Joël Legendre souhaite mettre en valeur l'unicité de ses jumelles, Marion et Anaïs | 7 Jours
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Joël Legendre souhaite mettre en valeur l'unicité de ses jumelles, Marion et Anaïs

Image principale de l'article Mettre en valeur l'unicité de ses jumelles

Père de trois enfants, Lambert, Anaïs et Marion, Joël Legendre n’avait pas besoin d’une pandémie pour confirmer son attachement à sa progéniture. Cette période lui a toutefois donné l’occasion de se consacrer entièrement à sa famille. Puisque ses enfants ont 12 ans d’écart, l’animateur fait face à toutes sortes de beaux défis, et la gémellité des filles l’amène à se dépasser pour faire en sorte que chacune d’elles se sente unique.

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Joël, ton été est chargé: tu es à la radio tous les matins à Rouge FM.
Oui, et c’est un beau retour, car j’ai été morning man il y a 10 ans et j’ai été aussi à la barre d’une émission quotidienne à Rouge durant huit ans. J’ai adoré ce contact quotidien avec les auditrices et les auditeurs. Cet été, je coanime On est tous debout avec Joanie Gonthier et Guillaume Pineault. C’est extraordinaire de faire de la radio le matin, de réveiller les gens, de les mettre de bonne humeur.  

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On a annoncé que tu seras à la barre de l’émission Le meilleur pâtissier du Québec avec Marie-Eve Janvier sur la nouvelle plateforme Vrai du Groupe TVA.
Oui, et j’en suis très heureux! Lors du recrutement, plus de 600 personnes se sont inscrites. L’équipe de TVA et celle de mon amie Valérie Beaulieu, présidente de la boîte de production Trinome & filles, sont subjuguées par l’intérêt que suscite cette émission, qui a été adaptée dans 37 pays. Les gens connaissent déjà la formule et attendent la version québécoise avec impatience. Nous avons des candidats de 18 à 57 ans qui représentent bien la diversité. Être en coanimation avec Marie-Eve est un réel bonheur. Je sais que le public l’aime pour son naturel, sa gentillesse et son humour, et c’est exactement pour les mêmes raisons que je l’adore! Je prépare aussi avec le producteur Martin Leclerc un spectacle en hommage à une personne qui m’était chère, Michel Louvain, et qui sera lancé au printemps prochain. Je signe la mise en scène. Je suis honoré de pouvoir mettre en lumière cet homme exceptionnel et sa grande carrière. Je travaille aussi comme metteur en scène d’une comédie musicale incroyable, dont je ne peux parler en ce moment, mais qui me stimule. Vous savez comme j’aime l’univers de Broadway! Et je suis ambassadeur d’Espace Mawaii, un centre de beauté sur la rue Masson, à Montréal. Les deux entrepreneures révolutionnent le monde de l’esthétique en proposant une variété de soins avec une approche tellement humaine. 

En plus de tous ces projets, tu poursuis aussi le coaching?
Oui, en plus du doublage et du coaching de doublage, j’ai la chance d’accompagner Naadei dans ses premiers pas comme animatrice de l’île de l’amour et Mehdi Bousaidan à la narration. L’émission sera diffusée cet automne sur TVA, TVA + et Évasion. J’adore partager et accompagner les nouveaux talents.

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Durant la dernière année et demie, as-tu surtout priorisé ta vie familiale?
Oui. Je suis très occupé cet été, mais l’été dernier, je n’ai pratiquement rien fait d’autre que de m’occuper de mes filles. J’étais le G.O. du rond-point de mon quartier! Parce que nous avons une piscine à la maison, plusieurs enfants sont venus chez nous. J’ai surtout aimé avoir mes trois enfants à la table. Lambert aura 19 ans en octobre. Sans la pandémie, il aurait vécu sa vie de jeune adulte au cégep. Comme il était à la maison, j’en ai tellement profité! 

Conscient de ton privilège, tu as pris le temps de savourer chaque moment...
Effectivement. Au début, je me suis senti déboussolé de voir tous mes contrats s’annuler les uns après les autres. Puis, j’ai décidé de donner mon maximum à la maison. Dans une vie, c’est rare d’avoir autant de temps avec nos enfants. Et j’ai remarqué qu’une belle relation s’est tissée entre les filles et Lambert. Ils ont 12 ans de différence; c’est un grand écart d’âge. Comme ils étaient beaucoup ensemble, Lambert a pu souder sa relation avec ses sœurs, et il est devenu leur idole. Si Junior et moi essayons de convaincre les filles d’une chose et que ça ne fonctionne pas, nous appelons Lambert! (rires) Durant le confinement, nous avons aussi vécu l’école à la maison. Ça, ç’a été difficile...

Quels étaient les enjeux liés à ce défi?
À certaines périodes, Anaïs et Marion devaient suivre des cours à distance. Nous avons fait en sorte qu’elles aient chacune leur iPad et leur pièce pour travailler. C’était de la gestion, comme tous les parents à la maison! Lambert suivait ses cours du cégep au sous-sol, Junior travaillait avec une des filles au rez-de-chaussée et moi avec une autre à l’étage. Ce n’était pas simple d’avoir des personnes de plusieurs générations différentes sous le même toit. Les besoins sont différents, mais c’est le bonheur d’être ensemble qui en ressort dans nos souvenirs! Quand les enfants ont eu le droit de retourner à l’école, nous étions bien heureux! À la rentrée, les filles ne seront pas dans la même classe. C’est leur souhait. Même si elles sont jumelles, nous continuons à mettre en valeur leur unicité. Chacune a envie d’avoir ses amies, sa classe, son professeur, et j’en suis très heureux. C’est plus de travail pour nous, car avoir deux professeurs implique des devoirs différents, des communications différentes, mais ce n’est pas grave. C’est la réalité des parents de jumelles! 

Marï Photographe

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C’est une belle réalité, quand même!
Oui! Mais disons que c’est surtout un défi pour Anaïs et Marion. Ce n’est pas évident. Les filles sont toujours ensemble, souvent comparées. Quand l’une est seule, on lui demande: «Où est ta sœur?» Moi, enfant, on ne m’a jamais posé cette question. J’étais unique. On dirait que ce n’est pas normal de séparer des jumelles. Nous, nous l’avons beaucoup fait pendant la pandémie. Elles sont dans une phase où elles ont envie d’être autonomes.

Pourquoi les comparer alors que leur physique et leur personnalité diffèrent?
Elles sont comparées partout. Pour essayer d’enrayer cette tendance, quand on reçoit les bulletins, par exemple, nous essayons de ne pas montrer les résultats à l’autre. Nous tentons d’être équitables. Mais mon amie Suzie Villeneuve m’a dit qu’il ne fallait pas toujours essayer de l’être. Par exemple, quand elles veulent savoir laquelle des deux a fait le plus beau dessin, il faut leur donner l’heure juste. De toute manière, elles voient qui a fait le plus beau dessin. Quand elles posent des questions, ce qu’elles veulent savoir, c’est si leur père est authentique, si elles peuvent lui faire confiance. Élever seul un enfant est un défi, mais ça n’a rien à voir avec le fait d’élever des jumelles. C’est une tout autre expérience que je trouve vraiment enrichissante.

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Comment peut-on distinguer les filles en ce qui a trait à leur tempérament?
Marion est très sociable, créative et lunatique. Elle peut jouer seule sans aucun problème. Elle est très indépendante, comme je l’étais à son âge. Pour elle, ses amis sont extrêmement importants. À l’école, elle réussit très bien, mais elle ne veut pas nécessairement être la meilleure. Anaïs, pour sa part, est plutôt timide, mature et très perfectionniste. Elle n’a pas besoin d’être entourée par de nombreuses personnes, mais celles qu’elle choisit sont d’une très grande importance pour elle. Si elle fait une erreur dans un devoir, elle souhaite recommencer au complet. Avec elle, nous devons travailler la souplesse. C’est pourquoi, parfois, nous lui donnons un congé de devoirs! 

Marï Photographe

Est-ce quelque chose de difficile pour elle?
Elle a eu une médaille d’excellence en 1re année. Elle ne veut pas avoir l’attention sur elle. Et elle se soucie beaucoup de sa sœur; elle est très maternelle. Si nous chicanons Marion, elle vient nous chicaner. Chacune a ses défis. Nous essayons de faire en sorte que Marion soit un peu plus attachée à sa sœur et qu’Anaïs soit un peu plus détachée de sa sœur. Junior et moi essayons de trouver la meilleure façon pour que les filles s’épanouissent. 

C’est un travail d’équipe.
Oui. Et Junior et moi, nous nous complétons bien! Moi, je pense au futur, tandis que lui est dans l’instant présent. Si l’une des filles pleure, je me dis que c’est l’occasion d’apprendre qu’elle n’aura pas toujours ce qu’elle veut dans la vie. Junior, lui, ne veut pas qu’elle pleure; il va trouver une idée de compromis. Nous avons trouvé une manière de faire. Je gère les repas, et lui gère les dodos. Cette manière de faire a résolu beaucoup de discussions. Pour les filles, ça leur apprend qu’il y a autant de façons d’être parents qu’il y a d’enfants.

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En regardant les filles grandir, évoluer, ressens-tu une certaine fierté?
Oui, mais je constate que la petite enfance est déjà derrière. Autant Junior a aimé la petite enfance, autant de mon côté, j’aime cette période où je peux avoir des discussions avec mes enfants. J’aime les challenger. 

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Cet attachement à ta famille confirme que tu as fait le bon choix en ayant des enfants!
Oui, et j’ai travaillé fort pour devenir père. Dans mon désir d’avoir des enfants, je me suis rendu compte que j’étais beaucoup plus tenace que je le croyais. À l’école, j’étais le petit gars qui se faisait tabasser. Mon père me disait de me défendre, mais j’avais l’impression que je n’en étais pas capable. Jusqu’au jour où j’ai décidé que je serais père. Rien ni personne ne pouvait m’arrêter! J’étais convaincu que mon projet de fonder une famille allait fonctionner.

Ton passé fait-il de toi un père protecteur?
Je suis plus protecteur envers mes enfants que je le suis envers moi-même. Longtemps, tout le monde pouvait entrer dans ma bulle. En ma présence, aujourd’hui, personne n’entre dans la bulle de mes enfants. Junior est père-poule, tandis que moi, je veille au respect des règles. Je me suis inspiré de Junior et lui de moi. Au fil du temps, je suis plus permissif.

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Le travail que tu as fait sur toi porte-t-il ses fruits?
Oui. Ça m’a amené à me dire que, malgré le fait que je ne sois pas hétérosexuel, j’avais le droit d’avoir une famille, d’être père moi aussi. Lorsque j’ai fait la démarche d’adoption il y a plus de 18 ans, il n’y avait pas beaucoup de pères gais célibataires. Même les mères porteuses n’étaient pas une option répandue pour devenir parent. Aujourd’hui, ça l’est et je suis heureux d’avoir entrepris cette démarche.

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Ça prend beaucoup de force de caractère pour se rendre imperméable aux jugements...
Oui, mais j’ai une vie à vivre, et je n’allais pas passer à côté de la paternité. Quand la pandémie est arrivée, je ne pouvais plus m’identifier comme artiste, mais je pouvais encore m’identifier comme père. N’est-ce pas là l’essentiel dans la vie? J’ai eu Lambert à 38 ans, et les filles à 48 ans. Être père à 48 ans a représenté un défi, entre autres en ce qui concerne la patience et la fatigue. Le fait d’avoir travaillé sur ma personne me permet de prendre du recul. Si je me sens impatient, je vais marcher. Encore aujourd’hui, je marche presque tous les jours.

Compte tenu de l’écart entre Lambert et les filles, as-tu l’impression d’avoir été un père différent pour eux?
Je suis un père différent parce que j’ai des jumelles; c’est un travail de précision si on veut qu’elles se sentent uniques. Mais la rigueur reste la même. Je pense au futur, et ça m’amène à garder mes positions. Un enfant roi est aimé dans sa maison, mais il est détesté partout ailleurs. L’encadrement et la rigueur, c’est de l’amour. C’est ma manière de les préparer pour la suite des choses, car la vie n’est pas facile. Je veux que mes enfants sentent qu’ils ne peuvent pas avoir tout ce qu’ils veulent. Un jour, ils me remercieront... ou non! (rires)

Courtoisie

On est tous debout, du lundi au vendredi à 5 h 30, au 107,3 Rouge.
Le meilleur pâtissier du Québec est présentée sur la nouvelle plateforme Vrai.
On visite le site d’Espace Mawaii: mawaii.com

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