Caroline Néron et sa fille Emanuelle se confient sur leur belle complicité | 7 Jours
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Caroline Néron et sa fille Emanuelle se confient sur leur belle complicité

Image principale de l'article La belle complicité qui les unit
Photo : Julien Faugere / Les Pu

Depuis deux ans, la vie réserve son lot de belles surprises à Caroline Néron, qui a repris du service à titre d’actrice, et dont les affaires se portent très bien. Même chose pour sa fille, Emanuelle, qui, à 11 ans, concrétise son rêve en décrochant un autre rôle à la télé cet automne.

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Caroline, vous vivez de belles nouveautés sur le plan professionnel. Parlez-nous-en.
Caroline:
C’est vrai. C’est étonnant, surtout dans une période aussi difficile pour tant de gens... Malheureusement, malgré la demande, je n’avais pas été en mesure de faire la promotion du plus récent parfum que j’avais mis en marché, Diamant noir. Lorsque Bijoux Caroline Néron a fermé, j’en ai gardé 10 bouteilles en me disant qu’un jour, je pourrais trouver un producteur pour refaire ma recette. Ça s’est concrétisé. Je relance donc quatre parfums: Diamant noir, Désinvolte, Néron Sport et Néron Homme pour lesquels il y a une grande demande. J’ai racheté mon entreprise en février. J’ai une partenaire dans Néron et dans Symbollia, Julie, qui est mon ancienne V.-P. Nous avons trois employés. Je repars avec un bagage extraordinaire. 

Et du côté de la télé, ferez-vous un retour dans District 31?
C.
: Je ne le sais toujours pas, mais disons que mon personnage n’est pas mort. C’est à suivre... J’ai adoré jouer les bad girls. Emanuelle, pour sa part, aura un super rôle dans Alertes à la rentrée.
Emanuelle: C’est un rôle vraiment touchant qui m’a marquée et qui va marquer les gens. J’ai eu énormément de chance de pouvoir faire ça. J’avais beaucoup de scènes tristes. 

Ce n’est pas trop dur pour toi de jouer des scènes semblables?
E.:
Non, mais il faut creuser dans nos émotions. Ma mère me donne de bons conseils, et ça m’aide. 

C’est un avantage de pouvoir échanger avec ta mère comédienne sur ton métier!
C.:
Son agent m’a demandé si j’étais ouverte à l’idée qu’Emanuelle ait un autre coach que moi. Je l’étais, mais en discutant avec ma fille...
E.: Moi, je veux que ce soit ma mère! (rires) Je veux suivre son exemple parce qu’elle a une carrière incroyable! Je veux ma propre carrière, mais aussi suivre ses pas dans le monde artistique. Je suis chanceuse de pouvoir faire ce que je désire faire et à un si jeune âge. J’ai encore plus de chance de t’avoir, maman.

Aimerais-tu avoir deux carrières comme ta mère, dans les arts et les affaires?
E.:
Devenir actrice, c’est mon rêve, mais j’aimerais bien avoir ma compagnie. Je prends aussi exemple sur mon père, qui est un homme d’affaires. J’aime aussi chanter et danser, ça me fascine vraiment. Et dessiner. J’aime tout ce qui est artistique.

Comment la guidez-vous, Caroline?
C.:
Je ne lui avais jamais montré mes films ou séries. Quand, à neuf ans, elle m’a demandé d’avoir un agent, je n’en suis pas revenue... L’histoire se répétait. Quand j’ai obtenu le rôle dans le film La déesse des mouches à feu, elle était si heureuse pour moi! Finalement, elle a eu un rôle dans Ruptures et j’ai fait mon retour la même semaine que le début de ses tournages. 

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C’était une belle démonstration de ce que vous désiriez lui inculquer.
C.
: Quand j’ai gagné le prix Iris, j’avais préparé une phrase pour ma fille: «On peut tomber, mais on peut se relever et réaliser de grandes choses...» Je me disais que si j’avais la chance de gagner, ce serait pour lui dire qu’on peut passer au travers des épreuves. Quand j’ai commencé dans District 31, il y a eu beaucoup de critiques. Un jour, j’ai dit à ma fille que si elle voulait devenir comédienne, elle devait s’attendre à ne pas faire l’unanimité. On est exposées et ça se peut que les gens soient très durs avec nous. Il ne faut pas lire ce genre de commentaires. Ça m’a permis de lui expliquer la réalité des réseaux sociaux, dont je suis déconnectée. Même les enfants sont exposés à la critique, à la compétition, au bonheur des autres étalé sur les réseaux sociaux. Il faut faire les choses avec son cœur et c’est ce que je dis à ma fille. 



Emanuelle, comment réagis-tu au fait qu’on peut critiquer ta mère?
E.
: Durant sa phase plus difficile, j’ai pleuré. Mais elle restait toujours très forte pour moi, et moi, je veux rester forte pour elle. Ça m’a donné beaucoup de leçons de vie.

On sent à quel point vous entretenez une relation très forte...
C.: En fait, toute la famille est tricotée serré. Je suis très près de son père et de sa femme.
E.: Ce sont de très bons amis. 

C’est très beau de voir ses parents s’entendre après la séparation.
C.:
Et nous sommes en contact, nous savons toujours ce qui se passe dans la vie d’Emanuelle. Jean-Marc a ses forces, j’ai les miennes. 

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Caroline, êtes-vous fière de voir comment votre fille évolue?
C.:
Oui, mais je suis surtout fière de voir qu’elle a un grand cœur, et c’est un trait que tout le monde remarque chez elle. Elle est très généreuse, parfois même trop. Elle a toujours un bon mot pour les gens. Elle est très touchante et elle fait preuve d’une grande maturité.

 
On pourra suivre Emanuelle dans Alertes, dès le lundi 13 septembre, à 21 h, à TVA.
Pour voir toutes les collections des entreprises de Caroline Néron, rendez-vous sur les sites carolineneron.com et symbollia.com.

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