, nos secondes sont précieuses.

La pandémie t’a-t-elle amené à réfléchir à ça?
Quand c’est arrivé, on a tous pensé au pire, on voyait l’apocalypse. Ça a amené une plus grande urgence de vivre. Ces événements-là n’arrivent pas pour rien. À partir de là, on profite de la vie, et tout ce qui arrivera ou n’arrivera pas, ce sera un bonus.

Tu as l’air très en forme!
Oui, je joue au golf presque tous les jours avec des chums et je marche un bon 8 km avec mon sac de golf. Je fais aussi du vélo et l’hiver, je fais beaucoup de randonnées avec des amis. On va en montagne, on fait de grosses rides. Honnêtement, je suis plus en forme à 58 ans que je l’étais il y a 10 ans. Andrée et moi, on va super bien, on mange bien, on est en santé et on fait attention à nous.

Pour plus de détails sur la tournée Sylvain Cossette Live!: sylvaincossette.net.

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