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Hélène Florent s'ouvre sur ses valeurs familiales profondes

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Photo : Julien Faugere

Hélène Florent peut être fière d’incarner Laura, la mère de Maria Chapdelaine, dans le long métrage du même nom. À plusieurs égards, cette maman bienveillante et maternelle rejoint l’actrice. Puisque le film sort ces jours-ci sur nos écrans, l’occasion était belle d’effectuer une incursion au cœur des valeurs familiales reçues de ses parents, qu’elle admire profondément.

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Hélène, en cette rentrée, les beaux projets se multiplient pour toi...
Oui, je serai de L’homme qui aimait trop, aux côtés de Patrice Godin, sur Noovo à l’hiver 2022. C’est l’histoire d’un homme qui a deux familles en parallèle, et même une amante. On voit comment ça se construit, comment ça éclate et comment chacun se reconstruit. De plus, le film Maria Chapdelaine sort sur nos écrans à la fin du mois, et j’ai très hâte que les gens le voient! Je ne suis pas objective, car j’aime trop le projet, mais c’est un beau film. On entre dans la nature, les saisons qui passent, le travail quotidien de cette famille. C’est agréable de faire ce portrait. Dans ma carrière, je me souhaitais de faire un film d’époque. Je suis très contente que ce soit arrivé. La direction artistique a fait un travail incroyable et les costumes sont magnifiques. Tout le monde a mordu dans ce projet.

C’est un privilège d’y avoir participé?
Oui. Le réalisateur, Sébastien Pilote, s’est vraiment approprié le roman. Sara Montpetit, qui incarne Maria, rend super bien son personnage. Je campe sa mère, Laura Chapdelaine. C’est une femme de cœur, accueillante, solide, courageuse, travaillante. On sent qu’elle fait équipe avec son mari, qu’ils sont égaux. C’est l’homme de sa vie et elle a choisi de le suivre. C’était agréable de plonger dans cette période.

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Quelle a été l’inspiration pour ton personnage?
Le personnage est très bien décrit dans le roman. Je l’ai construit avec Sébastien. Je pensais à mes grands-mères que je n’ai pas tant connues. Je les portais dans mon cœur. J’aurais aimé les connaître plus, leur voler un geste, m’en inspirer. J’aime le rapport entre la mère et la fille dans le film. Ce sont des gens de peu de mots. Laura devine sa fille. Elle sait la lire et ne lui impose rien. Maria a trois prétendants et elle devra faire ses choix, sans que ses parents ou l’époque pèsent sur eux. C’est un film d’amour, mais aussi d’amour du pays, de la terre, de la forêt.

Qu’est-ce que tu admires le plus chez les femmes de cette époque?
Je pense que c’est leur courage. Elles étaient tellement vaillantes! Elles en faisaient autant que les hommes. Elles ont défriché le pays et elles avaient une trâlée d’enfants! Leur famille tissée serrée, la communauté, leurs voisins, tout ça, c’était précieux. 

En quoi ressembles-tu à ton personnage? Pourquoi te sens-tu proche de cette femme?
Je suis très famille, comme Laura. Le cocon familial est important pour moi. Je pense que je suis vaillante, moi aussi. Je suis également proche de la nature. J’aime beaucoup aller dans le bois. Quand j’étais petite, nous passions nos étés sur le bord du fleuve et je suis allée dans des camps de vacances. Et comme Laura, j’essaie d’être solide, de donner. Elle embrasse sa famille, mais sans rien imposer. Elle est bienveillante, patiente. Son côté maternel me rejoint beaucoup. Je prends soin de ma famille et de mes amis. Je suis consciente de mon monde. Je sens les choses. Un simple regard et je comprends. Un peu comme mon personnage, qui veille sur tout le monde.

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Ce sont des valeurs dans lesquelles tu te retrouves?
Oui, ce sont de belles valeurs. Elles me viennent de ma famille, de mes parents. J’aurais aimé que ma grand-mère maternelle voie ce film. J’aurais aussi aimé que ma mère le voie. Parfois, pendant le tournage, je me disais: «Maman, j’aurais tellement aimé que tu le voies...»

Ça t’arrive à l’occasion de souhaiter qu’elle voie un de tes projets?
Oui, certains projets plus que d’autres. Mais disons que j’aurais aimé qu’elle puisse voir celui-ci. J’aurais aimé qu’elle me dise ce qu’elle reconnaissait dans ce film, à qui ça lui faisait penser. Je vais faire l’exercice avec mon père, qui a très hâte de le voir.

La mémoire familiale s’est-elle transmise de génération en génération? Connais-tu l’histoire de tes grands-parents?
Oui, quand même. Souvent, je suggérais à ma mère d’écrire son histoire. À mon père aussi. Il faudrait qu’un de ces jours je m’assoie avec ma sœur et que nous les écrivions. Juste pour nous, pas pour en faire un projet. 

Quels sont les membres de ta famille que tu admires particulièrement?
Mes parents. J’admire énormément mon père et ma mère. Ma sœur aussi. Elle sait faire mille choses. Elle joue, elle est entrepreneuse, elle est créatrice, elle est pleine de ressources. C’est toujours vers elle que je me tourne en premier. Toujours. Elle m’impressionne tellement! Sa grande fille, qui vient d’avoir 16 ans, m’impressionne beaucoup, elle aussi. Elle est impliquée, elle prend soin de ses amis, elle est sensible. Je nous retrouve à travers elle, je nous reconnais dans sa personnalité. Mon fils a cinq ans. C’est encore difficile de voir ce qu’il retiendra, mais, à 16 ans, ma nièce est vraiment dans notre continuité, à ma sœur et à moi, mais aussi dans celle de ma mère. Elle nous ressemble. 

C’est touchant de constater que nos parents se prolongent à travers nos enfants?
Oui, et parfois, c’est dans des détails insignifiants... Lorsque mon fils ne voulait pas manger ses croûtes, par exemple, je lui disais qu’il faisait comme sa grand-maman... J’envoyais des photos à ma mère en lui disant que Joseph faisait comme elle... (sourire)

Photo : Julien Faugere



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L’amitié, c’est aussi un aspect important de ta vie?
Vraiment! Quand je travaille beaucoup, ce qui me manque le plus, c’est ma famille et mes amis. J’ai un meilleur équilibre maintenant. Les contrats qui me sont offerts se placent parfaitement dans ma vie. Pendant la pandémie, je suis restée en contact avec mes amis, c’était important de le faire. Mes amitiés remontent à il y a 25 et même 30 ans. Elles me ramènent à ce que je suis fondamentalement. J’ai aussi développé de nouvelles amitiés grâce à mon garçon, à travers les parents de ses amis. 

Quand tu as du temps, comment en profites-tu?
Je passe de grandes périodes sans travailler. Mais quand on sait ce qui nous attend, ce sont les meilleurs congés. J’en profite en voyant des amis, en faisant du yoga et du vélo. Je m’occupe de ma maison toute seule, il y a donc toujours quelque chose à faire. Cet été, j’ai visité mes amis dans des chalets. Mon fils et moi avons été sur la trotte, et ça nous plaît. L’hiver, je fais du ski de fond. Mais surtout, je passe beaucoup de temps avec mon garçon. Je ne vois pas le temps passer...      

Maria Chapdelaine sera présenté en salle le 24 septembre.
L’homme qui aimait trop sera diffusé sur Noovo à l’hiver 2022.
Hélène sera aussi de la série jeunesse Le 422 à Télé-Québec.

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